QUAND FREUD DÉ­COUVRE LA RÉ­SIS­TANCE

Books - - ÉDITO | SOMMAIRE - — Ce texte est ex­trait d’Ap­prendre à phi­lo­so­pher avec Freud, pa­ru le 9 oc­tobre aux édi­tions El­lipses.

Dans les an­nées 1890, Freud pose sa main sur le front de ses pa­tientes al­lon­gées pour les ai­der à faire sur­gir des sou­ve­nirs per­met­tant d’ex­pli­quer leurs symp­tômes. Le pro­blème, c’est que les pa­tientes ré­sistent…

Dans les an­nées 1890, Freud pose sa main sur le front de ses pa­tientes al­lon­gées pour les ai­der à faire sur­gir des sou­ve­nirs per­met­tant d’ex­pli­quer leurs symp­tômes. C’est, écrit-il, « le ves­tige de la mé­thode hyp­no­tique d’où est sor­tie la psy­cha­na­lyse ». Le pro­blème, c’est que la pa­tiente ré­siste…

Lors d’un sé­jour à Nan­cy en 1889, Freud avait vu comment Hip­po­lyte Bern­heim ar­ri­vait à sur­mon­ter l’ap­pa­rente amné­sie post-hyp­no­tique de ses su­jets en leur po­sant la main sur le front (une très clas­sique «passe ma­gné­tique ») et en leur en­joi­gnant de se sou­ve­nir de ce qui s’était pas­sé du­rant leur transe. Freud dé­cide de pro­cé­der dé­sor­mais de la même fa­çon avec ses pa­tients, en leur de­man­dant de se rap­pe­ler l’origine de leurs symp­tômes : « Ce­la vous vien­dra à l’es­prit sous la pres­sion de ma main. Au mo­ment où je re­lâ­che­rai la pres­sion, vous ver­rez quelque chose de­vant vous ou il vous vien­dra quelque chose à l’es­prit [un Ein­fall, une idée in­ci­dente]. Sai­sis­sez-vous-en. C’est ce que nous cher­chons. – Eh bien, qu’avez-vous vu ou qu’est ce qui vous est ve­nu à l’es­prit ? »

C’est le « pro­cé­dé de pres­sion » (Druck­pro­ze­dur), qui de­vien­dra bien­tôt la mé­thode de l’« as­so­cia­tion libre » (freie As­so­zia­tion) ou des « libres idées in­ci­dentes » (Me­thode der freien Einfälle). Freud semble avoir uti­li­sé cette tech­nique pour la pre­mière fois au cours de l’au­tomne 1892 avec ses pa­tientes «Eli­sa­beth von R.» (de son vrai nom Ilo­na Weiss) et « Lu­cy R.» (très vrai­sem­bla­ble­ment sa propre belle-soeur, Min­na Ber­nays). À pro­pos de cette der­nière, Freud nous dit que son trai­te­ment s’était dé­rou­lé dans « un état qui peut-être était très peu dif­fé­rent de l’état nor­mal », ce qui a pu faire pen­ser que Freud a aban­don­né l’hyp­nose pour la mé­thode des as­so­cia­tions libres à l’état de veille dès cette date. En réa­li­té, la Druck­pro­ze­dur dont est sor­tie l’as­so­cia­tion libre avait bien pour but de pro­vo­quer un état d’«hyp­nose lé­gère ». Dans le « Ma­nus­crit H » en­voyé à Wil­helm Fliess en 1895, Freud parle à ce su­jet d’« hyp­nose de concen­tra­tion » (Kon­zen­tra­tion­shyp­nose), et, dans les Études sur l’hys­té­rie, il com­pare son pro­cé­dé à une « hyp­nose tem­po­rai­re­ment ren­for­cée » ain­si qu’à la tech­nique hyp­no­tique bien connue de la fixa­tion de l’at­ten­tion sur une boule de cris­tal.

