Ques­tions Ré­ponses

Chats d'Amour - - DOSSIER -

Quelques ré­ponses aux ques­tions que vous vous po­sez sur votre matou pré­fé­ré.

Même por­tée, pères dif­fé­rents ?

Les cha­tons d’une même por­tée peuvent avoir plu­sieurs pères dif­fé­rents. Eh oui! Si une chatte est en pré­sence de plu­sieurs mâles lors de ses cha­leurs, plu­sieurs ac­cou­ple­ments peuvent avoir lieu. Dans ce cas, le va­gin de la chatte contient le sperme de plu­sieurs chats. Or, comme lors de l’ovu­la­tion un cer­taine nombre d’ovules sont pro­duits en même temps par les ovaires et sont prêts à être fé­con­dés, seul le ha­sard dé­cide des sper­ma­to­zoïdes qui l’em­portent pour chaque ovule. Il est donc très fré­quent que les frères et soeurs d’une même por­tée soient de pères dif­fé­rents.

Vous ré­no­vez ? At­ten­tion aux trous !

Lorsque vous faites des ré­no­va­tions, pre­nez garde aux ca­vi­tés qui se trouvent dans les murs ou dans les plan­chers : les chats peuvent fa­ci­le­ment s’y fau­fi­ler. Les his­toires de chats en­fer­més dans les murs, dans les plan­chers et même dans les pla­fonds parce que leurs pro­prié­taires, ou les tra­vailleurs, ne se sont pas ren­du compte de leur si­tua­tion sont nom­breuses.

Gar­dez donc vos ani­maux hors de la pièce où les ré­no­va­tions ont lieu et avant de com­bler un trou, as­su­rez-vous qu’ils ne s’y trouvent pas. Si­non, il vous fau­dra peut-être pra­ti­quer quelques ou­ver­tures pour ré­cu­pé­rer votre chat!

Comment don­ner un mé­di­ca­ment à votre chat ?

Pre­nez le com­pri­mé dans une main, entre votre pouce et votre in­dex. Met­tez l’autre main sur le des­sus de la tête de votre chat en pla­çant votre pouce et votre in­dex sur ses pom­mettes. Ren­ver­sez sa tête vers l’ar­rière, de fa­çon à ce que ses yeux fixent le pla­fond. Si sa gueule ne s’ouvre pas par ré­flexe, exer­cez une lé­gère pres­sion sur sa mâchoire in­fé­rieure à l’aide du ma­jeur de la main te­nant le com­pri­mé. Pla­cez votre ma­jeur sur les pe­tites in­ci­sives de votre chat afin que sa gueule reste ou­verte. Dé­po­sez le com­pri­mé le plus loin pos­sible sur sa langue et re­fer­mez sa gueule im­mé­dia­te­ment. Frot­tez sa gorge ou souf­flez sur son mu­seau pour l’in­ci­ter à ava­ler.

Boule de poils ?

Au prin­temps, les chats ont ten­dance à perdre leurs poils. Pour pré­ve­nir la for­ma­tion de boules de poils, qui peuvent pro­vo­quer des oc­clu­sions in­tes­ti­nales, il existe sur le mar­ché des laxa­tifs lu­bri­fiants en pâte dont la sa­veur plaît aux chats. Une fois par se­maine, don­nez-en une pe­tite quan­ti­té (un ru­ban d’en­vi­ron 2 cm) à votre chat. Vous n’avez qu’à dé­po­ser la pâte sur votre doigt ou en­core sur une de ses pattes an­té­rieures pour qu’il la lèche.

Peut-on don­ner du lait aux chats ?

Le lait de vache contient un taux éle­vé de lac­tose, ce qui pour­rait pro­vo­quer des diar­rhées chez cer­tains chats qui n’ont pas as­sez d’en­zymes pour di­gé­rer ce type de sucre. Si vous consta­tez que le lait par­tiel­le­ment écré­mé ne cause pas de pro­blèmes à votre chat, vous pou­vez lui en don­ner, c’est une bonne collation car il contient du cal­cium, du phos­phore, des pro­téines et les vi­ta­mines A et D.

Qu’est-ce que le dé­grif­fage ?

