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Chats d'Amour - - SOMMAIRE -

Ce n’est pas par ha­sard que Ber­nard Ver­cruyce est tom­bé dans le chau­dron ma­gique de la pein­ture ! Né en 1949 à Reims, il n’est autre que le pe­tit-fils du cé­lèbre peintre naïf Ca­mille Van Hyfte, qui lui don­na très tôt le goût du des­sin et de la pein­ture, dont il fit sa pas­sion. Par­tout pré­sente, l’in­fluence du peintre naïf Van Hyfte : en­fant, Ber­nard le re­gar­dait peindre, fas­ci­né par l’in­vrai­sem­blable ma­té­riel : cou­leurs, toiles, pin­ceaux… « J’ai im­mé­dia­te­ment su que je vou­lais faire comme lui : le pro­blème est que ça ne m’a ja­mais quit­té ». Com­blé par cette pas­sion, il de­vra pour­tant in­ter­rompre ses études après l’ob­ten­tion du B.E.P.C car son mi­lieu fa­mi­lial ne ju­geait pas le mé­tier d’ar­tiste peintre comme une ma­nière sé­rieuse de ga­gner sa vie. Dé­ci­dé­ment doué de tous les ta­lents, le jeune homme fut donc suc­ces­si­ve­ment coif­feur dans un grand sa­lon pa­ri­sien, bro­can­teur–an­ti­quaire, mar­chand fo­rain, mo­ni­teur d’au­to-école et même re­pré­sen­tant de la Lo­te­rie Na­tio­nale ! Mais son grand-père avait ju­di­cieu­se­ment conser­vé sa pre­mière huile, en­ca­drée avec soin, que re­mar­qua Ana­tole Ja­kovs­ky. Ce fé­ru d’art abs­trait puis naïf, cri­tique d’art ré­pu­té, dé­cou­vrit le ta­lent sans pa­reil du jeune Ber­nard Ver­cruyce. Dès 1971, la pein­ture, cette pas­sion, put enfin de­ve­nir pour l’ar­tiste qui était en lui, une ac­ti­vi­té ré­gu­lière. Ses pa­rents pen­dant son en­fance s’étaient ins­tal­lés à Au­vers-sur-Oise, dans une mai­son voi­sine de celle du doc­teur Ga­chet, fa­meux pro­tec­teur de Vincent Van Gogh. Bien­veillant lui aus­si à l’égard des hommes et des ani­maux, il ai­mait tant les chats qu’il en eut même 17 à la fois ! Autre signe du Des­tin que cet en­droit ma­gique qui convient par­fai­te­ment à l’ar­tiste, hé­ri­tier di­rect de Van Hyfte et du doc­teur Ga­chet.… Les chats jettent un re­gard ap­pré­cia­teur sur son ré­cent al­bum « Chats en Ma­jes­té ». Ils se re­con­naissent dans ces pay­sages de fan­tai­sie. Pour Bri­gitte Bu­lard-Cor­deau, c’est « avec la pa­tience d’un ar­ti­san mé­dié­val » que le peintre com­pose de vé­ri­tables fêtes de la cou­leur, of­frant aux chats « la place royale au sein de la créa­tion ani­male ». Ses chats sont réel­le­ment en ma­jes­té, à l’ins­tar des di­vi­ni­tés my­tho­lo­giques et des ma­dones de la Re­nais­sance. Il se com­plaît à mê­ler les époques : loin­tain pas­sé, pré­sent nos­tal­gique, afin de dé­mon­trer une fois de plus que le chat est de tous les temps. Ber­nard Ver­cruyce en 44 ans s’est im­po­sé comme l’un des grands peintres ani­ma­liers d’au­jourd’hui, voire « le » peintre par ex­cel­lence ! Ses oeuvres se trouvent à la fois dans les mu­sées du monde en­tier et dans de for­mi­dables col­lec­tions pri­vées. Dans sa mai­son d’Au­vers-sur-Oise, en­tou­ré de sa fa­mille et de ses chats, il agré­mente la Vie. Ce que Charles Tre­net a ap­por­té à la chan­son avec son « Jar­din Ex­tra­or­di­naire » par sa poé­sie, sa « fo­lie » et son ori­gi­na­li­té, Ber­nard Ver­cruyce a su le sai­sir chez le chat. Vé­ri­table es­thète, il peint la beau­té qu’il sait dé­cou­vrir en cha­cun. La moindre marguerite re­cèle la splen­deur d’une or­chi­dée. Le chat de gout­tières, la no­blesse d’un Per­san. Ca­ché à l’« Ombre des Ama­ryl­lis » (2011), vous re­mar­que­rez peut-être la belle « Ca­pu­cine aux Iris » (2012) et sur­tout « Mes Chats » (2014), le trium­vi­rat fé­lin par ex­cel­lence. Par­tez à la ren­contre de la splen­deur fé­line en tour­nant les pages de ce beau livre : 85 toiles ad­mi­rables. De nom­breuses ex­po­si­tions dès la ren­trée sont éga­le­ment in­di­quées. N’hé­si­tez pas à vous y plon­ger : l’oeuvre de Ver­cruyce est un ré­con­fort, un es­poir, la beau­té même puis­qu’elle re­pré­sente le Chat en Ma­jes­té … Ver­cruyce comme la Vé­ri­té tout sim­ple­ment… On aime Chat !

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