Sous sa « pres­sion » in­sis­tante, ses pa­tients semblent de fait être pas­sés par un état mo­di­fié de conscience ca­rac­té­ri­sé par des « scènes » vi­suelles de type hal­lu­ci­na­toire, une grande ex­pres­si­vi­té émo­tion­nelle et un ac­crois­se­ment de l’ac­ti­vi­té idéo-mo­trice et idéo-sen­so­rielle au sens de Bern­heim. À en ju­ger par des lettres à Fliess de l’an­née 1897, cer­tains se li­vraient même à de très théâ­trales « re­pro­duc­tions » de la scène trau­ma­tique qui n’au­raient pas dé­pa­reillé à la Sal­pê­trière de Char­cot. Freud af­fir­me­ra plus tard avoir aban­don­né l’hyp­nose au­tour de 1896, mais en réa­li­té ce n’est que très pro­gres­si­ve­ment qu’il a ces­sé de pro­vo­quer des états hyp­noïdes pour ob­te­nir l’émer­gence d’idées non fil­trées par la cen­sure. Hein­rich Trei­chl, le pe­tit-fils de la ba­ronne Ma­rie von Fers­tel, af­firme même dans ses Mé­moires que Freud uti­li­sait en­core l’hyp­nose dans le trai­te­ment de sa grand-mère, le­quel avait com­men­cé fin 1899.

Que Freud ait uti­li­sé ou non une tech­nique hyp­no­tique pour faire émer­ger les idées in­ci­dentes et as­so­cia­tions spon­ta­nées de ses pa­tients est en fait re­la­ti­ve­ment in­dif­fé­rent, car le pro­jet est le même dans les deux cas : fa­ci­li­ter l’ac­cès à l’in­cons­cient psy­chique. C’était dé­jà, on se le rap­pelle, le pro­jet hyp­no­tique de Hei­den­hain, Char­cot et bien d’autres. Mais, alors qu’il s’agis­sait pour eux et pour le pre­mier Freud d’une sorte de vi­vi­sec­tion psy­cho­lo­gique opé­rée hors conscience, sans l’aveu

« Quand on s’en­dort, les “re­pré­sen­ta­tions non vou­lues” ap­pa­raissent à la sur­face. »

du pa­tient, l’ob­jec­tif est main­te­nant de pro­fi­ter de l’état hyp­noïde de ce der­nier pour lui faire prendre conscience à lui de son in­cons­cient. Ain­si dé­fi­ni, le pro­jet est ce­lui d’une pa­ra­doxale in­tros­pec­tion des états psy­chiques in­cons­cients ou sub­li­mi­naux, des­ti­née à contour­ner l’im­pos­si­bi­li­té pour le su­jet d’ac­cé­der consciem­ment au non-conscient.

Freud pou­vait s’ins­pi­rer à cet égard de l’ana­lyse de ses rêves per­son­nels par Jo­seph Del­boeuf ou en­core de l’« hyp­no­tisme in­tros­pec­tif » pra­ti­qué à l’époque par des cher­cheurs comme Au­guste Fo­rel (1848-1931), Eu­gen Bleu­ler (18571939) ou Os­kar Vogt (1870-1959), qui avaient tous pu­blié des ob­ser­va­tions d’état hyp­no­tique à la pre­mière per­sonne. Fo­rel ré­su­mait ain­si ces re­cherches : « L’ob­jet de la psy­cho­lo­gie est l’étude des fonc­tions dites psy­chiques de notre cer­veau par in­tros­pec­tion di­recte. […] Celles des fonc­tions cé­ré­brales qui ne tombent pas dans le champ or­di­naire at­ten­tion­nel de notre conscience à l’état de veille et de ses sou­ve­nirs, échappent à la psy­cho­lo­gie in­tros­pec­tive di­recte. Mais les études mo­dernes nous ont fait de plus en plus re­con­naître qu’une grande par­tie au moins de ces fonc­tions cé­ré­brales dites in­cons­cientes pos­sèdent un mi­roi­te­ment in­tros­pec­tif que nous pou­vons surprendre dans cer­taines cir­cons­tances et qu’on a dé­si­gné de ce fait du terme de sub­cons­cience, terme qui est avec rai­son de plus en plus adop­té ».

