Cé­line ac­trice dans “Plus belle la vie”

Co­mé­dienne ori­gi­naire de Rouen, Cé­line Vit­coq a joué pen­dant près de cinq ans le rôle de Wen­dy Le­sage dans la sé­rie té­lé­vi­sée dif­fu­sée sur France 3 : Plus belle la vie. La jeune femme re­vient sur son ex­pé­rience au sein de la sé­rie, son per­son­nage, ses fan

Côté Rouen - - La Une -

Ce­la fait presque cinq ans que vous avez in­té­gré la troupe de co­mé­diens de la sé­rie té­lé­vi­sée Plus belle la vie. Votre per­son­nage dis­pa­raît de l’écran, vic­time d’un tueur en sé­rie… Que re­te­nez-vous pro­fes­sion­nel­le­ment de ces an­nées de tour­nage ? Cé­line Vit­coq : Je re­tiens énor­mé­ment de très belles ex­pé­riences ! Sur un plan pro­fes­sion­nel bien en­ten­du mais pas seule­ment… Le cô­té hu­main compte éga­le­ment pour beau­coup dans la grande aven­ture qu’est Plus­bel­le­la­vie. On a cou­tume d’évo­quer le mot fa­mille entre nous, les ac­teurs, les tech­ni­ciens. C’est une réa­li­té. Nous fonc­tion­nons comme une troupe de théâtre, à ce­ci près que la scène est sans li­mite, puis­qu’elle se pro­page jusque dans le foyer de chaque té­lé­spec­ta­teur ! Les al­lers-re­tours en train que nous ef­fec­tuons ré­gu­liè­re­ment en groupe contri­buent aus­si à ce sen­ti­ment de troupe, d’équipe. Quant au cô­té pu­re­ment pro­fes­sion­nel, c’est une vé­ri­table chance de pou­voir évo­luer dans ce pro­gramme. La ri­gueur est de mise, on tourne vite. Très vite. Il y a un énorme tra­vail de pré­pa­ra­tion en amont du tour­nage. On tourne dix fois plus vite qu’ailleurs, le mi­nu­tage jour est de presque 20 mi­nutes, soit qua­si­ment un épi­sode jour­na­lier. C’est co­los­sal… L’ap­proxi­ma­tion n’a pas sa place, il faut être ef­fi­cace, les prises sont peu nom­breuses et l’er- reur n’est jamais la bien­ve­nue : ni au ni­veau du texte ni sur le plan tech­nique. Tout le monde a son rôle à jouer, de­vant ou der­rière les ca­mé­ras. Vous avez fait de Wen­dy un per­son­nage très at­ta­chant. Com­ment avez-vous créé ce per­son­nage et son ca­rac­tère ? Elle est drôle, fraîche, franche et sans pré­ten­tion. Elle est simple et gen­tille, douée d’em­pa­thie et d’une ca­pa­ci­té d’écoute hors pair pour ses amis et les per­sonnes qui l’en­tourent. Elle est so­laire, en­thou­siaste et pleine de bon sens : c’est la co­pine idéale ! Et puis son phra­sé po­pu­laire, ses mi­miques… J’ai pri­vi­lé­gié tout ce­la en même temps, ce­la lui confère la sym­pa­thie qu’on lui connaît. Les al­lers-re­tours entre Pa­ris et Mar­seille ont dû être nom­breux. Com­ment avez-vous gé­ré votre em­ploi du temps. Avez-vous eu le temps de re­ve­nir à Rouen ? On gère sans trop se po­ser de ques­tions… On s’adapte vite, là en­core. Il faut être dis­po­nible et ai­mer voya­ger bien sûr, plu­sieurs fois par se­maine. Il ar­rive même que l’on fasse l’al­ler-re­tour Pa­ris/Mar­seille dans la même jour­née, soit sept heures de train ! L’oc­ca­sion de pro­fi­ter du temps im­par­ti pour ap­prendre les nom­breux textes ou sim­ple­ment