Les poêles Cha­leur & cou­leur

Quand il fait froid de­hors, un bon feu ré­chauffe les corps. Lors­qu’en plus le poêle s’ha­bille de cou­leur, il ajoute de la gaî­té à nos in­té­rieurs.

Campagne Décoration - - SOMMAIRE - Texte et Sé­lec­tion : Vic­to­ria Guern

Qu’ils soient à bois ou à pel­lets, les poêles d’au­jourd’hui soignent leur style. Les mo­dèles clas­siques en cé­ra­mique ou en fonte émaillée osent se pa­rer de jaune vif ou de tur­quoise. Quant aux ap­pa­reils contem­po­rains, qui se ma­rient ad­mi­ra­ble­ment aux vieilles pierres, la cou­leur est sou­vent l’un de leurs atouts. Car on peut ai­mer les de­meures an­ciennes sans re­nier la modernité. Outre le crème, le rouge fait main­te­nant par­tie de la pa­lette de base. Mais la grande ten­dance du mo­ment, c’est le blanc pur. On peut aus­si ac­cor­der le co­lo­ris du poêle à ce­lui du conduit. Au-de­là de la cou­leur, les formes savent aus­si se faire joyeuses et mo­dernes. On trouve dé­sor­mais des poêles ronds, ovales, car­rés, élan­cés ou fa­çon écran plat. Dans tous les cas, ils ont tôt fait de de­ve­nir le coeur du foyer.

À BÛCHES OU À PEL­LETS ?

Les poêles à bûches al­lient la bonne odeur et le cré­pi­te­ment du bois à la vi­sion des flammes. S’ils sont plu­tôt uti­li­sés en chauf­fage d’ap­point (car il faut les re­char­ger ré­gu­liè­re­ment), ils peuvent aus­si de­ve­nir le moyen de chauf­fage prin­ci­pal si l’es­pace est ou­vert et que la mai­son bé­né­fi­cie d’une bonne iso­la­tion ther­mique. Au-de­là du look, il faut choi­sir un ap­pa­reil par­fai­te­ment di­men­sion­né pour la de­meure, avec une com­bus­tion ni trop faible ni trop forte. Au­jourd’hui, de nom­breux mo­dèles portent le la­bel Flamme Verte : leur ren­de­ment est au moins égal à 70 % et ils sont éli­gibles au cré­dit d’im­pôt de 30 % (CITE) et à l’éco-prêt à taux zé­ro, s’ils sont ins­tal­lés par un pro­fes­sion­nel cer­ti­fié RGE.

Les poêles à gra­nu­lés, éga­le­ment ap­pe­lés poêles à pel­lets, af­fichent, quant à eux, un ren­de­ment en­core meilleur, sou­vent su­pé­rieur à 80 %, et pou­vant dé­pas­ser les 90 %. On les ins­talle le plus sou­vent dans les mai­sons basse consom­ma­tion (BBC) mais ils s’ac­cordent éga­le­ment très bien aux mai­sons de cam­pagne où ils peuvent de­ve­nir le mode de chauf­fage prin­ci­pal. En ef­fet, se­lon la taille de la mai­son et son iso­la­tion, leur au­to­no­mie peut al­ler jus­qu’à trois jours. De plus, le conduit peut sor­tir aus­si bien en fa­çade ou en toi­ture, ce qui fa­ci­lite l’ins­tal­la­tion. Un ven­ti­la­teur aide à ré­par­tir la cha­leur dans la mai­son. Il en ré­sulte un bruit mais les mo­dèles de dernière gé­né­ra­tion sont de plus en plus si­len­cieux. Plus que des flammes, les poêles à pel­lets pro­duisent des flam­mèches mais, sur ce point aus­si, les fa­bri­cants font des pro­grès. Se­lon le ni­veau de gamme, le poêle s’al­lume et s’éteint au­to­ma­ti­que­ment, offre une mo­du­la­tion de la puis­sance.

