Chiens et chats au bu­reau

City Pattes - - CHIENS & CHATS -

Le 14 sep­tembre der­nier, avait lieu le « Pet Day » une jour­née spé­ciale or­ga­ni­sée par une marque d’ali­men­ta­tion ani­male pour cé­lé­brer la pré­sence des chiens dans ses lo­caux et en­cou­ra­ger d’autres en­tre­prises à re­joindre le mou­ve­ment. Une belle ini­tia­tive qui vise à li­mi­ter les mo­ments de so­li­tude de nos ani­maux de com­pa­gnie quand nous sommes au bu­reau. Si aux USA, 17% des en­tre­prises ac­ceptent que leurs em­ployés amènent leur fi­dèle com­pa­gnon quo­ti­dien­ne­ment, cette pra­tique est en­core bien mar­gi­nale en France. Et c’est bien dom­mage ! Car toutes les rai­sons sont bonnes pour ame­ner son ani­mal au bu­reau. D’abord il est HEU­REUX d’être avec son hu­main, en­suite il donne une image mo­derne et sym­pa à l’en­tre­prise, et cher­ry on the cake, il apaise, fa­vo­rise la pro­duc­ti­vi­té et crée du lien so­cial. Chez Ci­ty Pattes, ça fait bien long­temps qu’on avait com­pris que notre mas­cotte Ia­go était la clé de notre bon­heur pro­fes­sion­nel !

LES BIEN­FAITS

Ame­ner son ani­mal de com­pa­gnie au bou­lot au­rait des nom­breux ef­fets bé­né­fiques pour l’en­tre­prise. Et ce sont des spé­cia­listes qui le disent ! Dans son livre "Ces ani­maux qui nous gué­rissent", le vé­té­ri­naire Phi­lippe de Wailly, sou­ligne les bien­faits de la pré­sence des ani­maux : « la simple contem­pla­tion d’un pois­son rouge dans un aqua­rium a dé­jà un ef­fet po­si­tif sur la ten­sion ar­té­rielle, alors dans l’en­tre­prise, un chien, lui, est un ex­cellent re­mède contre l’hy­per­ten­sion et le stress ! ».

Pou­voir apai­sant : check ! Et l’at­mo­sphère ? Bah plu­tôt dé­ten­due…voire fa­mi­liale ! L’ani­mal peut vite de­ve­nir la mas­cotte du bu­reau et le chou­chou des col­lègues. Ses pe­tites bê­tises amusent, ses vi­sites in­opi­nées dans les bu­reaux amènent les sa­la­riés à échan­ger et être plus so­ciables les uns en­vers les autres. Quant à la pro­duc­ti­vi­té elle ne peut qu’être meilleure ! En ef­fet, sa­voir que Mous­tache ron­ronne pai­si­ble­ment sous le bu­reau aug­mente votre concen­tra­tion et les heures supp’ sont moins stres­santes quand vous sa­vez que Voyou ne vous at­tend pas pour être (en­fin !) sou­la­gé d’une en­vie pres­sante.

EN PRA­TIQUE, ÇA SE PASSE COM­MENT ?

Le concept de l’ani­mal de com­pa­gnie au bu­reau n’étant pas très dé­ve­lop­pé en France, on pour­rait pen­ser qu’ame­ner son chat ou son chien sur son lieu de tra­vail est in­ter­dit. Que dit la loi ? Et bien, elle est plu­tôt lim­pide. Les ma­tous et les tou­tous n’ont pas leur en­trée dans l’ad­mi­nis­tra­tion et l’ali­men­ta­tion, ils y sont même stric­te­ment in­ter­dits. Quant aux en­tre­prises pri­vées, c’est se­lon leur bon vou­loir puis­qu’il n’y a pas d’in­ter­dic­tion for­melle dans la lé­gis­la­tion en vi­gueur. Se­lon le site www.france-em­ploi.com, « c'est au rè­gle­ment in­té­rieur de chaque so­cié­té de pré­ci­ser les condi­tions qui s'ap­pliquent à l'em­ployé sou­hai­tant ve­nir au tra­vail ac­com­pa­gné d'un ani­mal ». Mais avant de dé­bar­quer au taf avec Voyou, mieux vaut avoir l’ap­pro­ba­tion du boss… et des col­lègues ! Entre ceux qui sont al­ler­giques aux poils de chat, ceux qui ont peur des chiens et ceux qui ne veulent pas en en­tendre par­ler, mieux vaut s’as­su­rer que la ve­nue du nou­veau col­lègue à quatre pattes soit plé­bis­ci­tée à 1000% ! Évi­dem­ment, tous les ani­maux de com­pa­gnie n’ont pas leur place au tra­vail. Les pro­prié­taires de NAC qui sou­haitent ame­ner leur my­gale, ca­mé­léon ou gris du Ga­bon ne doivent pas in­sis­ter, ils ne se­ront pas les bien­ve­nus. Faut quand même res­ter rai­son­nable !

LES MAU­VAIS CÔ­TÉS

Par­fois l’ex­pé­rience de l’ani­mal de com­pa­gnie au bu­reau peut vi­rer au fias­co. En ef­fet, un ca­rac­tère as­so­ciable, un tem­pé­ra­ment ex­ci­té ou en­core une odeur désa­gréable de li­tière ou de fla­tu­lences (et oui ça peut ar­ri­ver) peuvent vite de­ve­nir des fac­teurs de mé­sen­tente entre les em­ployés. Sans par­ler des dé­gâts ma­té­riels voire phy­siques qui peuvent en­gen­drer des consé­quences plus ou moins graves. Le pro­prié­taire a donc d’une part, l’obli­ga­tion de s’as­su­rer que son fi­dèle ami s’adapte à son nou­vel en­vi­ron­ne­ment sans per­tur­ber le bon fonc­tion­ne­ment de l’en­tre­prise. D’autre part, il est res­pon­sable de tout ac­ci­dent pro­vo­qué par ce der­nier. Dans ce cas, il doit s’as­su­rer que sa ga­ran­tie res­pon­sa­bi­li­té ci­vile couvre ce genre de dom­mages. Vous l’au­rez com­pris, ame­ner votre ani­mal de com­pa­gnie au bu­reau ne peut être que bé­né­fique… Mais at­ten­tion ! Votre ini­tia­tive peut en sus­ci­ter d’autres ! Il se peut qu’un ma­tin votre Du­chesse croise Chou­pette, Mag­gie, Da­li, Rio, Ab­by, Po­tiche, Iris­sou, Men­ta­lo….

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