C’est ce «mi­roi­te­ment in­tros­pec­tif» que tentent de cap­ter la Druck­pro­ze­dur et l’as­so­cia­tion libre, en court-cir­cui­tant la cen­sure qui s’op­pose d’or­di­naire à l’en­trée des idées re­fou­lées dans la conscience. À pro­pos de la Druck­pro­ze­dur, Freud écrit dans les Études sur l’hys­té­rie : « L’avan­tage du pro­cé­dé tient au fait que, grâce à lui, j’ar­rive à dis­so­cier l’at­ten­tion du ma­lade de sa re­cherche et de ses ré­flexions conscientes, bref de toutes les choses qui pour­raient tra­duire sa vo­lon­té, comme ce­la a lieu lors­qu’on fixe une boule de cris­tal, etc.» Il s’agit, au­tre­ment dit, de fa­vo­ri­ser au­tant que pos­sible un mode de pen­sée in­vo­lon­taire, au­to­ma­tique, ré­flexe – ce qu’An­dré Bre­ton (1896-1966), fi­dèle in­ter­prète de Freud, ap­pel­le­ra dans son Ma­ni­feste du sur­réa­lisme le « fonc­tion­ne­ment réel de la pen­sée ». Dans L’In­ter­pré­ta­tion des rêves, de 1900, Freud ex­plique de même que sa mé­thode (qu’il n’ap­pelle pas en­core as­so­cia­tion libre) vise à faire émer­ger les « re­pré­sen­ta­tions non vou­lues » : « Comme on le voit, il s’agit, en somme, de re­cons­ti­tuer un état psy­chique qui pré­sente une cer­taine ana­lo­gie avec l’état in­ter­mé­diaire entre la veille et le som­meil et sans doute aus­si avec l’état hyp­no­tique, au point de vue de la ré­par­ti­tion de l’éner­gie psy­chique (de l’at­ten­tion mo­bile). Au mo­ment où l’on s’en­dort, les “re­pré­sen­ta­tions non vou­lues” ap­pa­raissent à la sur­face, parce qu’une cer­taine ac­tion vo­lon­taire (et sans doute aus­si cri­tique) est re­lâ­chée.»

C’est pour­quoi l’ana­lyste de­mande au pa­tient de s’al­lon­ger sur un di­van confor­table de fa­çon à en­dor­mir la cen­sure, à en­gour­dir la conscience et la vo­lon­té, à mi-che­min entre la veille et le som­meil. « Cet usage, écrit Freud en 1913, a une si­gni­fi­ca­tion his­to­rique, il re­pré­sente le ves­tige de la mé­thode hyp­no­tique d’où est sor­tie la psy­cha­na­lyse.» En ce sens, l’as­so­cia­tion libre sur le di­van est une hyp­nose sans hyp­nose et sans hyp­no­ti­seur, un au­to­ma­tisme psy­cho­lo­gique à l’état se­mi-vi­gile. Le pa­tient est in­vi­té à dire ce qui lui passe par la tête, sans égard pour la lo­gique, la bien­séance ou la mo­rale : c’est la fa­meuse « règle fon­da­men­tale » de la cure psy­cha­na­ly­tique, qui se sub­sti­tue à l’in­duc­tion hyp­no­tique et dont Freud es­père dé­sor­mais une ré­vé­la­tion spon­ta­née de l’in­cons­cient.

Freud y in­siste sou­vent, cette mé­thode n’im­pose rien au su­jet, comme le fai­sait le pro­cé­dé hyp­no­ti­co-sug­ges­tif. Elle « ne cherche ni à ajou­ter ni à in­tro­duire un élé­ment nou­veau, mais au contraire à en­le­ver, à ex­tir­per quelque chose », à l’ins­tar du sculp­teur de Léo­nard qui « pro­cède per via di le­vare en en­le­vant à la pierre brute tout ce qui re­couvre la sur­face de la sta­tue qu’elle contient ». C’est en ce sens que l’as­so­cia­tion des idées est dite «libre»: «La mé­thode de l’as­so­cia­tion libre […] épargne au maxi­mum du pos­sible toute contrainte à l’ana­ly­sé, […] elle donne les plus amples ga­ran­ties qu’au­cun fac­teur dans la struc­ture de la né­vrose n’échap­pe­ra et qu’on n’y in­tro­dui­ra rien par sa propre at­tente.»