REN­DE­MENT ET MA­TÉ­RIAUX

Mais avant de pen­ser à la cou­leur et aux op­tions, il convient de choi­sir le bon ap­pa­reil en termes de puis­sance. Pour chauf­fer le mieux pos­sible, le poêle doit fonc­tion­ner à plein ré­gime. S’il est trop puis­sant, il sur­chauf­fe­ra, consom­me­ra trop de bois et en­cras­se­ra le conduit. En règle gé­né­rale, on compte 1 kW pour 10 m² ou 25 m3. Mais il fau­dra une puis­sance su­pé­rieure si l’ha­bi­ta­tion est mal iso­lée et/ou s’il y a une mez­za­nine, par exemple. Dans tous les cas, l’ins­tal­la­teur doit se dé­pla­cer pour éva­luer les be­soins et conseiller l’équipement adé­quat. Dans une ré­gion fo­res­tière, les bûches sont le com­bus­tible le moins oné­reux. Mais il est né­ces­saire d’avoir de la place pour les conser­ver à l’abri et avoir ain­si tou­jours du bois sec. Les gra­nu­lés de bois, ou pel­lets, sont des sous-pro­duits de me­nui­se­rie. Ils sont fa­ciles à sto­cker et à uti­li­ser mais leur prix est un peu plus éle­vé que ce­lui des bûches. Il existe éga­le­ment des pla­quettes fo­res­tières, ob­te­nues à par­tir de branches broyées, très éco­no­miques et per­for­mantes, mais en­com­brantes. Autre so­lu­tion : les bûches re­cons­ti­tuées, com­pactes et propres (peu de cendres), qui chauffent trois fois mieux qu’une bûche clas­sique mais sont trois fois plus chères. Du cô­té des ma­té­riaux, la fonte est un ma­té­riau dense et à forte iner­tie. Elle res­ti­tue la cha­leur de fa­çon ho­mo­gène dans la pièce, len­te­ment, et même long­temps après que les braises se sont éteintes. L’acier monte plus vite en tem­pé­ra­ture et per­met d’avoir des formes et des cou­leurs très dé­co­ra­tives. Bien moins lourd que la fonte, il peut s’ins­tal­ler sans pro­blème en étage. Mais la cha­leur qu’il pro­cure est moins uni­forme et re­des­cend vite lorsque le bois s’est consu­mé. Quant à la pierre ol­laire, au­tre­ment ap­pe­lée stéa­tite, elle s’uti­lise seule ou as­so­ciée à de l’acier ou de la fonte pour faire des poêle de masse (ou à ac­cu­mu­la­tion). Elle ac­cu­mule for­te­ment la cha­leur et la res­ti­tue long­temps après. De plus, elle est très éco­nome en com­bus­tible car deux heures de com­bus­tion offrent jus­qu’à douze heures de cha­leur.

1. Go­thique Ce poêle à bois mul­ti­com­bus­tibles vert lau­rier four­nit une com­bus­tion res­pec­tueuse de l’en­vi­ron­ne­ment tout en gar­dant une vitre propre. « Hun­ting­don 35 » , 2 898 €, Sto­vax.

2. Peps Per­for­mant (ren­de­ment 75 %) et in­dé­mo­dable avec son look ré­tro re­vi­si­té, ce poêle vi­ta­mine la dé­co. Existe aus­si en bleu et en ivoire. « So­rel » orange, 790 €, In­vic­ta.

9. Pro­gram­mable Ha­billage en cé­ra­mique émaillée et porte en verre sé­ri­gra­phiée pour ce poêle à pel­lets. Plu­sieurs pro­gram­ma­tions. Quatre ni­veaux de puis­sance. « Pline » jaune, prix sur de­mande, Se­guin.

10. Ul­tra-per­for­mant Mo­dèle en faïence blanc opale avec cor­niches vert tur­quoise. Foyer à triple com­bus­tion. Ren­de­ment su­pé­rieur à 80 %. « Ca­lo­ri­tube Am­broise » , prix sur de­mande, Oli­ger.

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