Base étoi­lée

Sur une même base tech­nique, Mer­cedes pro­pose deux four­gons es­thé­ti­que­ment iden­tiques, mais aux pres­ta­tions di érentes. D’un cô­té, un Vi­to très uti­li­taire, de l’autre, le Classe V pen­chant mo­no­space. Deux vé­hi­cules que pro­posent quelques amé­na­geurs et que

Camping-Car Magazine - - Le Jour­nal du Van - PAR PHI­LIPPE BILLON

Cette troi­sième gé­né­ra­tion de Vi­to/Classe V, ap­pa­rue en 2014, re­pose sur le châs­sis étren­né par la ver­sion pré­cé­dente, non sans mo­di ca­tions. En ef­fet, l’ac­tuel vé­hi­cule change de trans­mis­sion sui­vant ses mé­ca­niques (trac­tion ou pro­pul­sion, voire in­té­gral en op­tion) alors que son pré­dé­ces­seur était dèle aux roues ar­rière mo­trices. Les in­gé­nieurs al­le­mands ont donc dû adap­ter la par­tie avant de la pla­te­forme pour re­ce­voir ses mé­ca­niques aus­si bien lon­gi­tu­di­na­le­ment, que trans­ver­sa­le­ment. Sous le ca­pot, on re­trouve deux blocs quatre- cy­lindres tur­bo- die­sel : un 1.6 dé­ve­lop­pant 88 ou 114 ch, et un 2.1 dé­li­vrant 136, 163 ou 190 ch. Le pre­mier pro­vient de la banque d’or­ganes du cons­truc­teur fran­çais Re­nault, du fait d’un ac­cord in­dus­triel por­tant sur les vé­hi­cules uti­li­taires (le Mer­cedes Ci­tan n’est autre qu’un Kan­goo re­bad­gé). Dans le cas de ce 1.6, qui n’est pas dis­po­nible dans la ver­sion VP Classe V, la trans- mis­sion se fait obli­ga­toi­re­ment aux roues avant via une boîte de vi­tesses ma­nuelle à 6 rap­ports. De son cô­té, le 2.1, qui équipe aus­si bien le Vi­to que le

Classe V, trans­met sa puis­sance aux roues ar­rière. Il peut re­ce­voir en op­tion l’agréable boîte de vi­tesses au­to­ma­tique à 7 rap­ports 7G-TRO­NIC PLUS (en sé­rie sur 119 CDI/250D). Ega­le­ment en sus, la trans­mis­sion in­té­grale 4MA­TIC, obli­ga­toi­re­ment as­so­ciée à cette der­nière, peut équi­per les trois ver­sions les plus puis­santes.

Faux ju­meaux Si Vi­to et Classe V adoptent la même es­thé­tique, le se­cond n’est pas qu’une ver­sion fa­mi­liale du pre­mier. Tech­ni­que­ment, les mo­di­fi­ca­tions portent sur­tout sur l’amor­tis­se­ment, pas­sa­ble­ment re­vu pour plus de confort, mais aus­si sur la pré­sen­ta­tion. En ef­fet, le Classe V dis­pose de sa propre planche de bord, qui dé­laisse l’am­biance uti­li­taire de celle de son ho­mo­logue pour un de­si­gn très lar­ge­ment ins­pi­ré de ce­lui des ber­lines et SUV de la marque. Re­vers de la mé­daille, cette mon­tée en gamme mé­ca­nique et es­thé­tique se res­sent au ni­veau ta­rif : le Classe V 200D dé­bute à 43 020 € quand un Vi­to 114 CDI équi­pé du même mo­teur s’af che à 25 520 €. Ce­ci ex­plique que la qua­si­to­ta­li­té des amé­na­geurs tra­vaillant sur la base du Mer­cedes (au sein des­quels on peut ci­ter Mer­cedes lui-même, avec le Mar­co Po­lo, Han­road, Sty­le­van, JCG ou West­fa­lia) pri­vi­lé­gient la plus rustre, mais digne ver­sion uti­li­taire.

La planche de bord du Vi­to (ci-des­sus) di†ère net­te­ment deˆcelle beau­coup plus soi­gnée duˆClasse V (ci-contre). Sous le ca­pot, on trouve unˆ1.6ˆd’ori­gine Re­nault ou leˆ2.1 Mer­cedes.

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