Le pro­blème, bien sûr, c’est que le marbre ré­siste au bu­rin du sculp­teur. Ce der­nier doit beau­coup tra­vailler pour dé­ga­ger la sta­tue qu’il a en tête, et il en va exac­te­ment de même pour l’ana­lyste qui cherche à faire prendre conscience

au pa­tient de sa « sta­tue » in­té­rieure. Très vite, Freud a dû se rendre au fait que sa nou­velle mé­thode ne per­met­tait pas un ac­cès di­rect aux pro­ces­sus pri­maires in­cons­cients. Alors qu’elle était cen­sée faire « fondre » la cen­sure entre l’in­cons­cient et le conscient, il constate à l’in­verse une ré­ti­cence des pa­tients à se lais­ser al­ler. Dans les Études sur l’hys­té­rie, il dé­crit les mille et une in­frac­tions à la règle fon­da­men­tale qu’ils com­mettent : ils n’ar­rivent pas à se concen­trer, il ne leur vient au­cune idée, ils sont dis­traits par le pia­no de la voi­sine, ont du mal à dé­crire les images qui sur­gissent dans leur es­prit, rai­sonnent trop, de­viennent ca­cho­tiers, etc. Ou bien en­core ils rompent car­ré­ment le contrat pas­sé avec le thé­ra­peute, comme cette pa­tiente pa­ra­noïaque évo­quée dans le « Ma­nus­crit H » en­voyé à Fliess en jan­vier 1895. Freud était convain­cu que son dé­lire de per­sé­cu­tion était lié à une at­teinte sexuelle com­mise sur elle quelques an­nées au­pa­ra­vant par un lo­ca­taire : « J’ai par­lé deux fois avec elle, je me suis fait ra­con­ter du­rant une hyp­nose de concen­tra­tion tout ce qui se rap­por­tait à ce lo­ca­taire ; en ré­ponse à mes ques­tions pres­santes pour sa­voir s’il ne s’était quand même pas pas­sé quelque chose de “gê­nant”, j’ob­tins la né­ga­tion la plus ca­té­go­rique et… je ne la re­vis plus. Elle me fit sa­voir que ce­la lui cau­sait trop d’émoi. Dé­fense ! Ce­la était clai­re­ment re­con­nais­sable. Elle ne vou­lait pas qu’on lui rap­pe­lât ce­la, par consé­quent elle l’avait re­fou­lé in­ten­tion­nel­le­ment.»

C’est le phé­no­mène de la ré­sis­tance. Le terme vient de Bern­heim, chez qui il dé­si­gnait la ré­sis­tance op­po­sée par les su­jets aux sug­ges­tions de l’hyp­no­ti­seur. Chez Freud, il dé­signe la ré­sis­tance op­po­sée par les pa­tients aux in­ter­pré­ta­tions de l’ana­lyste et plus gé­né­ra­le­ment au trai­te­ment qui leur est pro­po­sé. Tout ce qui fait obs­tacle à l’élu­ci­da­tion des symp­tômes et au pro­grès de la cure est dé­sor­mais con­si­dé­ré comme une ré­sis­tance à la gué­ri­son : « La ré­sis­tance est en fin de compte ce qui en­trave le tra­vail » de l’ana­lyse. Le pa­tient s’en­dort sur le di­van ? Ré­sis­tance. Il ar­rive en re­tard à sa séance ou bien an­nule son ren­dez-vous pour cause de grippe ? Ré­sis­tance. Il ne trouve rien à dire, ne se rap­pelle pas du rêve qu’il a fait cette nuit ? Ré­sis­tance. « L’homme, d’abord si brave et noble, de­vient vul­gaire, faux ou ré­tif, si­mu­la­teur, jus­qu’à ce que je le lui dise et que je par­vienne ain­si à faire plier son ca­rac­tère.»

