Peau et pe­lage

Chats d'Amour - - SANTÉ -

Un pan­sage heb­do­ma­daire est une op­por­tu­ni­té pour éva­luer la san­té de la peau et du pe­lage de votre chat. Pas­sez vos mains sur le corps de votre chat en ten­tant de dé­tec­ter les en­flures, les asy­mé­tries ou les zones sen­sibles. Ap­pe­lez votre vé­té­ri­naire si vous dé­cou­vrez des plaques où le poil est tom­bé, des pe­tites tâches noires qui si­gnalent la pré­sence de puces ou des bosses sur la peau.

PUCES ET TIQUES peuvent at­ta­quer tout ani­mal dans toutes mai­sons, même les ani­maux et les mai­sons les plus propres. Puces et tiques peuvent trans­mettre des pa­ra­sites in­ternes et d’autres ma­la­dies qui peuvent être fa­tales. Il existe des trai­te­ments sous forme li­quide ou en pillules qui pré­viennent l’im­plan­ta­tion des puces (et aus­si des tiques) et qui peuvent être don­né une fois par mois. D’autres op­tions existent tels que col­liers ré­pul­sifs ou sprays. Dis­cu­tez-en avec votre vé­té­ri­naire. Un trai­te­ment de la mai­son est éga­le­ment né­ces­saire.

Lors du pan­sage qui per­met de dé­bar­ras­ser le chat des poils morts ce qui évite leur in­ges­tion lors de la toi­lette, on dé­tec­te­ra les noeuds pré­sents dans le pe­lage et on les cou­pe­ra à l’aide d’un ci­seau ou d’une ton­deuse. Ces noeuds re­streignent en ef­fet l’ac­cès à la peau qui n’est plus la­vée et de­vient le siège de lé­sions qui peuvent s’in­fec­ter. De plus les poils morts qui sont ava­lés s’ac­cu­mulent dans l’es­to­mac et forment ce que l’on appelle des tri­cho­bé­zoards. Ces boules de poils pro­voquent d’abord des ré­gur­gi­ta­tions et des vo­mis­se­ments. et sont souvent éli­mi­nées de cette fa­çon. Ce­pen­dant, le chat a par­fois des dif­fi­cul­tés à les ex­pur­ger et elles in­duisent alors une obs­truc­tion du tube di­ges­tif cau­sant des consti­pa­tions et de l’ano­rexie. Pour pré­ve­nir la for­ma­tion de ces bou­chons, l’herbe à chat per­met un ap­port de fibres amé­lio­rant le tran­sit in­tes­ti­nal, et in­duit éga­le­ment des vo­mis­se­ments pro­pices à l’éli­mi­na­tion des tri­cho­bé­zoards. L’huile de pa­raf­fine joue un rôle de lu­bri­fiant dans l’in­tes­tin per­met­tant l’éva­cua­tion des poils. On peut la mé­lan­ger à la ra­tion du chat ou en dé­po­ser sur ses pattes an­té­rieures. Le chat étant très propre, il s’em­pres­se­ra de lé­cher cette sub­stance grasse. En­fin, il existe des pâtes lu­bri­fiantes pour chat et des cro­quettes à haute te­neur en fibres vé­gé­tales ré­dui­sant l’accumulation des poils dans le tube di­ges­tif. Ce pan­sage doit se faire ré­gu­liè­re­ment à l’aide d’ou­tils adé­quats tels que brosse ou étrille. Concer­nant le bain, il est conseillé de le faire au plus 4 fois dans l’an­née. Mais, tout doit com­men­cer d’abord par une bonne ali­men­ta­tion qui se ré­vèle comme le fac­teur prin­ci­pal fa­vo­ri­sant la beau­té du pe­lage. Il lui faut donc une ali­men­ta­tion riche en vi­ta­mine A, en acides gras es­sen­tiels et en pro­téines.

Sou­le­vez dé­li­ca­te­ment la queue de votre chat et faîtes un exa­men ra­pide de son der­rière. Si vous voyez de pe­tites choses de cou­leur claire de la taille d’un grain de riz, vous êtes sû­re­ment en train d’ob­ser­ver des pa­quets d’oeufs de vers qui re­quièrent un trai­te­ment vé­té­ri­naire. Net­toyez les fèces à l’aide d’une ser­viette hu­mide. Chez les chats à poils longs en par­ti­cu­lier, les feces peuvent res­ter ac­cro­chés au pe­lage et s’ils touchent la peau, cau­ser de sé­rieux pro­blèmes. Si les poils se sont ag­glo­mé­rés en ta­pis, vous de­vrez les cou­per avec des ci­seaux à bouts ar­ron­dis ou mieux avec une ton­deuse pour évi­ter de cou­per la peau ! Cette opé­ra­tion étant dé­li­cate, vous pou­vez la confier à un pro­fes­sion­nel qui dis­pose des ou­tils adé­quats pour ne pas ris­quer de bles­ser votre chat.

Le trai­te­ment à base de ver­mi­fuge n’est pas conseillé à moins que des pa­ra­sites spe­ci­fiques aient été iden­ti­fiés. Les ver­mi­fuges qui se pré­tendent uni­ver­sels en vente au­jourd’hui ne sont gé­né­ra­le­ment que des pro­duits dé­cou­verts il y a des dé­cen­nies. Et sur­tout leur ac­tion est faible et ils peuvent être toxiques dans cer­tains cas. Les ver­mi­fuges mo­dernes sont uni­que­ment dis­po­nibles chez les vé­té­ri­naires et sont plus sûrs quand ils sont ad­mi­nis­trés pour com­battre un pa­ra­site spé­ci­fique. Leur ef­fi­ca­ci­té est alors proche de 100%.Dans cer­tains cas, quand le vé­té­ri­naire a dé­tec­té un pro­blème ré­cur­rent, un pro­gramme ver­mi­fuge ré­gu­lier conduit sous sa di­rec­tion peut être en­vi­sa­gé. Mais sur­tout n’uti­li­sez pas de ver­mi­fuge qui se pré­tendent uni­ver­sels, des dé­cès ont été re­por­té suite à leur utilisation

Les sa­lis­sures de puces res­semblent à des grains de poivre noir. Ce sont des mor­ceaux de sang séché qui ont été ex­traits par la puce et dis­po­sés en pa­quets bien ran­gés afin de nour­rir les larves. Même si la pré­sence de puces vi­vantes n’a pas été dé­tec­té, l’exis­tence de ces sa­lis­sures prouvent l’exis­tence de puces.

Dé­tec­tez les puces en sé­pa­rant les poils avec vos pouces et en cher­chant la pré­sence d’insectes sans ailes ou en uti­li­sant un peigne pour dé­tec­ter les sa­lis­sures crées par les puces.

Puce de chat en gros plan

Oeufs de puces

Tiques

L’herbe à chat in­duit des vo­mis­se­ments pro­pices à l’éli­mi­na­tion des tri­cho­bé­zoards

Oeufs de vers sur la queue

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