Ces cour­siers qui par­courent la ville

De­li­ve­roo, Ke­bi... la ten­dance des li­vrai­sons a vé­lo

Côté Rouen - - La Une -

On les voit tous les jours sillon­ner la ville. Les li­vreurs de re­pas à vé­lo font dé­sor­mais par­tie du pay­sage ur­bain. Il y a d’un cô­té le pe­lo­ton De­li­ve­roo, bien re­con­nais­sable à ses maillots verts, et qui ont fait par­ler d’eux, ces der­nières se­maines, à la fa­veur d’un mou­ve­ment de pro­tes­ta­tion, por­tant sur le sys­tème de ré­mu­né­ra­tion. De l’autre cô­té, il y a le pe­tit Pou­cet Ke­bi (lire

ci-des­sous), moins iden­ti­fiable. De­li­ve­roo compte dé­sor­mais en­vi­ron 130 li­vreurs à Rouen. Les clients com­mandent via le site ou l’ap­pli mo­bile, qui ras­semblent les res­tau­rants par­te­naires, par zone géo­gra­phique. Col­lant de cy­cliste sur les cuisses, Bap­tiste Gui­gnard s’ins­talle place du Vieux-Mar­ché, ac­com­pa­gné de Be­noît Bac­quet, Pierre Beau­val et Bap­tiste Cho­j­nows­ki. Le jeune homme de 21 ans vient d’ache­ver son « shift », nom an­glais don­né à son temps de tra­vail pour De­li­ve­roo. Étudiant en Staps, Bap­tiste a com­men­cé à travailler pour De­li­ve­roo en no­vembre 2016. Il ex­plique : « Quand tu as be­soin d’un pe­tit job étudiant, que tu veux bos­ser quand tu veux et que tu aimes le vé­lo, c’est bien. Le cô­té in­dé­pen­dant est très agréable, tu n’as pas ça à McDo ou Le­clerc. » Avec ses trois com­pa­gnons de route aux pro­fils si­mi­laires, Bap­tiste Gui­gnard a le sta­tut d’ a u t o - e n t r e p r e n e u r. Par­ti­cu­la­ri­té de l’en­tre­prise De­li­ve­roo, elle ne sa­la­rie pas ses li­vreurs. Chaque li­vreur est donc sa propre pe­tite entre- prise au ser­vice de la grande. Pierre Beau­val ra­conte : « D’abord on crée notre sta­tut, on s’en­re­gistre et on rem­plit les pa­piers, il y a plein de pa­piers. »

Par­fait pour les étu­diants

Ar­ri­vé en sep­tembre 2016, l’étudiant en 4e an­née de mé­de­cine liste la pa­pe­rasse à rem­plir pour être en règle : « Urs­saf, im­pôts, l’aide à en­tre­pre­neu­riat… » Pierre le concède : « Si on n’y connaît rien, on peut vite être dans la pa­nade. » Mais les quatre étu­diants de 20 et 21 ans s’en dé­brouillent sans trop de pro­blèmes. Pour eux, il s’agit d’un job d’ap­point, « d’ar­gent de poche » : « Pour nous, ça paye les ex­tras, bières et va­cances. Nos pa­rents sont der­rière nous pour nos études, payent nos loyers. Et on aime vrai­ment le vé­lo. » Un res­tau­ra­teur té­moigne : « J’y gagne en vi­si­bi­li­té et en nombre de clients. Ce­la nous per­met de tou­cher ceux qui ne connais­saient pas le res­tau­rant car ils n’ha­bitent pas le quar­tier. De­li­ve­roo prend une com­mis­sion, mais on s’y re­trouve. » Ar­ticle com­plet à re­trou­ver sur le site www.ac­tu.fr/nor­man­die

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On les voit se fau­fi­ler dans l’es­pace ur­bain, les cour­siers à vé­lo. Qui sont-ils ?

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