Une ré­vo­lu­tion ? C’est quand on re­tourne pile d’où on vient. En moins bien.Au

Causette - - ÉDI­TO - Cau­sette

moins, les masques sont bel et bien tom­bés : le can­di­dat du PS était trop à gauche pour son propre par­ti ? Paf ! lâ­ché par les siens en rase cam­pagne. Oh, Em­ma­nuel, que tu es bôôôôôô ! Le Front na­tio­nal, lui, se vautre dans la jouis­sance de pou­voir conti­nuer à jouer son rôle d’épou­van­tail, nour­ri par le re­fus du PS et des Ré­pu­bli­cains de pro­po­ser de vrais chan­ge­ments, ceux-là même qui sont si heu­reux d’avoir trou­vé en Ma­cron un moule sans as­pé­ri­tés où se fondre col­lés-ser­rés, en bon ­Thé­nar­dier d’un peuple à qui on ne de­mande plus rien d’autre que de « faire rem­part ». Euh, ça com­mence à se voir, les gars, là… Et si Mé­len­chon s’était trou­vé au se­cond tour face à l’an­ge­lot du « sys­tème », je mets ma main à cou­per qu’un autre « front ré­pu­bli­cain » se­rait ap­pa­ru pour « faire bar­rage à ». Vous sa­vez quoi, je crois que cette fois vous vous êtes cra­més : le prin­cipe de base des illu­sion­nistes, c’est de ne pas faire deux fois le même tour (même à quinze ans d’in­ter­valle !), si­non le pu­blic risque de cap­ter le truc. Mais c’est pas grave, on prend les mêmes et on re­com­mence, mer­ci de faire sem­blant de ne rien voir. Les vieux par­tis sont fi­nis ? Rui­nés, les Ré­pu­bli­cains ? À terre, le PS ? Le PCF et le Front de gauche sentent le ren­fer­mé ? Et ce fi­chu FN, alors ? Com­bien de temps en­core nous fe­rez-vous prendre le risque de re­trou­ver la peste au pou­voir, tout ça pour être sûrs d’être lar­ge­ment élus ? Alors, tiens, pour la peine : parce que nous n’at­ten­drons pas 2022 pour s’en­tendre dire que le pré­sident Ma­cron n’a, au fi­nal, rien fait de plus qu’en­tre­te­nir un néo­li­bé­ra­lisme à vi­sage pro­gres­siste. Parce que même si nous sommes de mi­gnonnes pe­tites choses, il fau­drait voir à pas trop nous prendre pour des cas­tors avec vos his­toires de bar­rages. Parce que nous al­lons pas­ser les cinq an­nées à ve­nir à son­der le peuple, tout le peuple, là où il est, au bord des routes et dans les ar­rière-cui­sines, dans les bouges et dans la merde. Pour quoi faire ? Pour par­ti­ci­per à la re­cons­truc­tion to­tale d’un sys­tème à bout de souffle, par­di. Avec mes co­pines, on s’est réunies, on a bien ré­flé­chi et on s’est dit : nous, on lance « En route ! ». Al­lez les Si­mone, en voi­ture, re­joi­gnez-nous, adhé­rez, par­ti­ci­pez, et vous ver­rez qu’en 2022 on ­pré­sen­te­ra notre gou­ver­ne­ment et sa can­di­date. Chiche ?

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