Nos ani­maux po­te­lés sont-ils en dan­ger ?

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Se­lon une étude réa­li­sée en France en 2015 par un fa­bri­cant d’aliments, près d’un quart des tou­tous et ma­tous fran­çais est en sur­poids. Un constat que font au­jourd’hui tous les vé­té­ri­naires. Nos ani­maux de com­pa­gnie ont ten­dance à gros­sir mais alors… La faute à qui ? Sé­den­ta­ri­té, er­reurs ali­men­taires, sté­ri­li­sa­tion sont les prin­ci­paux fac­teurs de leur ex­cès de poids. A ce­la s’ajoute le com­por­te­ment des pro­prié­taires qui ne me­surent pas tou­jours les risques liés à leur em­bon­point. Parce qu’un ani­mal « en forme » ne rime pas avec « des formes », Ci­ty Pattes vous donne la re­cette pour pré­ser­ver la ligne et la san­té de votre com­pa­gnon.

COM­MENT SA­VOIR SI MON ANI­MAL EST EN SUR­POIDS ?

Chaque ani­mal a un poids de forme qui se ca­rac­té­rise par une sil­houette idéale. On parle de sur­poids non pas en terme de ki­los mais en terme de pour­cen­tage de masse grais­seuse sto­ckée dans leur pe­tit corps (IGC ou In­dice de Graisse Cor­po­relle). Plus l’ani­mal a de masse grais­seuse plus sa sil­houette se mo­di­fie et c’est cet in­dice qui doit nous aler­ter. Gé­ral­dine Blanchard, doc­teur vé­té­ri­naire spé­cia­liste en nu­tri­tion ca­nine, rap­pelle que «tech­ni­que­ment l’obé­si­té com­mence à 20% au-de­là du poids op­ti­mal de l’ani­mal. En des­sous on parle de sur­poids, à ne pas né­gli­ger pour au­tant. Il fra­gi­lise la san­té et ré­duit l’es­pé­rance de vie du chien comme du chat de 2 ans en­vi­ron, ce qui re­vien­drait à quinze ans d’es­pé­rance de vie en moins chez l’homme ! ».

QUELLE EST L’ORI­GINE DES KI­LOS SUPERFLUS ?

Il existe plu­sieurs fac­teurs qui pré­dis­posent nos ani­maux de com­pa­gnie à l’ex­cès de poids. En nu­mé­ro 1 le manque d’exer­cice ! Nom­breux pro­prié­taires de chiens, en par­ti­cu­lier ci­ta­dins, manquent de temps : pas le temps de les ba­la­der, pas le temps de les em­me­ner cou­rir le week-end…etc. De plus cer­tains pensent qu’en adoptant un chat, ils se­ront exempts de sor­ties. Mais nos amis fé­lins, sous leur air oi­sif, ont eux aus­si be­soin de gar­der la ligne et de pra­ti­quer une ac­ti­vi­té. La qua­li­té de l’ali­men­ta­tion, cer­tains actes vé­té­ri­naires comme la sté­ri­li­sa­tion peuvent éga­le­ment fa­vo­ri­ser l’em­bon­point. De même, cer­taines races ca­nines comme le la­bra­dor sont pré­dis­po­sées à l’obé­si­té. A ce­la s’ajoute, comme le sou­ligne Gé­ral­dine Blanchard, « un manque de prise de conscience, voire de réa­lisme des pro­prié­taires d’ani­maux qui ne prennent pas tou­jours au sé­rieux la prise de poids et les risques as­so­ciés ». En ef­fet, il est rare que le mo­tif d’une consul­ta­tion vé­té­ri­naire soit « mon chien ou mon chat est trop po­te­lé ». Et c’est sou­vent lors d’une vi­site clas­sique que le pro­fes­sion­nel va ti­rer la son­nette d’alarme.

QUELS SONT LES PRO­BLÈMES LIÉS AU SUR­POIDS ?

A court terme, l’em­bon­point nuit à la qua­li­té de vie votre ani­mal : in­to­lé­rance à l’ef­fort, fa­tigue, perte de mo­bi­li­té, bles­sures ac­crues… A moyen et long terme, en plus de ré­duire l’es­pé­rance de vie, le sur­poids ou l’obé­si­té aug­mentent le risque de nom­breuses ma­la­dies comme le dia­bète, les pa­tho­lo­gies ré­nales, res­pi­ra­toires, car­diaques et ar­ti­cu­laires, le can­cer, le SUF chez le chat (Syn­drome Uro­lo­gique Ca­nin, cf. ar­ticle du CP#07 « Tout chat-voir sur les troubles de la mic­tion du chat ») ain­si qu’un risque anes­thé­sique en cas de chi­rur­gie.

COM­MENT FAIRE POUR QUE MON ANI­MAL GARDE LA LIGNE ?

La prise de poids n’est pas une fa­ta­li­té. La pre­mière règle est de lui don­ner une ali­men­ta­tion de qua­li­té adap­tée à son âge, sa race et à son ac­ti­vi­té réelle. Quant à la quan­ti­té, elle est cal­cu­lée se­lon son poids. Deuxième règle : lui faire bou­ger son po­po­tin ! En ef­fet, pour que votre boule de poils garde sa taille man­ne­quin, il est in­dis­pen­sable de lui faire faire de l’exer­cice : pro­me­nades, courses, jeux… Et si vous de­vez le lais­ser seul, on trouve dans le com­merce des ac­ces­soires qui leur pro­curent un exer­cice phy­sique plu­ri­quo­ti­dien.

QUE FAIRE SI MON ANI­MAL EST EN­RO­BÉ ?

At­ten­tion ! Mettre au ré­gime son bou­boule ne veut pas dire ar­rê­ter de lui don­ner à man­ger ! (cf. ar­ticle du CP#06 « La li­pi­dose fé­line »). Tou­jours se­lon Gé­ral­dine Blanchard « un lé­ger sur­poids peut être ré­glé par la vi­gi­lance des pro­prié­taires et une meilleure hy­giène de vie ». « Mais, une fois ins­tal­lés, sur­poids et obé­si­té doivent être pris en charge par un vé­té­ri­naire, qui en vé­ri­fie l’ori­gine, ins­taure un trai­te­ment - gé­né­ra­le­ment nu­tri­tion­nel - et ac­com­pagne le pro­prié­taire dans son ap­pren­tis­sage d’une ali­men­ta­tion plus saine et équi­li­brée de son ani­mal. » Si vous avez le temps, vous pou­vez lui mi­ton­ner un re­pas fait mai­son en res­pec­tant la pres­crip­tion de votre vé­té­ri­naire. Si­non, vous pou­vez adop­ter une ali­men­ta­tion in­dus­trielle adap­tée et cor­res­pon­dant à ses be­soins… bien en­ten­du sans trop lui don­ner sous pré­texte que c’est dié­té­tique ! En­fin, comme chez l’hu­main au ré­gime, une pe­tite frian­dise d’en­cou­ra­ge­ment n’est nul­le­ment in­ter­dite ! Il suffit juste d’adap­ter le re­pas sui­vant en consé­quence.

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