Re­mise

Causette - - SOMMAIRE -

Le pe­tit hé­ros de cet al­bum est pres­sé d’en­trer à l’école pour se faire plein de co­pains. Mais quelques jours après la ren­trée, à force d’en­tendre ses ca­ma­rades par­ler de leur père, il prend conscience que lui n’en a pas. « Le soir, j’ai de­man­dé à Ma­man : “Et moi ? Com­ment il est mon Pa­pa ?” Ma­man a eu cet air bi­zarre qu’elle a de temps en temps, comme la fois où elle a fi­ni tous les ca­ra­mels. Mais en­suite, elle a pris une grande ins­pi­ra­tion et m’a dit : “Ton Pa­pa, il est par­ti il y a très très très long­temps.” » L’en­fant a en­ten­du, bien sûr, et il a com­pris. Mais, à l’école, on lui de­mande où donc est par­ti son père. Alors il brode et ra­conte qu’il est par­ti en mer et, de fil en ai­guille, il in­vente, fan­tasme, pour fi­na­le­ment an­non­cer que son père est une sar­dine. Car­ré­ment ! De mo­ments co­casses (tous ses co­pains vont cher­cher ce pa­pa par­mi les sar­dines en boîte) en si­tua­tions at­ten­dris­santes (l’en­fant va sur la plage at­tendre que son père nage jus­qu’à lui), l’al­bum pose un re­gard sen­sible sur ce gar­çon qui s’ar­range avec la vé­ri­té pour com­bler l’ab­sence et avoir, lui aus­si, un pa­pa dont il peut par­ler. Et s’il ne ren­trait pas bre­douille de son es­ca­pade à la mer ?

UAc­cro­chez-vous, ça dé­mé­nage ! Comme cha­cun des livres de l’au­teu­rillus­tra­teur Claude Pon­ti, son der­nier al­bum offre de quoi lire et ob­ser­ver pen­dant des heures ! C’est pas com­pli­qué, chaque page grouille de dé­tails et de trou­vailles dans le texte comme dans l’image. Nous re­trou­vons cette fois le per­son­nage de Georges Le­banc (banc pu­blic du square Al­bertDu­ron­quar­ré de son état et hé­ros d’un pré­cé­dent livre épo­nyme) et ses amies les sou­ris ar­chi­vistes désem­pa­rés : « Kas­ta­troffe ! », les lettres des textes re­la­tant la vie du square dis­pa­raissent les unes après les autres et sont rem­pla­cées par des pattes de mouches. L’en­quête com­mence donc et, na­tu­rel­le­ment, les soup­çons se portent sur... les mouches. In­di­gnées, elles ren­voient la balle sur les bour­dons qui, eux-mêmes, ac­cusent les To­té­mi­miques qui, elles, soup­çonnent... Bref ! Les sou­ris ar­chi­vistes ont du pain sur la planche si elles veulent ré­soudre ce ré­jouis­sant Mys­tère des Nigmes.

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