J’avoue, j’aime pas…

Causette - - ÉDITO -

… J’aime pas sou­hai­ter la bonne an­née, les meilleurs voeux (et-sur­tout-la-san­té-hein), tout ça, gna­gna­gna, d’ha­bi­tude, ça m’énerve. Je suis comme ça, j’y peux rien. Mais cette an­née, j’ai dé­ci­dé de faire une ex­cep­tion. C’est ma pre­mière ré­so­lu­tion – même si je n’aime pas non plus les ré­so­lu­tions, sur­tout les bonnes (les mau­vaises, passe en­core). Parce que cette an­née, j’ai vrai­ment en­vie de vous – de nous –, sou­hai­ter plein de bonnes choses. Et pas que du bla-bla : de vraies bonnes choses sin­cères et réelles qui ré­chauffent le coeur, serrent les coudes et nour­rissent l’es­prit. Fran­che­ment, on ne les au­ra pas vo­lées. Alors voi­là, ex­cu­sez le fou­toir, ça va sor­tir en vrac. Je vous sou­haite, mes bien chères lec­trices : – d’abord, une ga­lette des reines avec une fève trans­genre pour em­mer­der les ré­acs – une pa­role des femmes qu’on n’au­rait plus be­soin de li­bé­rer – plus de sa­lade et moins de bi­doche pour une pla­nète moins ma­lade et moins moche – de la PMA pour tous et toutes ceux·celles qui ont de l’amour à don­ner – que Ma­cron se lève du pied gauche, pour voir – que Trump… heu… il ne faut pas sou­hai­ter du mal aux gens, alors rien : que les ­sor­cières fé­mi­nistes s’en oc­cupent ! #Ba­lan­ceTonSort – plus de siestes, moins de cra­pules – une charge men­tale à quatre hé­mi­sphères – un ave­nir pour les gosses – moins de pub, plus de tubes – de la poésie – du po­gnon en quan­ti­té rai­son­nable – un vrai congé pa­ter­ni­té pour tous (on in­siste !) – moins de lob­bies chi­miques et plus d’in­té­rêt pu­blic – un concert de Joan Baez gra­tos pour toutes les lec­trices de Cau­sette – plus d’amour (parce qu’on a beau dire, on n’a tou­jours pas fait mieux) – et aus­si la fin des guerres, de la mi­sère, des ma­la­dies, des sa­lauds, des ty­rans, des… par­don, je m’en­flamme un peu – alors du bon­heur, du bon­heur, du bon­heur et en­core du bon­heur Quant à moi, je vous livre ma deuxième ré­so­lu­tion : être tou­jours là, au­près de vous, pour râ­ler, en­quê­ter, rire et ai­mer pen­dant en­core de longues an­nées *. Et sur­tout la san­té, hein.

Cau­sette * Le 9 jan­vier, le tri­bu­nal de com­merce dé­ci­de­ra du sort de notre jour­nal. Soit il pro­nonce la ces­sa­tion d’ac­ti­vi­té, soit il nous au­to­rise à pour­suivre le temps de trou­ver un re­pre­neur ou une re­pre­neuse. Nous avons bon es­poir d’y par­ve­nir ! À très vite !

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