POUR L’AMOUR DE STA­LINE

Qui était Ramón Mer­ca­der, l’homme qui tua Trots­ki en 1940 ? La lit­té­ra­ture et le ci­né­ma se sont em­pa­rés du par­cours fas­ci­nant de cet agent sta­li­nien d’ori­gine ca­ta­lane, sou­vent au mé­pris de la vé­ri­té his­to­rique. Une bio­gra­phie ré­cente, fon­dée sur des do­cu

Books - - ÉDITO | SOMMAIRE - EDUARD PUIGVENTÓS.

Qui était Ramón Mer­ca­der, l’homme qui éli­mi­na Trots­ki en 1940 ? La lit­té­ra­ture et le ci­né­ma se sont em­pa­rés du par­cours fas­ci­nant de cet agent sta­li­nien d’ori­gine ca­ta­lane, sou­vent au mé­pris de la vé­ri­té his­to­rique. Une bio­gra­phie ré­cente, fon­dée sur des do­cu­ments d’ar­chives et de té­moi­gnages, ré­ta­blit les faits.

Le 12 juin 1940, un in­gé­nieur ca­na­dien du nom de Frank Jac­son se di­rige vers la mai­son de l’ave­nue Vie­na, dans le quar­tier de Coyoacán, à Mexi­co, où Léon Trots­ki vit en exil. Le ré­vo­lu­tion­naire so­vié­tique ne s’est pas en­core en­tiè­re­ment re­mis de la grande frayeur qu’il a eue trois se­maines plus tôt : le 24 mai, une ving­taine d’hommes ar­més ont fait ir­rup­tion en pleine nuit et ti­ré pas moins de 200 coups de feu sur lui, son épouse, son pe­tit­fils et les gardes qui étaient cen­sés les pro­té­ger. Toute la mai­son­née en est sor­tie mi­ra­cu­leu­se­ment in­demne : Sie­va, le pe­tit­fils, a tout juste été égra­ti­gné au pied gauche par le frô­le­ment d’une balle. Ce 12 juin, Jac­son vient an­non­cer aux gardes de la mai­son qu’il part le jour même en voyage d’af­faires à New York et qu’il laisse sa voi­ture à leur dis­po­si­tion pen­dant son ab­sence – même s’il sait que les deux au­to­mo­biles de la mai­son, dont les as­saillants s’étaient em­pa­rés pour prendre la fuite, ont été re­trou­vées en bon état.

« J’es­père que la po­lice ar­rê­te­ra vite les agres­seurs et que la classe ou­vrière du monde en­tier fe­ra payer cher ses crimes à Sta­line », au­rait confié Jac­son à la per­sonne qui le condui­sait à l’aé­ro­port. À l’époque, en ef­fet, beau­coup im­putent au di­ri­geant so­vié­tique et à ses ser­vices se­crets l’attentat qui a failli coû­ter la vie à Trots­ki. An­cien ca­ma­rade de Sta­line à la di­rec­tion du Par­ti com­mu­niste de l’Union so­vié­tique, le fon­da­teur de l’Ar­mée rouge était le seul qui pou­vait lui faire de l’ombre et lui ra­vir sa place de di­ri­geant du pre­mier – et, à l’époque, le seul – État so­cia­liste du monde. Sta­line crai­gnait Trots­ki et, après l’avoir fait des­ti­tuer de ses fonc­tions po­li­tiques, ex­clure du par­ti puis ex­pul­ser d’Union so­vié­tique, il avait don­né l’ordre de le li­qui­der à son bras droit, La­vren­ti Be­ria – le chef du NKVD, la po­lice politique so­vié­tique – et au res­pon­sable des opé­ra­tions spé­ciales, Pa­vel Sou­do­pla­tov.

