Il faut sau­ver les chiens de Tcher­no­byl

Plus de 30 ans après la ca­tas­trophe nu­cléaire qui a frap­pé l’ukraine, L’ONG amé­ri­caine Clean Fu­tures Fund a dé­nom­bré plus de 750 chiens er­rants vi­vant dans la zone d’ex­clu­sion de 30 ki­lo­mètres au­tour de la cen­trale.

City Pattes - - CHIENS & CHATS -

Les chiens de Tcher­no­byl sont les des­cen­dants des ani­maux de com­pa­gnie des fa­milles qui vi­vaient dans des vil­lages si­tués aux alen­tours. Lors de l’éva­cua­tion, les vil­la­geois se sont en­fuis sans pou­voir prendre avec eux leurs amis à quatre pattes. Les sol­dats de l’ar­mée so­vié­tique ont re­çu l’ordre d’ex­ter­mi­ner les ani­maux aban­don­nés, mais cer­tains d’entre eux ont réus­si à s’échap­per et se sont re­pro­duits.

De­puis, les chiens sur­vivent grâce aux mil­liers d’ou­vriers qui tra­vaillent sur la cen­trale nu­cléaire, no­tam­ment au confi­ne­ment. Ils se sont pris d’af­fec­tion pour ces mal­heu­reuses bêtes en les nour­ris­sant et en les met­tant à l’abri dans l’usine pen­dant les hi­vers ukrai­niens ri­gou­reux. Mais beau­coup d’entre eux souffrent de mal­nu­tri­tion et né­ces­sitent des soins qui ne peuvent être pro­di­gués que par des vé­té­ri­naires. Face à la vo­lon­té du gou­ver­ne­ment ukrai­nien d’uti­li­ser à nou­veau la ma­nière forte pour faire dis­pa­raitre ces ca­ni­dés, Clean Fu­tures Fund a réus­si à né­go­cier de pou­voir in­ter­ve­nir dans la zone pour ten­ter de les sau­ver.

Avec son pro­jet « Dogs of Tcher­no­byl » pen­sé sur trois ans, L’ONG a pour ob­jec­tif de vac­ci­ner les ani­maux contre la rage, de les sté­ri­li­ser et de les soi­gner. Lu­cas Hix­son, co­fon­da­teur de l’as­so­cia­tion, es­time que leur ac­tion est sa­lu­taire pour la sé­cu­ri­té des ou­vriers qui tra­vaillent sur le site et des tou­ristes. Ces chiens étant en contact avec des ani­maux sau­vages, ils sont ex­po­sés à des ma­la­dies comme la rage et font cou­rir un risque sa­ni­taire aux per­sonnes qui les cô­toient. Dans un ar­ticle pa­ru dans Ouest-france le 24 août 2017, on peut lire que « cer­tains [chiens] sont équi­pés de cap­teurs de ra­dio­ac­ti­vi­té et de GPS, pour lo­ca­li­ser les de­grés de ra­dia­tions dans la zone. Les don­nées ré­col­tées grâce aux col­liers per­mettent aux scien­ti­fiques d’étu­dier l’ex­po­si­tion à la ra­dio­ac­ti­vi­té et d’ac­cé­der par le biais des chiens, à des zones dans les­quelles ils ne vont ja­mais à cause des risques pour la san­té ».

Le coût de la mis­sion étant très éle­vé (vac­cins, ma­té­riel, pro­duits, etc…), Clean Fu­tures Fund a lan­cé en juin 2017 un ap­pel aux dons afin de fi­nan­cer sa cam­pagne de soins qui s’avère plus que né­ces­saire.

Au­jourd’hui, le mon­tant des dons s’élève à près de 18000 L’ONG en at­tend 66700 .

Pour en sa­voir plus et pour vos dons : clean­fu­tures.org/pro­jects/dogs-of-cher­no­byl

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