L’église de la Tri­ni­té et son en­clos pa­rois­sial

Mo­deste pe­tite église ru­rale à l’ori­gine, l’église de la Tri­ni­té sé­duit par sa sim­pli­ci­té. Elle est aus­si le té­moin unique à Quim­per, de l’époque où les ci­me­tières en­tou­raient l’église.

Côté Quimper - - DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE - Flo­rence Edouard de Mas­sol

La pa­roisse de Ker­feun­teun compte une église et pas moins de cinq cha­pelles en­core vi­sibles : Ty man Doué, Cu­zon, Men­fouès, Ker­ni­lis et celle dé­sa­cra­li­sée de Mis­si­lien. À cette liste s’ajoutent les cha­pelles dé­truites de Saint Her­vé, de Saint De­nis, de Saint Yves, Ora­toire de Ty Man Doué, celle du Ma­noir de Ker­li­vi­dic… Cet in­ven­taire re­flète l’im­por­tance ter­ri­to­riale de la pa­roisse de Ker­feun­teun. Le XIIIe siècle livre la pre­mière men­tion de Vil­la Fon­tis, forme la­ti­ni­sée de Vil­lage de la Fon­taine, soit lit­té­ra­le­ment Ker­feun­teun en bre­ton. La lé­gende at­tri­bue à Saint Co­ren­tin d’avoir fait jaillir ici, près de l’église, la source de la fon­taine. L’église de la Tri­ni­té, rue Mis­si­lien, offre un jo­li exemple d’en­clos pa­rois­sial avec trois élé­ments fon­da­teurs : le pla­cître, le cal­vaire et la fon­taine. L’église est bâ­tie dans un en­clos dé­li­mi­té par un mur, c’est le pla­cître. À gauche de l’en­trée, on re­marque une pierre bar­rant l’en­trée et ce­pen­dant fa­cile à en­jam­ber par l’homme : c’est l’écha­lier in­fran­chis­sable pour des ani­maux qui em­pêche leur di­va­ga­tion dans l’en­clos pa­rois­sial. On ima­gine fa­ci­le­ment les vaches dé­am­bu­lant dans ce coin de cam­pagne. Ad­mi­rable éga­le­ment, le cal­vaire haut de huit mètres cin­quante, très ori­gi­nal, pré­sente en son som­met non pas le tra­di­tion­nel Ch­rist en croix mais le groupe de la Tri­ni­té avec Dieu le père por­tant son fils en croix. Le cal­vaire date

du XVe siècle. La fon­taine an­ces­trale a été res­tau­rée avec des pierres pro­ve­nant des ruines du ma­noir de la Fo­rêt en 1956. La construc­tion de l’église s’étale sur plu­sieurs siècles. La nef est bâ­tie au XVIe siècle, les ailes au XVIIe siècle et c’est seule­ment en 1953 que le choeur

et la sa­cris­tie sont ache­vés. Un splen­dide vi­trail de 1550 pré­sente l’arbre de Jes­sé ou gé­néa­lo­gie du Ch­rist. Autre par­ti­cu­la­ri­té, le ci­me­tière est res­té au­tour de l’église et contri­bue, à sa fa­çon, à son charme.

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