Frank Jac­son n’est pas ce­lui qu’il pré­tend être. Il s’agit en fait de Ramón Mer­ca­der, un com­mu­niste es­pa­gnol né à Bar­ce­lone et in­fil­tré dans les cercles trots­kistes de­puis juillet 1938. Le grand­père de Ramón, Narcís Mer­ca­der i Sa­ca­nel­la, était un in­dus­triel du tex­tile pros­père. À sa mort, son fils aî­né, Joan, hé­rite de l’en­tre­prise et y em­ploie son frère Pau, le père de Ramón. Pau a épou­sé la fille de l’un des der­niers gou­ver­neurs es­pa­gnols de San­tia­go de Cu­ba, l’éner­gique et re­belle Ca­ri­dad del Río, qui lui a don­né cinq en­fants.

Mais l’af­faire fa­mi­liale fait faillite, Joan s’en­fuit à Bue­nos Aires, et Pau se re­trouve sans un sou. La fa­mille quitte son ap­par­te­ment bour­geois et s’ins­talle dans un quar­tier plus mo­deste, où Ca­ri­dad se met à fré­quen­ter la bo­hème bar­ce­lo­naise. Ses liens avec les cercles anar­chistes et sa consom­ma­tion de stu­pé­fiants dé­té­riorent les re­la­tions conju­gales, et Ca­ri­dad s’en­fuit en France avec ses en­fants. Elle re­joint d’abord les rangs de la SFIO, le par­ti so­cia­liste de l’époque, puis ceux du par­ti com­mu­niste. Ramón se sent lui aus­si at­ti­ré par cette idéo­lo­gie, et, à son re­tour à Bar­ce­lone, en 1930, il adhère au Par­ti com­mu­niste de Ca­ta­logne et com­mence un par­cours de mi­li­tant de la cause sta­li­nienne, dont il ne dé­vie­ra plus ja­mais.

À l’au­tomne 1937, en pleine guerre ci­vile, alors que Ramón com­bat sur le front de Ma­drid, il se fait re­cru­ter comme agent des ser­vices se­crets so­vié­tiques par sa mère, elle­même re­cru­tée par Leo­nid Ei­tin­gon, le chef du NKVD dans l’Es­pagne ré­pu­bli­caine. Quelques mois plus tard, Mer­ca­der ré­ap­pa­raît à Pa­ris sous l’iden­ti­té de Jacques Mor­nard, un Belge de bonne fa­mille, fils d’am­bas­sa­deur et jour­na­liste spor­tif à ses heures. Il ren­contre et par­vient à sé­duire Syl­via Age­loff, une jeune psy­cho­logue new­yor­kaise de pa­rents russes qui se trouve dans la ca­pi­tale fran­çaise pour re­pré­sen­ter le So­cia­list Wor­kers Par­ty amé­ri­cain au congrès fon­da­teur de la IVe In­ter­na­tio­nale, d’obé­dience trots­kiste, op­po­sée à la IIIe, contrô­lée par Sta­line. Syl­via Age­loff suc­combe au charme de ce bel homme ga­lant et raf­fi­né qui l’in­vite au spec­tacle et au restaurant. Le couple vit une idylle de plu­sieurs mois. Mais le NKVD a d’autres pro­jets pour Mer­ca­der.

Au dé­part, la mis­sion de Mer­ca­der consis­tait uni­que­ment à rendre compte des ac­ti­vi­tés de Syl­via et de son cercle d’amis trots­kistes à Pa­ris. Mais, en fé­vrier 1939, quand la jeune femme doit re­ga­gner les États­Unis pour y re­prendre son tra­vail, il re­çoit l’ordre de pour­suivre sa re­la­tion avec elle et d’al­ler la re­joindre. Le 1er sep­tembre 1939, jour où la Se­conde Guerre mon­diale éclate en Eu­rope, Mer­ca­der­Mor­nard em­barque pour New York à bord du pa­que­bot Île-de-France, avec un pas­se­port ca­na­dien au nom de Frank Jac­son. Il va tra­vailler, dit­il, pour un cer­tain Pe­ter Lü­beck (alias Leo­nid Ei­tin­gon), pa­tron d’une société d’im­port­ex­port, mis­sion qui le condui­ra à Mexi­co à par­tir d’oc­tobre 1939. Mer­ca­der es­père que Syl­via vien­dra le re­trou­ver dans la ca­pi­tale mexi­caine et l’in­tro­dui­ra dans le cercle des in­times de Trots­ki.

