Ka­rine Viard

Dans Ja­louse *, de Da­vid et Sté­phane Foen­ki­nos, elle joue une quin­qua qui dé­rape sé­vè­re­ment. Ja­louse de sa fille, de son mec, de sa col­lègue. Ka­rin Viard au som­met de son art.

Causette - - CINÉMA - THÉÂTRE - LIVRES - MUSIQUE - PITCHOUS - Pro­pos re­cueillis pa r sa­rah gan­dillot

Cau­sette : Les livres mar­quants de la « bi­blio­thèque » de vos pa­rents ?

Mon grand-père (qui m’a

ka­rine viard : éle­vée) était pas­sion­né par la Se­conde Guerre mon­diale et nous avions aus­si toute la col­lec­tion de Life (la na­ture, les sciences, la géo­gra­phie et l’his­toire, etc.). Et à la fin de sa vie, il avait dé­ci­dé ­d’ap­prendre à dé­chif­frer les hié­ro­glyphes, donc nous étions très « Égypte an­cienne ». Ma grand-mère, elle, li­sait Pa­ris-Nor­man­die en long, en large et en tra­vers.

Les lieux de votre en­fance ?

Bois-Guillaume, en Nor­man­die, à

k. v. : cô­té de la fo­rêt de Guillaume le Con­qué­rant. Avec qui ai­me­riez-vous en­tre­te­nir une longue cor­res­pon­dance et pour­quoi ?

Do­nald Win­ni­cott, un pé­diatre, psy

k. v. : chiatre et psy­cha­na­lyste bri­tan­nique dont j’adore les écrits. J’au­rais deux-trois choses à lui de­man­der sur l’en­fance, la ma­ter­ni­té et com­ment se sor­tir de tout ça...

Une grande his­toire d’amour avec une per­sonne du même sexe. Ce se­rait qui et pour­quoi ?

k. v. : Une bom­basse du genre Eva Mendes, su­per belle, su­per sexy, bon quand même très hé­té­ro... Si­non, une fille un peu ex­pé­ri­men­tée, genre Mi­chelle Ro­dri­guez. Jo­lie bru­nette dont je se­rais la pou­pée. Que faites-vous dans vos pé­riodes de dé­pres­sion ?

Je mange beau­coup de sucre, es­sen

k. v. : tiel­le­ment du cho­co­lat, et je peux res­ter cou­chée pen­dant deux jours. Que faites-vous dans vos pé­riodes d’ex­ci­ta­tion ?

Je cours comme une poule sans tête.

k. v. : Cours de danse, dé­jeu­ner, ci­né­ma, apé­ro… Je dors deux heures par nuit sans être fa­ti­guée.

Votre re­mède contre la fo­lie ?

Alors là.... que cha­cun se dé­brouille.

k. v. : Au­cun re­mède.

Vous créez votre mai­son d’édi­tion. Qui pu­bliez-vous ?

k. v. : Chris­tine An­got, Lio­nel Du­roy, Phi­lip Roth. Pa­trick Mo­dia­no et Diane Bras­seur, une co­pine scripte qui écrit ma­gni­fi­que­ment. Et tous ceux que j’ou­blie.

Vous tenez sa­lon. Qui in­vi­tez-vous ?

Louise Bour­geois, Prince et Bob

k. v. : ­Mar­ley, Diane Ar­bus, Éli­sa­beth Ba­din­ter, An­nette Mes­sa­ger, Jean Dou­chet, Al Pa­ci­no, les frères Coen... Et je fi­ni­rais la soi­rée en tête à tête avec Ja­vier Bar­dem.

Le se­cret d’un couple qui fonc­tionne ?

Alors là…

k. v. : Que trouve-t-on de par­ti­cu­lier dans votre « chambre à vous » ?

Rien de par­ti­cu­lier, si ce n’est de très

k. v. : jo­lies lampes et des tables de che­vet Knoll.

À quoi re­con­naît-on un ami ?

À sa bien­veillance, sa qua­li­té d’écoute,

k. v. : sa dé­li­ca­tesse, son in­tel­li­gence et sa drô­le­rie.

Quel est le comble du sno­bisme ?

k. v. : Trou­ver que l’en­fi­lade de Ca­sa est net­te­ment mieux que celle de Mol­te­ni.

Qu’est-ce pour vous que le fé­mi­nisme ?

Une évi­dence quand on est une

k. v. : femme. À cha­cune sa fa­çon de l’être tou­te­fois. La plus belle fa­çon de se don­ner la mort ?

Ah non, je ne peux pas ré­pondre à

k. v. : cette ques­tion. Qu’est-ce qui oc­cupe vos pen­sées « nuit et jour » ?

Mes filles ado­les­centes. Je de­vrais

k. v. : sans doute chan­ger de su­jet... Vous dé­mar­rez un jour­nal in­time. Quelle en est la pre­mière phrase ?

« Ça au­rait pu mal tour­ner, mais

k. v. : ­fi­na­le­ment… »

U

* Sor­tie le 8 no­vembre.

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