Ré­cit du tour du monde en vé­lo pliant de Ca­ro­line et An­tho­ny.

Pour­sui­vant leur voyage au­tour du monde, Ca­ro­line et An­tho­ny ar­rivent main­te­nant en Chine. Leur sé­jour dans ce pays va leur faire vivre les pre­mières ava­ries de voya­geurs et grandes in­com­pré­hen­sions d’Eu­ro­péens !

City Ride - - SOMMAIRE -

Notre ar­ri­vée en Chine dé­bute par un sou­ci de san­té : rou­geurs, dou­leurs et dé­man­geai­sons sur les mains. Le mé­de­cin diag­nos­tique des en­ge­lures ! C’est en­suite la pre­mière grosse ga­melle de Ca­ro­line. Des­cente, nid de poule, et chute ! Bi­lan, une bles­sure au ti­bia, des égra­ti­gnures et un casque à chan­ger. Une frayeur dou­blée d’un constat amer : les au­to­mo­bi­listes qui nous voient en dé­tresse nous contournent et conti­nuent leur route. Mais ce­ci n’était que le dé­but de nos frayeurs sur les routes chi­noises… La conduite au­to­mo­bile y est d’une dan­ge­ro­si­té in­ouïe. C’est la loi du plus fort et nous avons par­fois eu très peur ! C’est à ce mo­ment que nous af­fron­tons notre pre­mier pé­pin mé­ca­nique. Mon moyeu Shi­ma­no s'est grip­pé… En plein nou­vel an chi­nois, im­pos­sible de le faire ré­pa­rer. Notre vi­sa ex­pi­rant, nous pre­nons des billets d’avion pour Bang­kok, où il se­ra plus fa­cile de le faire ré­pa­rer. Dès d’une notre cha­leur at­ter­ris­sage, étouf­fante. nous Sur su­bis­sonsle plan hu­main l’étreinte aus­si, d’une nous moi­teur re­plon­geons­dou­blée dans un monde de cha­leur ré­con­for­tante. Les équipes de Ti­ny Wheels et MOD, re­ven­deurs of­fi­ciels Bromp­ton, nous ac­cueillent en princes ! Bi­chon­nage de nos pa­pilles et de nos vé­los par des mains ex­pertes et rem­pla­ce­ment du moyeu. En Thaï­lande, nous avons fait la connais­sance de Clive, cy­clo­tou­riste an­glais, sur la route de­puis 2013, avec qui nous avons par­ta­gé une se­maine d’aven­ture et de bonnes par­ties

de ri­go­lades ! Nous avons re­trou­vé nos amis bré­si­liens Thia­go et Ju­lie, ren­con­trés au Né­pal quelques mois plus tôt. ici, les temples boud­dhistes offrent l’hos­pi­ta­li­té et par­fois le cou­vert aux voya­geurs. Ce n’est pas le grand luxe, mais une douche, un toit et un ven­ti­la­teur, c’est dé­jà beau­coup ! Et quel plai­sir de cô­toyer les moines ! Au temple, nous avons aus­si ren­con­tré PeePid et Ko­ma qui nous ont convié dans leur ma­gni­fique gues­thouse les pieds dans l’eau. PeePid nous a pré­pa­ré des crabes, des pe­tits pains au pois­son ca­ra­mé­li­sés et des moules cuites à la va­peur ser­vies avec une sauce au gin­gembre aigre-douce… Sur la route, c’est le re­tour des grands bon­jours et des en­cou­ra­ge­ments. Sans ou­blier ces dé­li­cieuses noix de co­co of­fertes par des pay­sans à notre pas­sage. En Thaï­lande, mal­gré la cha­leur, nous avons ado­ré nous jour­nées sur la route. Et tout par­ti­cu­liè­re­ment les pauses re­pas : au mi­lieu de nulle part, il y a tou­jours quel­qu’un qui cui­sine ! Pour 1 ou 2 €, on vous sert des me­nus com­plets pré­pa­rés mai­son. Puis, après une halte au coeur du parc na­tu­rel de Ta­ru­tao où nous nous sommes re­po­sés sur des îles pa­ra­di­siaques, nous avons ga­gné la Ma­lai­sie par l’île de Lang­ka­wi.