L’opé­ra­tion Out­ka (« Ca­nard »), vi­sant à li­qui­der Trots­ki, se met en place. Trois équipes sont char­gées de la me­ner à bien. La pre­mière, consti­tuée de Mer­ca­der (alias Ray­mond), de sa mère (alias la Mère) et de leur su­pé­rieur, Leo­nid Ei­tin­gon (alias Ko­tov ou Tom), re­çoit l’ordre d’in­fil­trer l’en­tou­rage de Trots­ki et de re­cueillir des in­for­ma­tions.

L’équipe prin­ci­pale est di­ri­gée par le cé­lèbre peintre mu­ra­liste mexi­cain Da­vid Al­fa­ro Si­quei­ros, qui, comme nous l’avons vu, rate in­ex­pli­ca­ble­ment sa mis­sion, pour la­quelle il dis­po­sait pour­tant d’un groupe d’hommes lour­de­ment ar­més et de bombes in­cen­diaires. Une mau­vaise or­ga­ni­sa­tion, l’in­ex­pé­rience de cer­tains des as­saillants et, sans au­cun doute, l’ex­cès d’al­cool ont fait échouer l’attentat et mis en pé­ril tout le ré­seau d’in­for­ma­teurs et d’agents so­vié­tiques au Mexique. De fait, nombre d’entre eux se­ront ar­rê­tés quelques mois plus tard par la po­lice mexi­caine.

À Mos­cou, la di­rec­tion du NKVD se met à ré­flé­chir à un plan B et ar­rive à la conclu­sion qu’il faut une ac­tion plus simple, me­née peut­être par un seul agent. Sta­line ap­prouve la tac­tique et se montre prêt à faire un der­nier ef­fort pour se dé­bar­ras­ser de Trots­ki. Il donne carte blanche à ses su­bor­don­nés pour qu’ils em­ploient tous les moyens qu’ils jugent bons afin de s’ac­quit­ter de leur mis­sion.

Une fois les ins­truc­tions de Sou­do­pla­tov re­çues, Ei­tin­gon convoque à New York, à la mi­juin, Ramón et sa mère Ca­ri­dad, qui n’ont pas par­ti­ci­pé à l’attentat man­qué et n’ont pas

été dé­mas­qués. C’est la rai­son du voyage évo­qué au dé­but du ré­cit. Il se peut que Mer­ca­der ait alors com­pris que c’était à lui d’en­trer en ac­tion.

Dans ses Mé­moires 1, écrits en 1990 en col­la­bo­ra­tion avec le jour­na­liste Germán Sán­chez, Luis Mer­ca­der met ces mots dans la bouche de son frère Ramón : « Na­tu­rel­le­ment, ce­la fut un énorme scan­dale. Ko­tov [Ei­tin­gon] était déses­pé­ré. Sta­line lui avait don­né l’ordre de li­qui­der Trots­ki et il ne pou­vait pas ne pas l’exé­cu­ter. Après le fias­co de Si­quei­ros, il était al­lé jus­qu’à né­go­cier avec un avia­teur amé­ri­cain pour qu’il bom­barde la mai­son ; ce­la ne s’est pas fait, c’était com­pli­qué. [...] À la fin, je le sen­tais tel­le­ment déses­pé­ré que je lui ai dit : «Ne t’in­quiète pas, je m’en charge.» Et c’est ain­si que, de­vant sa mère, de­vant son su­pé­rieur et ami, Mer­ca­der dé­cide de de­ve­nir le bour­reau de Trots­ki, avec tout ce que ce­la im­plique.

