Les pour­quoi ?

City Pattes - - CHIENS & CHATS -

POUR­QUOI LES ANI­MAUX NE BRONZENT-ILS PAS ?

Nos ani­maux ont beau s’ex­po­ser au so­leil, ils n’ont pas pour au­tant le teint hâ­lé à la fin de la jour­née. Une dame te­ckel qui m’est très fa­mi­lière mais dont je tai­rai le nom par res­pect de sa vie pri­vée, adore lé­zar­der des heures en plein cagnard sans se pré­oc­cu­per un ins­tant de son ca­pi­tal so­leil. Mais pas d’in­quié­tude, il y a peu de chance qu’elle se trans­forme en hot-dog grillé ! Sa four­rure, com­po­sée de poils très ser­rés, em­pêche les rayons ul­tra­vio­lets de lui brû­ler la peau. Et comme sa peau est de cou­leur fon­cée (ce qui est cas de la plu­part des chiens et chats) elle fait of­fice de double pro­tec­tion.

Mais si nos bêtes à poils ne bronzent pas, ce n’est pas pour au­tant qu’ils ne peuvent pas at­tra­per des coups de so­leil ! Les ani­maux au pe­lage blanc, voire très clair, cachent une pe­tite peau rose très dé­li­cate et sen­sible. Si c’est le cas de votre pe­tit com­pa­gnon, n’hé­si­tez pas à lui tar­ti­ner les oreilles, le mu­seau et les autres par­ties du corps un peu dé­poi­lées, de crème so­laire avant toute ex­po­si­tion au so­leil. Le mieux étant qu’il reste à l’ombre, afin d’évi­ter un coup de cha­leur pou­vant s’avé­rer net­te­ment plus dan­ge­reux pour sa san­té !

POUR­QUOI AP­PELLE-T-ON CER­TAINS CHIENS DES « CORNIAUDS » ?

Vrai­sem­bla­ble­ment dé­ri­vé de « corne » au sens « du coin », le mot « cor­niaud » était em­ployé à l’ori­gine pour dé­si­gner un chien du quar­tier ou du vil­lage dont on igno­rait les ori­gines. Il ne res­sem­blait à au­cun de ses congé­nères stan­dar­di­sés, ni de près ni de loin, ni même de très très loin. Le cor­niaud était le re­je­ton d’un mé­lange de gènes sa­vam­ment or­ches­trés de fa­çon à rendre im­pos­sible toute dé­ter­mi­na­tion de ses an­cêtres. Ce chien lo­cal pré­sen­tait bien des ca­rac­té­ris­tiques par­ti­cu­lières, mais comme il n’était pas re­con­nu par les hautes ins­tances ca­nines, on ne pou­vait pas le dé­fi­nir comme ap­par­te­nant à telle ou telle race. Il était « ni­ni ». Ni ap­pa­ren­té à un chien de chasse, ni à un chien cou­rant, ni à chien d’ar­rêt, ni à chien de dres­sage… Et un chien « ni-ni », ça ne rentre dans au­cune case. Et comme tout ce qui ne rentre pas dans une case est sus­pect, on dou­tait de ses ca­pa­ci­tés phy­siques et « in­tel­lec­tuelles ». Le cor­niaud était donc for­cé­ment un ani­mal pleutre, peu­reux, idiot et in­ef­fi­cace. D’ailleurs ne dit-on pas fa­mi­liè­re­ment d’un hu­main qui n’a pas trop le sens du rai­son­ne­ment que c’est un cor­niaud ? Voir le film de Gé­rard Ou­ry dans le­quel Bour­vil campe un im­bé­cile qui fait de la contre­bande sans se dou­ter des consé­quences.

Mais par­fois, il ar­rive que le cor­niaud ac­cède au graal su­prême du stan­dard. C’est le cas du Chien de Ca­naan ori­gi­naire d’is­raël qui est au­jourd’hui un chien sau­ve­teur et dont la race est re­con­nue.

De nos jours, le vé­ri­table cor­niaud se fait rare et on le confond sou­vent avec le bâ­tard dont les ori­gines sont connues, car is­su de pa­rents de deux races ou de deux types dif­fé­rents.

POUR­QUOI DIT-ON « TEL MAÎTRE TEL CHIEN » ?

Faut-il com­prendre par cet adage que notre chien re­flète une part de notre per­son­na­li­té ? Cette ques­tion po­sée à l’équipe ré­dac’ de Ci­ty Pattes a re­cueilli pour les plus sin­cères un « tout à fait ! ». Pour d’autres un « ab­so­lu­ment pas » net et sans ap­pel. Ayant un ani­mal sage, obéis­sant et qui brille par son in­tel­li­gence, j’op­te­rai pour un « oui » franc !

Se­lon le psy­chiatre, Bo­ris Cy­rul­nik, le choix d’un chien est ré­vé­la­teur de la psy­cho­lo­gie du pro­prié­taire. Certes on choi­si un ani­mal adap­té à notre mode de vie mais qui cor­res­pon­drait éga­le­ment à l’image que l’on sou­haite vé­hi­cu­ler. Dans son ou­vrage « Les fran­çais et leurs ani­maux » Jean-pierre Di­gard écrit « Pos­sé­der un ani­mal de race si­gni­fie à la fois se dis­tin­guer des pro­prié­taires d’ani­maux sans race ou ap­par­te­nant à d’autres races et se rap­pro­cher des maîtres d’ani­maux de la même race, c’est se po­si­tion­ner so­cia­le­ment ».

Mais reste à sa­voir si ce n’est pas par mi­mé­tisme ou à cause du temps pas­sé en­semble que le chien fi­nit par res­sem­bler à son maître et vice-ver­sa !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.