Dossier sur le re­tour des cham­pagnes doux

Bulles & Millesimes - - SOMMANAIRE - Par Ro­ger Pour­teau

Le cham­pagne des ori­gines re­de­vient ten­dance, en par­ti­cu­lier le De­mi-sec que les marques sont de plus en plus nom­breuses à re­mettre sur le mar­ché. Ela­bo­rés avec les plus grands soins, les do­sés n’ont plus rien à voir avec les « si­ro­tés » d’an­tan. Très pri­sés dans de nom­breux pays, leur vo­ca­tion de « vins de dessert » reste leur rai­son d’être, même si dou­ceur et gas­tro­no­mie peuvent aus­si faire table com­mune.

«Heu­reux les doux, ils au­ront la terre en

par­tage ». Cette pro­messe bi­blique de l’évan­gé­liste Mat­thieu ne concerne évi­dem­ment pas le cham­pagne-dou­ceur. Mais il n’em­pêche que, pen­dant deux siècles et de­mi, ce­lui-ci a quand même ré­gné de ma­nière ex­clu­sive sur le monde des vins ef­fer­ves­cents. Jus­qu’à ce que les An­glais im­posent leur « Brut » en dé­cla­rant la guerre au do­sage ex­ces­sif des cham­pagnes qu’ils trou­vaient trop « si­ro­tés » et in­dignes de leurs pa­lais. C’était l’époque où il était à la mode de « faire Ro­ma­noff » pour imi­ter les Russes qui ver­saient en abon­dance une li­queur co­lo­rée très douce dans la coupe pleine de bulles dé­jà do­sées à 330g/l ! Parce qu’ils ai­maient, dit-on, le cham­pagne « su­cré comme le grog d’une jeune fille » . Même le goût fran­çais fut un temps conta­mi­né par cette re­cherche ou­tran­cière de la dou­ceur, avec des vins qui re­ce­vaient jus­qu’à 200 g par bou­teille d’une li­queur ou­tra­geu­se­ment su­crée. Pen­dant que les An­glais se conten­taient de 22 à 66g/l.

De­puis une tren­taine d’ an­nées, les­cham­pagnes-dou­ceur re­de­viennent ten­dance

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