On est quand même bien bonnes!

Causette - - ÉDITO - Cau­sette Ré­ser­va­tions : fes­ti­val-cau­sette.com

Et si je dé­teste les ­mau­vais exer­cices de style qui consistent à pla­cer le plus de fois le même mot dans un court texte, je m’en fiche, je me lâche au­jourd’hui. De­puis le temps que je me re­tiens sur ce­lui-ci. Vous met­trez ça sur le compte de la vi­dange de ma « charge men­tale ». Ma dé-charge édi­to­riale pré­es­ti­vale, en quelque sorte. Ain­si, nous sommes quand même bien bonnes, et vous sa­vez ce qu’on dit des gens trop bons. Sauf que la ma­jo­ri­té d’entre nous l’est à fond, non ? On nous aime bonnes à re­gar­der tant qu’on est bonnes à ma­rier. Puis gen­ti­ment bonnes à tout faire parce qu’on est bonnes amies, bonnes col­lègues et sou­vent bonnes ma­mans. Vous en connaissez beau­coup, des bonnes à rien, vous ? La bonne du cu­ré et la bonne soeur n’avaient pro­ba­ble­ment pas la même vie, mais elles avaient peut-être les mêmes en­vies… Et pa­ta­tras : « À la niche, Mau­ri­cette ! » (Elle est bonne, non ? Par­don). Mais je dis non. Ou plu­tôt si. Je dis : « Ve­nez, mes amies, dé­char­ger toute cette masse de trucs à pen­ser, vous n’en pen­se­rez que mieux ! » Que cha­cune prenne son train, son bus, son chien, aban­don­nant ou em­bar­quant sans crier gare amis et fa­mille, ô Bonne Mère qu’ont-elles fait des bonnes moeurs ?! Elles les ont ­man­gées toutes crues, en bonnes vi­vantes, par­di ! La mu­sique, ­l’am­biance, la pa­role, l’en­tente, la fran­quette, la cause et peut-être même nos co­pines hommes, toutes y se­ront bonnes. Alors, mes chères amies, on se re­trouve toutes fin juin sous le so­leil de Bor­deaux ! De­man­dez le pro­gramme et, vous n’al­lez pas me croire, mais cette pre­mière édi­tion d’un sa­cré fes­ti­val… je vous la sou­haite bien bonne ! Bonne route,

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