L’onyxec­to­mie, com­mu­né­ment ap­pe­lée dé­grif­fage, consiste à en­le­ver les griffes d’un chat. Pour ce faire, le vé­té­ri­naire doit cou­per la der­nière pha­lange de chaque or­teil de l’ani­mal. Comme cette opé­ra­tion est loin d’être ano­dine, il vaut mieux y ré­flé­chir sé­rieu­se­ment avant de prendre une dé­ci­sion. Si elle est en­vi­sa­gée, sa­chez que les com­pli­ca­tions et la dou­leur sont beau­coup moins im­por­tantes chez les cha­tons. En ef­fet, ceux-ci ont moins de poils sur leurs pattes et leurs plaies sont plus pe­tites. Vous au­riez donc avan­tage à faire dé­grif­fer votre cha­ton vers l’âge de trois mois, même si ce­la im­plique une deuxième anes­thé­sie pour sa sté­ri­li­sa­tion à ve­nir. À noter éga­le­ment que cette opé­ra­tion se fait main­te­nant au la­ser, ce qui est net­te­ment moins dou­lou­reux pour le chat.

Votre chat miaule constam­ment ?

Chez un jeune chat il s’agit le plus souvent d’un pro­blème de com­por­te­ment. Ce­lui-ci sur­vient fré­quem­ment lorsque l’ani­mal s’en­nuie parce qu’il passe ses jour­nées seul à la mai­son. Au re­tour de son maître, à la re­cherche d’un peu d’at­ten­tion, il miaule constam­ment. Pour mettre fin à ces miau­le­ments, le mieux est de pré­voir des séances ré­gu­lières de jeu qui per­met­tront au chat de com­bler son be­soin d’in­ter­ac­tion so­ciale. De nom­breux jouets in­ter­ac­tifs, faits à la main ou ache­tés à l’ani­ma­le­rie, peuvent agré­men­ter les pé­riodes de jeu. Il existe aus­si beau­coup d’autres jouets qui in­ci­te­ront le chat à jouer seul. Une autre so­lu­tion consiste à lui of­frir un com­pa­gnon de jeu en adop­tant un autre chat.

Pour­quoi les yeux de mon chat brillent-ils dans le noir ?

Chez le chat, comme chez la plu­part des ani­maux, les yeux re­pré­sentent une ma­tière qu’on ne trouve pas dans l’oeil hu­main : le ta­pis cho­roï­dien. C’est une mem­brane sup­plé­men­taire qui en­ve­loppe la ré­tine et qui a pour but de fa­vo­ri­ser une meilleure vi­sion la nuit. Cette ma­tière in­ten­si­fie la lu­mière et agit comme un mi­roir en ré­flé­chis­sant celle-ci vers la ré­tine. Cette par­ti­cu­la­ri­té per­met au chat de se dé­pla­cer et de chas­ser la nuit sans au­cune dif­fi­cul­té.

Les chats goûtent-ils leur nour­ri­ture ?

Bien sûr ! Les chats pos­sèdent des pa­pilles gus­ta­tives très dé­ve­lop­pées pour les sa­veurs sur­es, amères et sa­lées. Aus­si s’ils ar­rivent en cou­rant lors­qu’on ac­tionne l’ouvre-boîte, c’est vrai­ment parce qu’ils raf­folent de leur nour­ri­ture ! Ce­la dit, ces ani­maux ne pos­sèdent pas un pen­chant pour les su­cre­ries, car ils semblent dé­pour­vus de pa­pilles per­ce­vant le goût su­cré. Il faut aus­si sa­voir que le sens de l’odo­rat est très im­por­tant pour l’ap­pé­tit d’un chat. Lorsque ce­lui-ci est conges­tion­né parce qu’il est ma­lade, la perte du sens de l’odo­rat se tra­duit donc gé­né­ra­le­ment par une di­mi­nu­tion de son ap­pé­tit.

Mon chat mange des oi­seaux. Est-ce dan­ge­reux ?

Dans un cer­tain sens, oui. Car les oi­seaux ont beau­coup de pa­ra­sites in­tes­ti­naux (vers), ce qui peut rendre votre chat ma­lade. Ces pa­ra­sites peuvent, en ef­fet, en­traî­ner des troubles de san­té plus ou moins graves. Il est donc pré­fé­rable, si votre chat va à l’ex­té­rieur, de l’em­pê­cher de chas­ser les vo­la­tiles en lui met­tant un col­lier mu­ni d’une clo­chette qui fe­ra fuir les proies po­ten­tielles.