se re­po­ser un peu… Je n’ai eu que ra­re­ment l’oc­ca­sion de re­ve­nir à Rouen, plus vo­lon­tiers pour des évé­ne­ments fa­mi­liaux. Le wee­kend passe vite lorsque l’on rentre tard le ven­dre­di soir à Pa­ris, après la jour­née ou la se­maine de tour­nage, et que l’on re­part le di­manche soir pour être à Mar­seille le lun­di ma­tin de bonne heure… Il y a peu de temps pour d’autres « dé­pla­ce­ments » ! Rouen jus­te­ment, quels sont les lieux qui vous sont les plus chers ? J’ai­mais beau­coup les jar­dins de l’hô­tel de ville, la place de la ca­thé­drale, la rue du Gros-Hor­loge, rien de très ori­gi­nal, les lieux que tout le monde aime je sup­pose ! J’ai de très bons sou­ve­nirs dans les rues en­tou­rant le ly­cée Cor­neille, j’y étais étu­diante. Mon pa­py ado­ré ha­bi­tait juste der­rière et j’ai­mais beau­coup les pe­tites rues qui m’ame­naient chez lui. Vos fans avaient mis en place un mou­ve­ment pour que vous res­tiez dans la sé­rie. Quel ef­fet ça fait ? Peut-on es­pé­rer une meilleure marque de re­con­nais­sance ? C’est en ef­fet une marque de re­con­nais­sance des plus agréables ! J’en ai été très tou­chée, très émue. Par sou­cis de pro­fes­sion­na­lisme, je n’ai pas re­layé cette pé­ti­tion sur mes ré­seaux so­ciaux, elle au­rait de toute évi­dence lar­ge­ment pris de l’am­pleur… Ce n’est pas une sur­prise, les té­lé­spec­ta­teurs l’adorent… Wen­dy était qua­li­fiée de « rayon de so­leil du Mis­tral » par les afi­cio­na­dos du feuille­ton. Flat­teur non ? C’est un ré­con­fort cer­tain, une sorte de baume émo­tion­nel… C’est drô­le­ment agréable de se sen­tir ai­mée et sou­te­nue du pu­blic ! Je re­mer­cie à cette oc­ca­sion, un par un, cha­cun des fans pour leurs ten- dres mes­sages et leur in­dé­fec­tible sou­tien. Cette re­con­nais­sance du pu­blic, com­ment est-il pos­sible de la me­su­rer ? Est-ce quelque chose qui vous guide dans vos choix ? Je la me­sure au quo­ti­dien, dans la rue, dans les lieux pu­blics. Les gens sont très proches de nous, on est avec eux tous les soirs, dans leur sa­lon, à leur table ! On re­çoit de leur part beau­coup d’amour, beau­coup de bien­veillance. Les cour­riers des fans nous ar­rivent nom­breux chaque jour à la pro­duc­tion, chez nos agents res­pec­tifs. Les mes­sages via Fa­ce­book, Twit­ter, Ins­ta­gram… C’est énorme ! Bien en­ten­du je suis très at­ten­tive à tout ce­la, mais mes choix ar­tis­tiques de­meurent les miens. Je suis mes propres en­vies, mes dé­ci­sions m’ap­par­tiennent. À ce propos… les fans se sont po­sé beau­coup de ques­tions, je leur ré­ponds sans dé­tour : quit­ter Plus­bel­le­la­vie n’était pas ma vo­lon­té. Au contraire ! Quels sont vos pro­jets d’après Plus­bel­le­la­vie ? Au­ra-t-on le plai­sir de vous re­voir pro­chai­ne­ment à l’écran ou sur les planches ? Mes pro­jets sont nom­breux, je sème des pe­tites graines un peu par­tout de­puis quelques mois… il faut main­te­nant at­tendre et es­pé­rer qu’elles poussent !

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