Mer­ca­der consi­dère qu’il est de son de­voir de le faire, que c’est sa contri­bu­tion à la cause et à la ré­vo­lu­tion mon­diale, mais cette dé­ci­sion pèse as­su­ré­ment lourd sur ses épaules. Tant et si bien que, entre le mo­ment de son re­tour à Mexi­co, fin juin, et la mi­août, sa san­té phy­sique et men­tale se dé­té­riore. Il perd du poids, il est d’une ner­vo­si­té ex­trême, il passe une grande par­tie de son temps au lit, il fume ci­ga­rette sur ci­ga­rette, on le sent ten­du et an­xieux. Même Na­ta­lia Se­do­va, l’épouse de Trots­ki, s’en rend compte : il a mai­gri et elle lui trouve mau­vaise mine. Son ca­rac­tère change : jusque­là af­fable et po­li, Mer­ca­der de­vient iras­cible et ta­ci­turne.

À me­sure que le jour de l’as­sas­si­nat ap­proche, son état em­pire. Comme l’un des se­cré­taires par­ti­cu­liers de Trots­ki, Jo­seph Han­sen, l’écri­ra plus tard, « Jac­son don­nait l’im­pres­sion d’un in­di­vi­du ner­veux, plus vieux que son âge, le teint fon­cé comme si quelque poi­son fai­sait son che­min sous sa peau. Ses traits se contrac­taient brus­que­ment. Il par­lait très vite, mais trou­vait dif­fi­ci­le­ment ses mots. Il por­tait des lu­nettes cer­clées de corne, était tou­jours ti­ré à quatre épingles, et il met­tait ra­re­ment un cha­peau sur ses che­veux noirs. Il était im­pos­sible d’avoir une dis­cus­sion politique sui­vie avec lui : il s’écar­tait tou­jours du su­jet » 2.

Ces der­nières se­maines, tou­te­fois, Mer­ca­der n’est plus aus­si soi­gné, il s’est mis à s’in­té­res­ser à la politique, et se pré­sente plu­sieurs fois au do­mi­cile des Trots­ki avec un cha­peau, ce qui étonne les oc­cu­pants de la mai­son. Il cherche l’oc­ca­sion, la fa­çon de s’ap­pro­cher le plus pos­sible du Vieux. Il la trouve le 10 août 1940. Ce jour­là, Mer­ca­der et Age­loff sont in­vi­tés par le couple Trots­ki à prendre le thé, et, au cours de la conver­sa­tion, ils évoquent la po­lé­mique qui fait rage au sein du mou­ve­ment trots­kiste à pro­pos de la par­ti­ci­pa­ tion de l’Union so­vié­tique à la Se­conde Guerre mon­diale avec, en toile de fond, les désac­cords sur la na­ture de l’URSS – peut­on en­core consi­dé­rer l’État sta­li­nien comme un État ou­vrier ou faut­il y voir un État im­pé­ria­liste do­té d’une com­po­sante ou­vrière ré­si­duelle ?

À la grande sur­prise de l’as­sis­tance, Mer­ca­der­Jac­son pro­pose alors à Trots­ki d’écrire un ar­ticle sur cette pro­blé­ma­tique. Ne pou­vant s’y op­po­ser, le théo­ri­cien et homme d’ac­tion ac­cepte de re­lire le texte que Mer­ca­der s’est mis en tête de ré­di­ger. Le 17 août, Mer­ca­der vient mon­trer au Vieux un pre­mier jet ma­nus­crit de son ar­ticle.Trots­ki l’in­vite à pas­ser dans son bu­reau et lui sug­gère quelques cor­rec­tions. Comme il le confie en­suite à sa femme Na­ta­lia, le texte lui a pa­ru confus et sans grand in­té­rêt. Le ré­vo­lu­tion­naire a aus­si trou­vé le com­por­te­ment de Jac­son un peu étrange : il s’est as­sis sur sa table de tra­vail, il a gar­dé son cha­peau sur la tête et son im­per­méable sur le bras, et il n’avait pas l’air dans son as­siette. Le couple en conçoit une cer­taine mé­fiance mais ac­cepte de le re­ce­voir à nou­veau trois jours plus tard. La vi­site du 17 août était la ré­pé­ti­tion gé­né­rale de ce qui al­lait suivre.

