DE L’AUTRE CÔ­TÉ DU MI­ROIR

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Après dix ans de chro­niques pour la presse, l’écri­vain ar­gen­tin Pe­dro Mai­ral (Une nuit avec Sa­bri­na Love, L’In­tem­pé­rie) re­vient à la fic­tion. Grand suc­cès dans le monde his­pa­nique, La uru­guaya est en cours de tra­duc­tion dans plu­sieurs pays, dont la France.

Le nar­ra­teur, Lu­cas Pe­rey­ra, est, comme l’au­teur, un écri­vain qua­dra­gé­naire de Bue­nos Aires. Il a du mal à joindre les deux bouts et son couple bat de l’aile. Il se rend à Mon­te­vi­deo, la ca­pi­tale – toute proche – de l’Uru­guay, pour tou­cher l’àva­loir d’un édi­teur étran­ger et ra­pa­trier dis­crè­te­ment les dol­lars en Ar­gen­tine, où sé­vit alors le contrôle des changes. Lu­cas es­père aus­si re­voir une jeune Uru­guayenne. Il at­tend de cette es­ca­pade le sa­lut fi­nan­cier et sen­ti­men­tal.

« J’ai tou­jours eu en­vie d’écrire une his­toire qui se passe à Mon­te­vi­deo », confie Mai­ral dans le quo­ti­dien ar­gen­tin La Na­ción. L’Uru­guay et sa ca­pi­tale jouent en ef­fet un rôle par­ti­cu­lier dans l’ima­gi­naire des Por­teños, les ha­bi­tants de Bue­nos Aires. Comme si c’était « un mi­roir au tra­vers du­quel on peut pas­ser, un es­pace oni­rique où tout nous est fa­mi­lier et étrange à la fois », ex­plique l’au­teur au quo­ti­dien uru­guayen La Dia­ria. Son nar­ra­teur l’ap­pren­dra à ses dé­pens.

La uru­guaya (« L’Uru­guayenne »), de Pe­dro Mai­ral, Eme­cé, 2016.

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