En­tre­tien avec Phi­lippe Tor­re­ton

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Il n’est pas de ces ac­teurs qui de­mandent un thé vert après s’être in­quié­tés d’une clim qui pour­rait mal­me­ner leurs cordes vo­cales. Dans cet hô­tel – à Cha­lon-surSaône (Saône-et-Loire), où il crée la pièce Blue­bird –, Phi­lippe Tor­re­ton s’as­sied sans fa­çon dans le hall et ne semble guère gê­né par un dif­fu­seur de par­fum d’am­biance qui, pour­tant, la joue for­tis­si­mo. Le ca­fé at­ten­dra, il y a beau­coup à dire. No­tam­ment sur son nou­veau livre, Nous qui sommes de­ve­nus le mau­vais temps : un re­cueil de textes dans le­quel il donne plume à des gens or­di­naires pris dans les bour­rasques de la mon­dia­li­sa­tion, de la ra­tio­na­li­sa­tion, de la pol­lu­tion. Au­tant de mots en « -tion » qui nous éloignent de ceux en « -té » qui – on l’ima­gine – lui sont chers : li­ber­té, éga­li­té, fra­ter­ni­té.

Le point com­mun avec Jim­my, le per­son­nage de la pièce que je joue ac­tuel­le­ment (lire en­ca­dré page s­ui­vante), c’est jus­te­ment ça : j’aime les gens et leurs his­toires. Ça ne m’en­nuie pas d’écou­ter l’autre. D’au­tant que l’ac­ti­vi­té hu­maine, les mé­tiers, ça me fas­cine. Dans ce que ce­la gé­nère comme beau­té et aus­si comme hor­reur. Alors, j’ai lu : les jour­naux comme les blogs. Mais il y a aus­si des choses que j’ai gla­nées. Ma meilleure amie est conseillère d’édu­ca­tion, j’ai des co­pains ins­ti­tu­teurs à Rouen, un autre maire d’une pe­tite ville. Le texte est né de ce mé­lange.

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