Un an­cien cham­pion de France coache le Rugby club quim­pé­rois

Côté Quimper - - LA UNE - Pro­pos re­cueillis par Ju­lien Sa­liou

Le Rugby Club Quim­pé­rois a en­ta­mé une nou­velle sai­son, avec Chris­tian Cau­vy à la tête de l’équipe pre­mière. Ce globe-trot­teur ex­pé­ri­men­té a pour mis­sion de struc­tu­rer le club. Trois fois fi­na­liste du cham­pion­nat de France, vain­queur en 1987 avec le RC Tou­lon comme joueur, di­rec­teur spor­tif du RCT, ma­na­ger de Bas­tia, en­traî­neur ad­joint de l’équipe du Ma­roc, ma­na­ger en Rou­ma­nie, en Ita­lie… Com­ment avez-vous at­ter­ri à Quim­per (Hon­neur) ?

L’an pas­sé, j’ai si­gné deux ans à Saint-Na­zaire (Fé­dé­ral 1), mais le club a mis la clé sous la porte. Je me suis re­trou­vé sans tra­vail, sans ob­jec­tif par­ti­cu­lier. J’ai dis­cu­té avec Da­niel Her­re­ro. Il m’a dit que le RCQ cher­chait quel­qu’un pour les ai­der. Je suis ici pour un an. Je suis en­traî­neur de l’équipe pre­mière et je tra­vaille sur la for­ma­tion, la struc­tu­ra­tion du club. Le plai­sir d’être sur le banc d’une équipe ama­teur est le même qu’avec une pro­fes­sion­nelle. La dif­fé­rence est que l’on doit pen­ser à tout, l’avant-match, le ma­té­riel…

Com­ment ju­gez-vous les struc­tures de Quim­per ?

La struc­ture spor­tive est très belle, mais il y a plu­sieurs ac­ti­vi­tés au même

en­droit, nous sommes te­nus par des cré­neaux ho­raires, ce qui ne cor­res­pond pas for­cé­ment à l’es­prit rugby. Nor­ma­le­ment après l’en­traî­ne­ment, on boit un verre, on dis­cute, ce­la pose un pe­tit pro­blème re­la­tion­nel.

Com­ment le club peut-il pro­gres­ser ?

Il doit se struc­tu­rer ad­mi­nis­tra­ti­ve­ment, ce­la va de­man­der du temps. Il y a éga­le­ment un gros tra­vail à faire sur la for­ma­tion. L’équipe pre­mière n’est qu’une lo­co­mo­tive. Il y a une men­ta­li­té dif­fé­rente de

celle du sud de la France, où le rugby a davantage d’im­por­tance. Ici, les joueurs viennent pas­ser un bon mo­ment, il y a moins cette vo­lon­té de ga­gner.

Quels sont vos ob­jec­tifs cette an­née ?

Jouer cor­rec­te­ment, pro­gres­ser. J’ai es­sayé de chan­ger la pré­pa­ra­tion, avec plus de ri­gueur dans les en­traî­ne­ments, de rythme, de concen­tra­tion dans les gestes tech­niques. La pro­gres­sion passe par l’in­ves­tis­se­ment in­di­vi­duel et col­lec­tif. Si nous pou­vions par­ti­ci­per à la phase fi­nale, ce se­rait sym­pa. J’ai des bons mecs, ils es­saient de faire ce que je leur de­mande. Il n’y a pas eu de gros bou­le­ver­se­ments dans l’ef­fec­tif. Nous sommes dans l’ama­teu­risme à 150 % : les joueurs paient leur li­cence, leur coup à boire. Il faut le prendre en compte. Ils ont une vie pro­fes­sion­nelle. À moi de m’adap­ter. Nous es­sayons de faire de la mus­cu­la­tion le mar­di plus deux en­traî­ne­ments col­lec­tifs dans la se­maine. Il en fau­drait trois.

Que re­te­nez- vous du pre­mier match de cham­pion­nat (vic­toire 34 à 28 à Brest)?

Il nous man­quait des joueurs. J’ai pu consta­ter des dif­fi­cul­tés à la perte de balle, des fautes tech­niques, de choix, de ges­tion. Il faut que nous met­tions plus de vi­tesse dans notre jeu. On ne pour­ra pas dé­bor­der des dé­fenses avec un rythme faible. Mais cette pre­mière vic­toire était po­si­tive.

Chris­tian Cau­vy près du ter­rain de Créac’h Gwen.

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