Mon chat et ma gros­sesse

Chats d'Amour - - SOMMAIRE -

Lors­qu’on at­tend un heu­reux évé­ne­ment, on se pré­oc­cupe du pe­tit être vi­vant qui est dé­jà dans notre coeur. Idées re­çues à évi­ter et conseils pour que le chan­ge­ment se passe bien pour tout les membres de la mai­son­née.

L’in­ter­ro­ga­tion que l’on en­tend le plus de la par t des femmes en­ceintes vi­vant avec un ou plu­sieurs chats concerne les dan­gers de la toxo­plas­mose. Cette ma­la­die trans­mise par un pa­ra­site peut pas­ser de la mère à l’en­fant, et ain­si pro­vo­quer mal­for­ma­tions et cé­ci­té. L’idée re­çue la plus ré­pan­due est que les chats sont por­teurs et qu’il faut à tout prix les évi­ter tout au long de la gros­sesse. Les vé­té­ri­naires et les mé­de­cins nous ras­surent. (Se­lon Cy­ril Berg spé­cia­liste des chats et chro­ni­queur pour 30 mil­lions d’amis). Le chat n’est ab­so­lu­ment pas le vec­teur prin­ci­pal de trans­mis­sion de la ma­la­die ! Pre­miè­re­ment, en­vi­ron 70% des femmes ont dé­jà été en contact avec le pa­ra­site dans leur jeu­nesse et sont donc im­mu­ni­sées. Ain­si elles trans­mettent

leurs an­ti­corps à leur en­fant qui ne risque rien. Pour les 30% res­tantes, quelques pré­cau­tions sont né­ces­saires mais rien de très contrai­gnant, ras­su­rez-vous !

Le pre­mier geste à faire est d’em­me­ner mi­nou faire un bi­lan chez le vé­té­ri­naire. Ain­si, vous sau­rez s’il est por teur de la toxo­plas­mose et pour­rez le trai­ter, en bé­né­fi­ciant de l’avis d’un spé­cia­liste. À no­ter que l’in­fec­tion du chat se fait via les proies qu’il chasse ; si votre chat ne sort pas de l’ap­par­te­ment, nor­ma­le­ment vous ne cour­rez au­cun risque ! La seule fa­çon pour le chat de vous trans­mettre le pa­ra­site est via ses dé­jec­tions, si elles res­tent plus de 24h dans la li­tière. Plu­sieurs so­lu­tions s’offrent à vous : lais­ser votre ma­ri s’oc­cu­per de cette cor­vée tout au long de la gros­sesse (il pren­dra peut-être ain­si l’ha­bi­tude et conti­nue­ra à le faire après, qui sait?. Si­non, net­toyer la li­tière tous les jours, en se mu­nis­sant d’une paire de gants et en tâ­chant de bien vous la­ver les mains en­suite. De plus, il est conseillé de net­toyer le bac une fois par se­maine avec de l’eau chaude et un dé­ter­gent pour bien éli­mi­ner toutes les traces, et ac­ces­soi­re­ment aus­si les odeurs de mi­nou. Donc en ce qui concerne la toxo­plas­mose, vous ne de­vez en au­cun cas vous dé­bar­ras­ser de votre chat pen­dant votre gros­sesse !

Deuxième ques­tion ré­cur­rente : mon chat se­ra-t-il ja­loux de bé­bé, et com­ment l’en em­pê­cher? La ré­ponse des étho­logues : la ja­lou­sie n’existe pas telle qu’on l’ima­gine chez le chat. Par contre, il s’agit d’un ani­mal ter­ri­to­rial et qui a du mal à sup­por­ter les chan­ge­ments sou­dains dans son en­vi­ron­ne­ment. Pour que la tran­si­tion et l’ar­ri­vée de bé­bé se passent au mieux, voi­ci quelques conseils fa­cile à suivre. Si votre chat a quelques sou­cis de com­por­te­ments (agres­si­vi­té, grif­fures in­tem­pes­tives, hy­per­ac­ti­vi­té...).

Es­sayez de les ré­soudre avant l’ar­ri­vée de bé­bé, avec l’aide d’un com­por­te­men­ta­liste si né­ces­saire. Ces spé­cia­listes sau­ront vous gui­der sim­ple­ment et ai­de­ront à faire de votre ani­mal un mi­nou dé­ten­du et heu­reux. L’ar­ri­vée d’un bé­bé étant une si­tua­tion stres­sante de plus, ce­la risque de dé­fi­ni­ti­ve­ment le rendre in­sup­por­table et ce se­rait dom­mage pour toute la fa­mille.

