AlôMars ? Ici Vé­nus

Causette - - ON NOUS PREND POUR DES QUICHES ! -

en ces temps sombres où la fé­mi­ni­té semble s’être sui­ci­dée sur l’au­tel du « djen­deur », vous trou­ve­rez le ré­con­fort dans un mer­veilleux ou­vrage, écrit très gros, qui re­met l’église au mi­lieu du vil­lage : Hommes Femmes – Vive la dif­fé­rence ! * C’est le der­nier livre de Pi­lar Sor­do, psy­cho­logue chi­lienne dont l’édi­teur fran­çais as­sure, sur la qua­trième de cou­ver­ture, qu’elle a 700 000 « J’aime » sur Fa­ce­book (gage in­éga­lable de qua­li­té, comme cha­cun sait). Ou­bliez les af­freux gau­chistes et autres in­tel­lo-pro­gres­sistes de ce monde en vous lais­sant ca­res­ser le tra­di­tio­na­lisme dans le sens du poil : « La mis­sion pre­mière [des femmes] est d’en­tre­te­nir de bonnes re­la­tions af­fec­tives […]. Le mas­cu­lin, lui, se sent bien dans la me­sure où il at­teint les ob­jec­tifs et les buts qu’il se fixe tout au long de sa vie », nous ras­sure la grande pen­seuse. « Comme les femmes ont une plus grande ten­dance à vivre sans la né­ces­si­té d’un abou­tis­se­ment, pour elles, il ne sert à rien [...] qu’un homme qui se conduit mal du lun­di au ven­dre­di [leur] fasse un ca­deau à la fin de la se­maine », ex­plique-t‑elle en­core. Une pen­sée criante de vé­ri­té qui s’ap­puie sur une étude pous­sée du quo­ti­dien : « Nous avons consta­té que si un homme mal­traite une femme trois heures avant d’es­sayer de la sé­duire, elle au­ra moins de ré­pon­dant sexuel qu’une femme qui a été bien trai­tée toute la jour­née. » Ah, qu’il est bon d’être re­mise à sa place ! C’est l’his­toire d’un chan­teur po­pu­laire en Zam­bie, ­Clif­ford Dim­ba alias Gene‑ ral Ka­nene, qui viole une fille de 14 ans et se prend dix-huit an­nées de ré­clu‑ sion. Sauf qu’un an après, en ­juillet 2015, Clif­ford Dim­ba est gra­cié par Ed­gar Lun­gu, le pré­sident zam‑ bien, et sort de pri­son. Et, en dé­cembre, le vio­leur avé­ré est nom­mé – te­nez­vous bien – am­bas­sa­deur de la lutte contre les vio‑ lences faites aux femmes. Bim ! L’in­trigue et les per‑ son­nages sont dignes des farces les plus cy­niques ou d’un bon théâtre de l’ab‑ surde. Sauf que c’est la vraie vie, un vrai vio­leur, un vrai pré­sident et un vrai fou­tage de gueule. Cau­sette au­rait ai­mé vous don­ner les ex­pli‑ ca­tions du gou­ver­ne­ment zam­bien, mais hé­las tous leurs ser­vices res­tent in­joi‑ gnables… Bi­zarre.

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