L’ac­ti­vi­té phy­sique ré­gu­lière consti­tue un vé­ri­table trai­te­ment contre le dia­bète de type 2

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Le dia­bète est une ma­la­die qui ap­pa­raît quand l’or­ga­nisme ne par­vient plus à uti­li­ser cor­rec­te­ment le sucre (glu­cose), car­bu­rant in­dis­pen­sable à son fonc­tion­ne­ment. Le glu­cose, mal ab­sor­bé par les cel­lules, s’ac­cu­mule alors dans le sang avant d’être dé­ver­sé dans l’urine. Cette concen­tra­tion trop im­por­tante se nomme hy­per­gly­cé­mie. Le dia­bète peut aus­si pro­ve­nir d’une in­ca­pa­ci­té par­tielle ou to­tale du pan­créas à fa­bri­quer l’in­su­line, hor­mone qui ré­gule la concen­tra­tion de sucre dans le sang. Les cel­lules sont alors pri­vées de leur prin­ci­pale source d’éner­gie, ce qui oc­ca­sionne des consé­quences or­ga­niques im­por­tantes, comme une fa­tigue ex­trême ou des pro­blèmes de ci­ca­tri­sa­tion. Il existe donc deux types de dia­bète : le dia­bète de type 2, le plus fré­quent, tou­chant en prio­ri­té les adultes, qui ré­sulte d’une mau­vaise uti­li­sa­tion de l’in­su­line par l’or­ga­nisme. Il est sou­vent la consé­quence d’une sur­charge pon­dé­rale et d’une ab­sence d’ac­ti­vi­té phy­sique. Le dia­bète de type 1, dit in­su­li­no­dé­pen­dant ou ju­vé­nile, vient du fait que les cel­lules du pan­créas ne par­viennent plus à syn­thé­ti­ser l’in­su­line. Pen­ser que toute ac­ti­vi­té spor­tive est à pros­crire chez les dia­bé­tiques

du fait de l’in­ca­pa­ci­té des cel­lules à syn­thé­ti­ser l’in­su­line pour four­nir du car­bu­rant aux muscles est faux, en fait, c’est l’in­verse : pra­ti­quer une ac­ti­vi­té phy­sique ré­gu­lière et au long cours (mi­ni­mum 30 mn) comme le vé­lo ou la course à pied, consti­tue un vé­ri­table trai­te­ment pour les dia­bètes de type 2, au même titre que les mé­di­ca­ments et les règles dié­té­tiques. Ce­la per­met même de di­mi­nuer la dose de mé­di­ca­ments. Des tests l’ont dé­mon­tré : un do­sage de gly­cé­mie avant le dé­but d’une ac­ti­vi­té spor­tive et une à deux heures après trente minutes d’exer­cice met en évi­dence une baisse si­gni­fi­ca­tive de la gly­cé­mie. La rai­son : au cours de l’ac­ti­vi­té phy­sique, l’or­ga­nisme uti­lise mieux l’in­su­line, ce qui fait bais­ser le taux de glu­cose san­guin. Mais pour que ce­la soit ef­fi­cace, il convient de res­pec­ter quelques règles de pru­dence : réa­li­ser les séances d’en­traî­ne­ment à ho­raires ré­gu­liers pour mieux adap­ter le trai­te­ment, évi­ter de par­tir seul et pen­ser à di­mi­nuer les doses d’in­su­line avant un ef­fort pro­lon­gé. Un dia­bé­tique veille­ra tou­jours à em­por­ter des bis­cuits, au cas où une hy­po­gly­cé­mie (baisse du taux de glu­cose dans le sang) se ma­ni­fes­tait. En­suite, il faut pen­ser à boire ré­gu­liè­re­ment. Si l’ef­fort a été long, il faut bais­ser sa dose noc­turne d’in­su­line pour évi­ter une chute trop forte de la gly­cé­mie. Pour re­prendre une ac­ti­vi­té phy­sique, il convient d’en par­ler à son mé­de­cin. S’il donne son ac­cord, il est re­com­man­dé d’y al­ler pro­gres­si­ve­ment et de contrô­ler sa gly­cé­mie, avant et après l’ef­fort, mais aus­si pen­dant afin de com­prendre les ré­ac­tions de l’or­ga­nisme.

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