Si, pour ac­cueillir bé­bé, vous de­vez mo­dif ier l’agen­ce­ment de votre lieu de vie et ain­si chan­ger les ha­bi­tudes de mi­nou, faites le idéa­le­ment deux ou trois mois avant l’ar­ri­vée du bam­bin. Ain­si votre chat au­ra le temps de se faire aux chan­ge­ments. Ha­bi­tuez le au fur et à me­sure aux nou­veau­té. Les bruits d’un bé­bé sont par­fois agres­sifs pour ses oreilles sen­sibles, ou peuvent sim­ple­ment le sur­prendre et le stres­ser s’il ne s’est pas fait à l’idée avant coup. Pas­sez lui donc des bruits d’en­fants un peu chaque jour, de plus en plus forts et de plus en plus long­temps, pour qu’il se fasse à ce cha­hut. En même temps que vous le faites écou­ter ces sons, jouez avec lui ou ca­res­sez-le, pour qu’il as­so­cie le bruit à un mo­ment agréable, de dé­tente. Vous al­lez sû­re­ment meu­bler une pièce et in­ves­tir dans de nou­veaux meubles pour ac­cueillir votre nour­ris­son. Si pos­sible, met­tez di­rec­te­ment tous les ob­jets liés à bé­bé dans « sa » pièce, et ha­bi­tuez votre ma­tou à tout ce nou­veau mo­bi­lier en y dé­po­sant des phé­ro­mones (les « odeurs » que le chat uti­lise pour mar­quer son ter­ri­toire et sa­voir qu’il est en confiance). Frot­tez un chif­fon contre les flancs ou sous les oreilles de votre chat (c’est là que se trouve ses glandes phé­ro­mo­nales), puis en­suite sur les angles des meubles, à son ni­veau, là où il se se­rait na­tu­rel­le­ment frot­té. Ain­si il ne se­ra pas per­tur­bé par toutes ces nou­velles choses, et ne se sen­ti­ra pas obli­ger de mar­quer son ter­ri­toire de fa­çon plus ... ra­di­cale.

Ha­bi­tuez-le à ne pas mon­ter dans le lit. Il en ef­fet for­te­ment dé­con­seillé de lais­ser dor­mir un chat avec un nour­ris­son, car il risque de se frot­ter et de se col­ler à lui, et donc de l’étouf fer. Pour ap­prendre à gros mi­net que le lit n’est pas un en­droit pour lui, gar­nis­sez-le dès l’achat de ca­nettes vides ou de pa­piers d’alu­mi­nium. Ain­si, quand la cu­rio­si­té le pous­se­ra à mon­ter de­dans, il se­ra sur­pris par le bruit, la tex­ture du mé­tal et n’au­ra pas en­vie d’y res­ter. Il se sou­vien­dra que cette jo­lie niche n’est pas un lieu qui lui convient. Lorsque vous se­rez à la ma­ter­ni­té, pen­sez à prendre un linge avec l’odeur de votre bout de chou et à le faire sen­tir à votre chat avant de dé­bar­quer avec cette boule de chair odo­rante et in­con­nue, qui va dé­jà être un ins­tant im­pres­sion­nant et un peu stres­sant pour le mi­net. Autre as­tuce, vous pou­vez vous mettre un peu d’eau de toi­lette de bé­bé dans

Le chat n’est ab­so­lu­ment pas le vec­teur prin­ci­pal de trans­mis­sion de ma­la­die !

les mois pré­cé­dents l’ac­cou­che­ment, pour que le chat s’ha­bi­tue à l’odeur lorsque vous le ca­res­sez.

Ne don­nez pas plus d’ af­fec­tions à votre chat avant l’ac­cou­che­ment que d’ha­bi­tude. Il ne com­pren­dra pas tout ces chan­ge­ments suc­ces­sifs, entre le dé­but de votre gros­sesse où vous se­rez peut-être un peu ma­lade, un peu dis­tante, puis un re­gain d’af­fec­tion, puis le stress des pré­pa­ra­tifs qui vous éloi­gne­ra à nou­veau, puis l’ar­ri­vée de bé­bé qui vous lais­se­ra en­core moins de temps pour vous oc­cu­per de lui... Es­sayer de gar­der vos ha­bi­tudes avec votre ani­mal le plus pos­sible, il ne sau­ra qu’ap­pré­cier ce res­pect de ses pe­tites ha­bi­tudes.

En­fin, lorsque vous pré­sen­te­rez les deux pe­tits amours, faites at­ten­tion à l’at­ti­tude de votre bé­bé. En ef­fet, le pré­hen­sion est loin d’être contrô­lée au dé­but de la vie, et il peut avoir ten­dance à at­tra­per un peu trop for te­ment le chat, ti­rer ses poils, ou même vou­loir le goû­ter... Pas ter­rible ! Sur­tout, lais­sez le chat s’ap­pro­cher de lui même, tran­quille­ment, pour ob­ser­ver, sen­tir et ap­pré­cier votre pe­tit bout à sa juste va­leur. Si cette ren­contre se fait avec dé­tente, idéa­le­ment lorsque l’en­fant, les re­la­tions qui s’en­sui­vront se­ront à prio­ri mer­veilleuses. Le lien entre un ani­mal et un pe­tit, lors­qu’il se passe bien, est bien ce qu’il y a de plus beau.

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