Rien n’est in­no­cent dans le com­por­te­ment du pa­tient, tout doit être in­ter­pré­té, dis­sé­qué, sus­pec­té. Le trai­te­ment, qui était ini­tia­le­ment une ana­lyse (une in­ter­pré­ta­tion) des symp­tômes, de­vient main­te­nant une ana­lyse des ré­sis­tances op­po­sées à cette ana­lyse – ou, ce qui re­vient au même, une ana­lyse des ré­sis­tances op­po­sées à la théo­rie de l’ana­lyste. C’est ce der­nier, en ef­fet, qui pose en prin­cipe qu’il y a quelque sou­ve­nir ou sou­hait in­cons­cient der­rière le com­por­te­ment et les symp­tômes du pa­tient. Lorsque le pa­tient re­nâcle à l’ad­mettre, il re­fuse donc de confir­mer la théo­rie de l’ana­lyste. La cure se trans­forme du fait même en contro­verse scien­ti­fique, puisque l’un des pro­ta­go­nistes ré­cuse les hy­po­thèses avan­cées par l’autre à son su­jet. C’est ce­la que veut dire « ana­lyse des ré­sis­tances » : l’ana­lyste doit se battre pied à pied avec le pa­tient pour le convaincre et lui faire ad­mettre sa théo­rie. « Comme cette in­sis­tance me coû­tait beau­coup d’ef­forts, je ne tar­dai pas à pen­ser qu’il y avait là une ré­sis­tance à vaincre, fait dont je ti­rai la conclusion sui­vante : par mon tra­vail psy­chique je de­vais vaincre chez le ma­lade une force psy­chique qui s’op­po­sait à la prise de conscience (au re­tour du sou­ve­nir) des re­pré­sen­ta­tions pa­tho­gènes.»

On au­ra re­mar­qué, une fois de plus, le ca­rac­tère cir­cu­laire du rai­son­ne­ment de Freud : la ré­sis­tance à la théo­rie va­lide la théo­rie qui pré­dit la ré­sis­tance. Comme l’ont très tôt fait re­mar­quer les col­lègues et cri­tiques de Freud, la contro­verse qu’est la cure n’a au­cune chance de s’ar­rê­ter puis­qu’elle prend la forme d’une ana­lyse des ré­sis­tances à l’ana­lyse. Au­cune ob­jec­tion émise par le pa­tient ne peut ve­nir clore la dis­pute, car elle se­ra for­cé­ment in­ter­pré­tée comme une vo­lon­té d’évi­ter la vé­ri­té dé­plai­sante dé­bus­quée par l’ana­lyste : « Le “non” que nous op­pose le ma­lade, après qu’on a pré­sen­té pour la pre­mière fois à la per­cep­tion consciente l’idée re­fou­lée, n’est qu’une preuve du re­fou­le­ment.» Il en va de même des ob­jec­tions des col­lègues, elles aus­si dé­chif­frées comme des « ré­sis­tances à la psy­cha­na­lyse ».

Rien n’est in­no­cent dans le com­por­te­ment du pa­tient, tout doit être in­ter­pré­té, sus­pec­té.

LE LIVREAp­prendre à phi­lo­so­pher avec Freud, El­lipses, 2018, 242 p., 12 €.L’AU­TEURMik­kel Borch-Ja­cob­sen est pro­fes­seur de lit­té­ra­ture com­pa­rée à l’Uni­ver­si­té de Wa­shing­ton, à Seat­tle.Il a écrit de nom­breux ou­vrages sur l’his­toire de la psy­cha­na­lyse, dont La­can, le maître ab­so­lu (Flam­ma­rion, « Champs Es­sais », 2015).Il a aus­si pu­blié deux livres dé­non­çant l’em­prise de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique.

Mik­kel Borch-Ja­cob­sen.

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