Votre chat est consti­pé. Pour­quoi ?

La consti­pa­tion peut avoir des causes ex­trê­me­ment simples. Une li­tière souillée, par exemple, peut in­ci­ter un chat à re­te­nir ses selles. Or, lors­qu’il les re­tient, son in­tes­tin ab­sorbe le fluide conte­nu dans les selles, ce qui peut les rendre trop denses et em­pê­cher leur éva­cua­tion. Par ailleurs, le stress, l’in­ges­tion de poils, la déshy­dra­ta­tion, une tu­meur ou une obs­truc­tion in­tes­ti­nale (due, par exemple, à des os de pou­let) peuvent être à l’ori­gine de la consti­pa­tion. En­fin, c’est un phé­no­mène fré­quent chez les chats âgés.

De­vrais-je faire vac­ci­ner mon chat contre la leu­cé­mie fé­line ?

Cette ma­la­die est l’une des causes ma­jeures de dé­cès chez les chats. Il s’agit d’une af­fec­tion très conta­gieuse qui se trans­met prin­ci­pa­le­ment par la sa­live et les sé­cré­tions na­sales. Tout contact rap­pro­ché entres des chats (mor­sures, toi­let­tage mu­tuel, par­tage des bols de nour­ri­ture et des bacs de li­tière, etc.) est sus­cep­tible de cau­ser la trans­mis­sion du vi­rus de la leu­cé­mie fé­line. Donc, ceux qui vont à l’ex­té­rieur, même pour de courtes pé­riodes, sont à risque et de­vraient être vac­ci­nés. On re­com­mande gé­né­ra­le­ment de leur faire d’abord su­bir un test de dé­pis­tage, simple et pré­cis, qui per­met de sa­voir si le chat est in­fec­té ou non. Il arrive en ef­fet que des ani­maux qui semblent en bonne san­té soient por­teurs de l’infection.

De­vrais-je lais­ser sor­tir mon chat la nuit ?

Même si votre chat adore sor­tir la nuit, il est pré­fé­rable de le gar­der à l’in­té­rieur lors­qu’il fait noir, puisque c’est à ce mo­ment-là que le risque de perdre votre chat est le plus éle­vé. Comme il y a peu de cir­cu­la­tion au­to­mo­bile du­rant la nuit, les chats ont ten­dance à s’aven­tu­rer plus loin et, mal­heu­reu­se­ment, plu­sieurs d’entre eux ne re­viennent ja­mais chez eux. Pour vous as­su­rer que votre pe­tit ani­mal passe la nuit dans la mai­son, pre­nez l’ha­bi­tude de lui of­frir de la nour­ri­ture en dé­but de soirée (ce peut être ses frian­dises pré­fé­rées, par exemple). Ne vou­lant pas man­quer l’heure du lunch ou des gâ­te­ries, il se pré­sen­te­ra à la porte. Il vous suf­fi­ra alors de ne pas le lais­ser res­sor­tir.

Votre chat peut-il souf­frir d’al­ler­gie ali­men­taire ?

Oui, comme les hu­mains, les chats sont sus­cep­tibles de dé­ve­lop­per des ré­ac­tions à la nour­ri­ture. Les ali­ments les plus souvent en cause sont le boeuf, les pro­duits lai­tiers, le pou­let, le blé, les oeufs, le maĩs et le so­ja. Les chats peuvent ce­pen­dant être al­ler­giques à d’autres ali­ments ou en­core à plus d’un à la fois. Les symp­tômes d’al­ler­gie ali­men­taire sont des dé­man­geai­sons, qui en­traînent chez l’ani­mal le grat­tage et le mor­dille­ment de cer­taines parties du corps telles que les oreilles, les pattes et l’aine. Pour dé­ter­mi­ner la cause de l’al­ler­gie, le vé­té­ri­naire pres­crit ha­bi­tuel­le­ment une diète d’éli­mi­na­tion. Une fois le diag­nos­tic po­sé, il suf­fit en­suite de sup­pri­mer l’ali­ment al­ler­gène en cause.

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