Bot­tin Gour­mand ma­ga­zine : Comment va la mai­son Thié­not au­jourd’hui ? Ga­rance Thié­not :

Bottin Gourmand Magazine - - Saga Patrimoine -

Nous avan­çons ! Thié­not est une mai­son re­con­nue pour ses vins de qua­li­té et ses ex­cel­lents ap­pro­vi­sion­ne­ments. Ce qui n’est pas un ha­sard puisque mon père a été cour­tier en rai­sins pen­dant presque 20 ans. Au­jourd’hui, nous es­sayons d’ame­ner la mai­son sur d’autres uni­vers, tou­jours en lien avec L’ADN de Thié­not. Nous vou­lons culti­ver la jeu­nesse et nous tour­ner main­te­nant vers le grand pu­blic. Nous nous sommes as­so­ciés avec l’ar­tiste Spee­dy Gra­phi­to sur une édi­tion li­mi­tée à 300 mag­nums. Spee­dy pra­tique un street art ou­vert au grand pu­blic et bé­né­fi­cie d’une re­nom­mée in­ter­na­tio­nale. Et puis nous avons aus­si choi­si de nous as­so­cier avec le chef Ma­thieu Pa­caud. Nos cham­pagnes sont mis à l’hon­neur dans ses éta­blis­se­ments et Ma­thieu a com­po­sé des ac­cords ex­clu­sifs pour chaque cu­vée.

Bg­mag : Est-ce fa­cile, de tra­vailler avec son père et son frère ? GT : Avec Sta­nis­las, nous tra­vaillons en co­hé­rence car nous avons une stra­té­gie com­mune axée sur la jeu­nesse de la mai­son, mais nous avons éga­le­ment des tâches bien dé­fi­nies : à mon frère la stra­té­gie, la par­tie com­mer­ciale, les chiffres, à moi la com­mu­ni­ca­tion et l’image. Et puis notre père cha­peaute l’en­semble. Cha­cun tient son rôle et on res­pecte les dé­ci­sions in­di­vi­duelles, même si on se consulte avant toute dé­ci­sion im­por­tante.

Bg­mag : Di­plô­mée en com­mu­ni­ca­tion puis en vi­ti­cul­ture, vous avez in­té­gré le groupe fa­mi­lial à 23 ans en tant que di­rec­trice mar­ke­ting, puis di­rec­trice gé­né­rale. Vous sen­tez-vous lé­gi­time au­jourd’hui ? GT : Je me sens tout à fait lé­gi­time, j’ai toute ma place de­puis 2003. Les gens savent que je m’in­ves­tis beau­coup et que la mai­son évo­lue, no­tam­ment grâce à mon tra­vail et à ce­lui de mon frère : on ne fait

pas de la fi­gu­ra­tion ! Je voyage énor­mé­ment, je me rends sur des sa­lons avec mes dis­tri­bu­teurs. Les gens sont res­pec­tueux de ce­la. Et puis il y a de plus en plus de femmes dans ce mi­lieu.

Bg­mag : Lorsque l’on est une femme DG, faut-il en faire plus que les hommes ? GT : Au dé­but, oui… C’est un peu dif­fi­cile de s’im­po­ser lorsque l’on est jeune et me­nue ! Mais à force de tra­vailler et de cô­toyer les confrères, ça va beau­coup mieux. Au­jourd’hui, je ne pense pas être des­ser­vie par le fait d’être une femme et heu­reu­se­ment… On est en 2016, quand même !

En 2003, Alain Thié­not ra­chète Ca­nardDu­chêne au groupe LVMH. La mai­son, fon­dée en 1868, de­vient alors l’une des fier­tés du groupe Thié­not Bor­deauxC­ham­pagnes ( Jo­seph Per­rier, Ma­rie Stuart, CVBG, Dourthe, Kress­mann, De­lor) et vend en 2015 plus de 4 mil­lions de bou­teilles dans une cin­quan­taine de pays. Si­tuée dans le parc na­tu­rel de la Mon­tagne de Reims, à Ludes, terre de pi­not noir, la mai­son mène de­puis 2004 une dé­marche en ma­tière de dé­ve­lop­pe­ment du­rable : di­mi­nu­tion des consom­ma­tions d’éner­gie, trai­te­ment des eaux et des dé­chets… C’est dans ce contexte que Ca­nard-du­chêne pré­sente une nou­velle cu­vée : Par­celle 181 ex­tra-brut, un cham­pagne bio­lo­gique is­su de douze hec­tares de vi­gnobles culti­vés en agri­cul­ture bio­lo­gique cer­ti­fiés ECOCERT.

Dé­but du par­te­na­riat avec le Bo­cuse d’or qui du­re­ra 12 ans.

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