Pe­tite his­toire du criol­lo

Cheval Pratique - - Élevage -

Comme toute l’his­toire du che­val sur le conti­nent amé­ri­cain, nord ou sud, celle de l’Amé­rique la­tine et de l’Ar­gen­tine est liée à l’ar­ri­vée des Con­quis­ta­dors ibé­riques au XVIe siècle. Ils des­cen­dirent de leurs vais­seaux leur ca­va­le­rie com­po­sée de che­vaux is­sus de leurs éle­vages, les­quels étaient dé­jà for­te­ment mâ­ti­nés de che­vaux barbes. Bien en­ten­du, après toute cette suc­ces­sion de pé­riodes d’agi­ta­tion, de nom­breux che­vaux ne re­prirent pas le ba­teau en re­tour, mais plus pro­ba­ble­ment la « tan­gente » pour une exis­tence sau­vage, ce qui n’est ja­mais un gage de main­tien de pu­re­té. Ces trou­peaux-là ar­ri­vèrent jus­qu’au XXe siècle, mais les Ar­gen­tins, afin d’ob­te­nir des che­vaux in­té­res­sants pour les tra­vaux, opé­rèrent des croi­se­ments avec des races im­por­tées comme le per­che­ron ou le pur-sang an­glais. Seuls les peuples in­diens du sud de l’Ar­gen­tine pré­le­vaient dans ces hordes en­core sau­vages des élé­ments aux ca­rac­té­ris­tiques en­core proches de celles des che­vaux d’ori­gine des Con­quis­ta­dors. C’est un jeune pro­fes­seur de zoo­tech­nie de Bue­nos Aires, Emi­lio So­la­net, qui s’in­té­resse le pre­mier, avec quelques éle­veurs, aux ca­rac­té­ris­tiques de ce che­val uti­li­sé au tra­vail du bé­tail. Il dé­fi­nit alors un stan­dard qui lui semble idéal et ouvre un stud-book (Re­gistre de la So­cié­té ru­rale d’Ar­gen­tine). Il achète des che­vaux à quelques In­diens et créé son propre éle­vage, Car­dal, près d’Aya­cu­cho. Il forme en­suite des ins­pec­teurs qui or­ga­nisent des séances d’ins­crip­tion de che­vaux se rap­pro­chant des cri­tères éta­blis du stan­dard. ex­plique Phi­lippe Ber­ge­ron,

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