Ma pe­tite en­tre­prise… Le suc­cès de Fer­mob ex­pli­qué par Ber­nard Rey­bier

Bottin Gourmand Magazine - - Saga Patrimoine -

Bot­tin Gour­mand ma­ga­zine : COM­MENT SONT DÉ­FI­NIES LES TEN­DANCES CHEZ FER­MOB CHAQUE AN­NÉE ?

Ber­nard Rey­bier : Mais nous sommes des chas­seurs de ten­dance ! En in­terne, près de 50 sa­la­riés tra­vaillent pour la cel­lule de­si­gn et le stu­dio d’étude. Chaque em­ployé peut aus­si ex­pri­mer ses idées. Nous avons mis en place des ate­liers pour que tous puissent dis­cu­ter de ces su­jets et faire avan­cer les pro­jets de la so­cié­té. Je suis at­ten­tif à tout ce que l’on me pro­pose, mais je ne dis pas oui à tout, bien sûr.

Bg­mag : AVEC COM­BIEN DE DE­SI­GNERS TRAVAILLEZVOUS ? BR : Dès le dé­but, nous avons fait ap­pel à des de­si­gners ex­té­rieurs – le pre­mier étant Pas­cal Mourgue – et, de­puis, nous col­la­bo­rons ré­gu­liè­re­ment avec une di­zaine de noms du de­si­gn connus comme Pa­trick Jouin ou Fré­dé­ric So­fia, ou in­con­nus, de­si­gners fran­çais au dé­but, mais dé­sor­mais de tous pays.

Bg­mag : COM­MENT LES COU­LEURS SONT-ELLES CHOI­SIES ? AVEZ-VOUS DES CLAS­SIQUES ?

BR : En 1996, Fer­mob a in­ven­té « la cou­leur au jar­din ». Il est fa­cile de peindre du mo­bi­lier d’ex­té­rieur, mais nous, nous l’avons in­dus­tria­li­sé avec toute une ré­flexion sur le pro­ces­sus de pro­duc­tion. On est pas­sés du vert et du blanc, qui étaient les cou­leurs de nos grands-pa­rents, à la gamme élar­gie que l’on connaît au­jourd’hui. Nous sommes les pre­miers à avoir pro­po­sé plus de vingt cou­leurs dans les mêmes dé­lais et au même prix, et ce, grâce à une chaîne de pein­ture zé­ro re­jet qui a re­pré­sen­té, à l’époque, un in­ves­tis­se­ment équi­valent à plus d’un quart du chiffre d’af­faires de l’en­tre­prise. Le vert reste un clas­sique, mais nous le pro­po­sons en dif­fé­rentes nuances (anis, tilleul…). De plus, nous uti­li­sons une pein­ture sans sol­vants 100 % re­cy­clée et 100 % re­cy­clable afin de res­ter fi­dèle à notre vi­sion de l’éco­con­cep­tion.

Bg­mag : COM­MENT RÉUS­SIS­SEZ-VOUS À VOUS DÉ­MAR­QUER DES MARQUES MOINS ONÉREUSES ? BR : Nous ne fai­sons pas du luxe : nous nous si­tuons dans le haut du mi­lieu de gamme, ou dans le bas du haut de gamme, ce qu’on ap­pelle au­jourd’hui le « pre­mium ». Le prix pu­blic va de 50 à 250 € pour un siège. Les per­sonnes qui achètent notre mo­bi­lier sont aus­si conscientes de la qua­li­té et de la du­ra­bi­li­té de nos pro­duits. Notre mo­bi­lier est lé­ger, mais so­lide, car nous sommes at­ten­tifs à la qua­li­té des ma­té­riaux (acier et alu­mi­nium). De plus, la lé­gè­re­té est la meilleure fa­çon de ré­duire l’im­pact en­vi­ron­ne­men­tal. Et le res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment est l’une des va­leurs de l’en­tre­prise.

Bg­mag : COM­MENT PLAIRE À LA FOIS AUX PAR­TI­CU­LIERS ET AUX PRO­FES­SION­NELS ? BR : Fer­mob a adop­té pour l’en­semble de ses pro­duits les stan­dards de l’hô­tel­le­rie. Les par­ti­cu­liers bé­né­fi­cient ain­si d’une qua­li­té cor­res­pon­dant aux exi­gences des pro­fes­sion­nels.

Bg­mag : CET ÉTÉ, QUELLE SE­RA LA PIÈCE PHARE CHEZ FER­MOB ? BR : Nous avons toute une nou­velle gamme d’ac­ces­soires pour le jar­din. Des cous­sins, des plaids, et des lu­mi­naires, dont « Ba­lad », une lampe no­made conçue pour fonc­tion­ner en ex­té­rieur, sur sec­teur ou sur bat­te­rie, et s’adap­ter sur un pied qui la trans­forme en lam­pa­daire.

Dans son usine de Saint-di­dier-sur-cha­la­ronne, dans l’ain, Fer­mob crée, pro­duit et com­mer­cia­lise des meubles de jar­din co­lo­rés al­liant du­ra­bi­li­té et es­thé­tisme. La marque s’est im­po­sée comme lea­der dans le do­maine, pas­sant de 10 à 200 sa­la­riés en 27 ans, et fai­sant mon­ter son chiffre d’af­faires de 1 à 48 mil­lions d’eu­ros. Ber­nard Rey­bier, P-DG de l’en­tre­prise, re­vient sur ce qui fait le suc­cès de Fer­mob : le de­si­gn, l’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion et l’in­no­va­tion.

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