Les ama­teurs de Bromp­ton sont par­tout !

Grâce à la grande fa­mille de la com­mu­nau­té Bromp­ton ma­lai­sienne, nous avons ren­con­tré des per­sonnes for­mi­dables et

par notre avons des rou­teé­té cy­clistes,des: in­vi­ta­tionss­tar­sou à dé­jeu­ner­tout à au la long­par mai­sondes de res­tau­ra­teurs, pâ­tis­se­ries à vo­lon­té dans un sa­lon de thé et dé­cou­verte de spé­cia­li­tés cu­li­naires au­près de per­sonnes pas­sion­nées, et gé­né­reuses. En Ma­lai­sie, nous avons aus­si plié nos Bromp­ton pour prendre un bus pour les Ca­me­ron Highlands, où l’on gagne 1 500 m d’al­ti­tude et où l’on perd 20 °C. On y cultive du

thé mais aus­si du ba­si­lic, de l’aneth, du ro­ma­rin, des pommes de terre, des fraises… Nous res­sor­tons nos po­laires pour une nuit re­vi­go­rante en cam­ping à l’orée d’une jungle luxu­riante. La re­des­cente fut un mo­ment de pur bon­heur sur une route ser­pen­tant dans des pay­sages denses et ver­doyants. Puis nous re­joi­gnons Kua­la Lum­pur où nous ren­con­trons Siew, voya­geuse bromp­to­nienne qui nous ac­cueille

chez elle à bras ou­verts après nous avoir fait vi­si­ter la ville. Nous avons fi­ni cette jour­née par une vi­site au ma­ga­sin Van’s, spé­cia­liste Bromp­ton dans la ca­pi­tale ma­lai­sienne où nous avons en­core été gâ­tés !

En­suite, exem­plaire, cap amé­na­ge­ments­sur Sin­ga­pour, la ur­bains­ville par­fai­teet jar­dins: pro­pre­té­pu­blics im­pec­cables, au­to­mo­bi­listes, cy­clistes et pié­tons ul­tra dis­ci­pli­nés. Une perfection que l’on com­prend mieux quand on sait qu’il y a des amendes pour l’usage du vé­lo

dans un en­droit in­ter­dit (800 €), que les che­wing-gum sont for­mel­le­ment pros­crits pour mo­tif d’arme d’agres­sion ca­pil­laire ou que l’on croise des pan­neaux in­ci­tant à la dé­la­tion… Sin­ga­pour, « fine ci­ty », tra­dui­sez « ville des amendes » et « ville où tout va bien ». A Sin­ga­pour nous avons pris part au Bromp­ton Day an­nuel : un ras­sem­ble­ment, or­ga­ni­sé tous les 1er mai, pour les ama­teurs de Bromp­ton d’Asie et d’ailleurs ! Au to­tal, nous étions plus

de 300 pour un évè­ne­ment par­ti­cu­liè­re­ment convi­vial ! Puis, notre pé­riple conti­nue en Co­rée du Sud qui a pour ré­pu­ta­tion d’être fa­cile et agréable à vé­lo. Ici, les tem­pé­ra­tures sont si­mi­laires à celles du prin­temps en France. A Séoul, nous avons ex­pé­ri­men­té la nuit dans un spa. La plu­part des spas sont ou­verts 24h/24 et équi­pés de dor­toirs. Pour moins cher qu’une nuit d’hô­tel, nous avons pu pro­fi­ter des

bains, ham­mam et sau­na puis d’une nuit ré­pa­ra­trice avant de re­prendre la route vers le sud. 700 km en­vi­ron re­lient Séoul au nord, à Bu­san, au sud. Ces deux villes sont connec­tées par une piste cy­clable conti­nue lon­geant la ri­vière. Un vrai bon­heur.

Place à deux se­maines de cam­ping en bor­dure de piste dans des condi­tions de confort, de sé­cu­ri­té et de cli­mat par­faites ! De l’ex­tré­mi­té sud de la Co­rée, au cou­cher du so­leil, nous avons em­bar­qué sur un gros ba­teau. Cap plein est… A suivre !

« Grâce à la grande fa­mille de la com­mu­nau­té Bromp­ton ma­lai­sienne, nous avons ren­con­tré des per­sonnes for­mi­dables ! »

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