Brexit sans ho­me­work

Causette - - ON NOUS PREND POUR DES QUICHES ! - * You on­ly live once, « on ne vit qu’une fois », comme disent les têtes brû­lées an­glo­phones.

On sa­vait que sor­tir de l’Union eu­ro­péenne était un pa­ri ris­qué, on ap­prend au­jourd’hui que c’est un nu­mé­ro de tra­pèze sans fi­let. Le mi­nistre bri­tan­nique du Brexit, Da­vid Da­vis, a avoué, le 6 dé­cembre, de­vant des dé­pu­tés que son ca­bi­net n’avait pas, con­trai­re­ment à ce qu’il avait avan­cé, réa­li­sé les « études d’im­pact » que pro­vo­que­ra le désen­ga­ge­ment bri­tan­nique de l’UE sur « cin­quante-huit sec­teurs éco­no­miques » pré­pon­dé­rants. Hé­raut du fa­meux flegme bri­tan­nique ou, au choix, car­ré­ment flem­mard, Da­vid Da­vis a pré­fé­ré rendre un rap­port de 850 pages re­le­vant « da­van­tage d’un constat de la si­tua­tion ac­tuelle de l’économie, plus que d’une pro­jec­tion » , ré­sume l’AFP. L’op­po­si­tion a eu beau crier sa co­lère et exi­ger la dé­mis­sion du mi­nistre, ce­lui-ci est ­tou­jours en poste. Mais soyez ras­su­ré·es, ce di­let­tan­tisme est, lui, très or­ga­ni­sé : l’in­té­rêt de cette étude était, en fin de compte, « proche de zé­ro », se­lon Da­vis, puisque ce « chan­ge­ment ra­di­cal » se­ra… un choc com­pa­rable à la crise fi­nan­cière de 2008 ! YOLO *.

U A. C.

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