La PMA pour les nul·les

Causette - - SOM­MAIRE -

Pro­créa­tion mé­di­ca­le­ment as­sis­tée. Le terme a été aban­don­né par les mé­de­cins en 2010, qui parlent dé­sor­mais d’as­sis­tance mé­di­cale à la pro­créa­tion (AMP). Mais la rue et les op­po­sant·es conti­nuent à par­ler de PMA.

Le·la gy­né­co­logue in­jecte les sper­ma­to­zoïdes pré­pa­rés, triés, de l’homme dans l’uté­rus de la femme dont les ovaires ont été sti­mu­lés par un trai­te­ment hor­mo­nal. La ren­contre des ga­mètes se fait dans l’uté­rus. Près de 55 000 in­sé­mi­na­tions ont été r­éa­li­sées en 2015.

Les ovaires ont été sti­mu­lés par des in­jec­tions d’hor­mones. Lors de l’ovu­la­tion, plu­sieurs ovo­cytes sont ponc­tion­nés sous anes­thé­sie. Ils sont fé­con­dés en la­bo­ra­toire par des sper­ma­to­zoïdes triés puis mis dans une éprou­vette. Une fois que des em­bryons se sont for­més, le mé­de­cin les trans­fère dans l’uté­rus de la femme. Quelque 20 000 FIV ont été réa­li­sées en 2015.

Même pro­ces­sus de dé­part, mais le·la bio­lo­giste in­tro­duit un sper­ma­to­zoïde unique di­rec­te­ment dans l’ovo­cyte. Cette tech­nique per­met de pal­lier les dé­faillances des sper­ma­to­zoïdes. Plus de 40 000 IC­SI ont été réa­li­sées en 2015.

Les em­bryons ob­te­nus au cours d’une FIV ne sont pas tous ré­im­plan­tés. Ceux qui sont de grande qua­li­té, mais « sur­nu­mé­raires », sont conge­lés pour être éven­tuel­le­ment réuti­li­sés lors d’une autre ten­ta­tive. Le taux de gros­sesses par trans­fert d’em­bryons conge­lés est de 11 % après FIV et de 8 % après IC­SI. Plus de 28 000 TEC ont été pra­ti­qués en 2015. En France, on comp­tait 221 538 em­bryons conge­lés en 2015. Lorsque les ovo­cytes de la femme, ou les sper­ma­to­zoïdes de l’homme sont dé­faillants, le re­cours à des don­neurs ou des don­neuses est lé­gal en France. Le re­cueil de sper­ma­to­zoïdes est ai­sé, le don­neur s’isole dans une ca­bine et re­cueille son sperme ma­nuel­le­ment. La don­neuse doit s’im­po­ser un trai­te­ment hor­mo­nal de sti­mu­la­tion pour per­mettre à ses ovaires de pro­duire plu­sieurs ovo­cytes à ponc­tion­ner sous anes­thé­sie. Trois pour cent des FIV sont réa­li­sées avec un don de ga­mètes, en 2015. Le double don (don d’ovo­cytes + don de sperme) est in­ter­dit en France. Le don de toutes les par­ties du corps étant ano­nyme et gra­tuit en France, les don­neur·ses ne sont pas in­dem­ni­sé·es, en­core moins ré­mu­né­ré·es. La pé­nu­rie d’ovo­cytes est im­por­tante. Les dons ont ce­pen­dant pro­gres­sé de 35 %, se­lon l’Agence de la bio­mé­de­cine, de­puis qu’il n’est plus né­ces­saire d’être dé­jà mère pour pou­voir don­ner ses ga­mètes. il faut être hé­té­ro­sexuelle, en couple et avoir moins de 43 ans. On es­time que 10 000 couples se rendent tous les ans à l’étran­ger pour bé­né­fi­cier de trai­te­ments d’AMP qui leur sont interdits en France.

n’est pas pos­sible en France (ex­cep­té si on est don­neuse, mais avec de fortes contraintes, ou dans le cas de cer­tains trai­te­ments can­cé­reux), en Autriche et à Malte. Elle est lé­gale en Bel­gique, au Bré­sil, au Ca­na­da, en Es­pagne, Grande-Bre­tagne, Ita­lie, Suisse, aux États-Unis, en Is­raël, au Ja­pon, en République tchèque.

U

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.