Les jours sui­vants, Mer­ca­der a l’air plus souf­frant que ja­mais. Syl­via ra­conte qu’il est pris de trem­ble­ments, qu’il est épui­sé et a les yeux dans le vague. Il lui ré­pond par mo­no­syl­labes et ne se lève de son lit que pour man­ger un peu. Le 20 août, il quitte à la hâte l’hô­tel où il loge avec Syl­via et re­vient à mi­di, de très mau­vaise hu­meur. Après le dé­jeu­ner, il re­part, pré­tex­tant un ren­dez­vous de tra­vail. Mais il se di­rige vers l’ave­nue Vie­na, où il ar­rive à 17 h 20.

On connaît la suite : tan­dis que Trots­ki re­lit une nou­velle fois son ar­ticle, Mer­ca­der em­poigne le pio­let au manche scié qu’il dis­si­mule sous son im­per­méable et le plante d’un coup sec dans le crâne du ré­vo­lu­tion­naire. Mais Trots­ki est vi­gou­reux et par­vient à re­pous­ser son agres­seur ; il dé­cé­de­ra le len­de­main à l’hô­pi­tal. Mer­ca­der est condam­né à vingt ans de pri­son. À des mil­liers de ki­lo­mètres de là, Sta­line peut s’es­ti­mer sa­tis­fait : l’opé­ra­tion Out­ka a réus­si.

Il fau­dra at­tendre 1950 pour que la vé­ri­table iden­ti­té de Jacques Mor­nard

soit éta­blie. À sa sor­tie de pri­son, en 1960, Ramón Mer­ca­der est pris en charge par l’URSS et com­mence une nou­velle vie à Mos­cou sous le nom de Ramón Iva­no­vitch Ló­pez. Mais la vie en Rus­sie lui pèse et il sol­li­cite au­près du ré­gime cas­triste l’au­to­ri­sa­tion de s’éta­blir à Cu­ba. À la fin de l’an­née 1974, c’est un Mer­ca­der très ma­lade qui s’ins­talle à La Ha­vane. En 1977, mal­gré sa san­té chan­ce­lante, il re­tourne à Mos­cou pour les com­mé­mo­ra­tions du 60e an­ni­ver­saire de la ré­vo­lu­tion russe. Il y ren­contre San­tia­go Car­rillo, le se­cré­taire gé­né­ral du Par­ti com­mu­niste es­pa­gnol (PCE), qui vient d’être lé­ga­li­sé. L’Es­pagne est alors en pleine tran­si­tion dé­mo­cra­tique ; se sa­chant condam­né, Mer­ca­der de­mande à Car­rillo d’in­ter­cé­der en sa fa­veur pour qu’il puisse re­tour­ner à Bar­ce­lone et y fi­nir ses jours. Cher­chant à don­ner du PCE une image plus mo­derne et à se dé­mar­quer de l’Union so­vié­tique et de la ligne sta­li­nienne, ce­lui­ci ac­cepte, à la condi­tion que Mer­ca­der écrive ses Mé­moires en ra­con­tant ce qu’il a fait et pour le compte de qui. Mais, fi­dèle à ses idéaux, convain­cu du bien­fon­dé de son acte et par loyau­té en­vers les siens, Mer­ca­der re­fuse. Il dé­cède en 1978 à La Ha­vane sans avoir re­vu sa Ca­ta­logne na­tale. Ses cendres se­ront trans­fé­rées au ci­me­tière de Kount­se­vo, à Mos­cou, dans le car­ré ré­ser­vé aux hé­ros de l’Union so­vié­tique.

LE LIVRE

Ramón Mer­ca­der, l’home del pio­let (« Ramón Mer­ca­der, l’homme au pio­let »), Ara Llibres, 2015, 608 p. L’AU­TEUR

Eduard Puigventós Ló­pez est un his­to­rien spé­cia­liste de l’his­toire contem­po­raine de la Ca­ta­logne, no­tam­ment de la pé­riode de la guerre ci­vile (1936-1939). Ce livre est ti­ré de sa thèse de doc­to­rat.

Ramón Mer­ca­der lors de son in­ter­ro­ga­toire à Mexi­co, en août 1940. Pour les en­quê­teurs mexi­cains, il res­te­ra le res­sor­tis­sant belge Jacques Mor­nard jus­qu’en 1950.

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