LE TEMPS DES VACANCES

Ins­tal­lée à Biar­ritz, Del­phine Car­rère a je­té son dé­vo­lu sur la pointe du bas­sin d'Ar­ca­chon pour ins­tal­ler ses quar­tiers d’été en fa­mille. Tour du pro­prié­taire d’une mai­son où il fait bon se dé­tendre.

Campagne Décoration - - SOMMAIRE - TEXTE : JE­RE­MY CALLAGHAN - TRA­DUC­TION : ASTRID STEFFAN

Ce n’est un se­cret pour per­sonne, le Cap Fer­ret in­vite à l’éva­sion. Là, sur cette large bande de sable qui sé­pare l’océan At­lan­tique des eaux calmes du Bas­sin d’Ar­ca­chon, on se croi­rait dans un autre monde. L’en­droit n’est tra­ver­sé que par une seule route. Au bout du che­min, bien­ve­nue dans un royaume pai­sible qui se foule pieds nus. Ou à vé­lo. Car une chose est sûre, au Cap Fer­ret, la vie se sa­voure avec len­teur.

L’ar­chi­tecte Del­phine Car­rère, son ma­ri Jean-Ch­ris­tophe et leurs trois en­fants Pia, Tess et Jean, y passent leurs vacances de­puis des an­nées. Ils rê­vaient, un jour, d’ache­ter un bout de ter­rain rien que pour eux. « Ici, nous sommes à moins de deux heures de route de la côte Basque, où nous vi­vons. Et pour­tant, le Cap Fer­ret est pro­fon­dé­ment dé­pay­sant. J’ai l’im­pres­sion que c’est l’un des der­niers en­droits vrai­ment “libres” de la côte. Les sen­tiers sont sa­blon­neux, les mai­sons pe­tites, sou­vent dis­si­mu­lées par la vé­gé­ta­tion. Ici, la na­ture règne en maître. Son om­ni­pré­sence bou­le­verse notre ma­nière de voir les choses. »

Les lignes tra­di­tion­nelles d’un toit en pente douce, sur l’une des mai­sons d’ori­gine de la pointe du Cap Fer­ret, ont at­ti­ré l’at­ten­tion du couple. Cette mai­son d’été, bâ­tie dans les an­nées 1940, a su ré­sis­ter au pas­sage du temps et conser­ver ses élé­ments d’ori­gine. Avec son em­pla­ce­ment ex­cep­tion­nel, elle avait tout pour char­mer Del­phine et Jean-Ch­ris­tophe.

« Les grandes fe­nêtres rondes aux pe­tites vitres car­rées sont ty­piques du Cap Fer­ret, pré­cise Del­phine. Au dé­part, ce qui m’at­ti­rait dans cette mai­son, c’était son cô­té “mai­son fa­mi­liale”, presque “an­cien monde”, tout en bois, bâ­tie pour l’été, et char­gée d’his­toire. Elle n’avait rien à voir avec les mai­sons ac­tuel­le­ment à la mode. » Pour le couple, qui tra­vaille dans la ges­tion de pro­jet et le bâ­ti­ment, la ré­no­va­tion fut un jeu d’en­fant. En six se­maines, tout était ré­glé.

Au grand bon­heur de Del­phine, les to­mettes d’ori­gine, ca­chées par le li­no, étaient tou­jours in­tactes. Au­jourd’hui li­bé­rées de leur pri­son en plas­tique, elles ap­portent un es­prit es­ti­val à l’in­té­rieur. Aux murs, les lam­bris en pin clas­sique ont été re­peints en blanc, et une cui­sine, simple mais fonc­tion­nelle, a été ins­tal­lée. Les lignes claires du banc et de la ré­serve, en bois na­tu­rel, ap­portent une touche de mo­der­ni­té.

Fil rouge, ou plu­tôt vert, de la mai­son, la cou­leur « Ar­se­nic » de Far­row & Ball ap­porte une gaie­té lu­dique à l’en­semble, clin d’oeil aux ca­bines de plage. En aplat ou en rayures, elle court sur la fa­çade et à l’in­té­rieur de la mai­son, lui don­nant beau­coup de ca­rac­tère. « C’est une cou­leur joyeuse, par­faite pour une mai­son de vacances, af­firme Del­phine. Je vou­lais une teinte un peu fla­shy, qui donne une am­biance es­ti­vale. Au dé­part, la mai­son était toute blanche, mais elle est bien plus amu­sante comme ça. »

- PHO­TOS : GAELLE LE BOULICAUT

HAR­MO­NIE DES TEINTES La mai­son vue de l’ar­rière. Les rayures peintes en cou­leur « Ar­se­nic » (Far­row & Ball) évoquent une ca­bane de plage.

MAέTRESSE DES LIEUX Del­phine Car­rère sur la ter­rasse de sa mai­son de vacances.

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