Ja­mais sans son vé­lo !

Pa­ri­sien d’adop­tion, Paul Thi­bault vit une vé­ri­table his­toire “d’amour” avec le vé­lo, et elle ne date pas d’hier. Il est mon­té sur son pre­mier vé­lo à 4 ans et de­puis, il consi­dère le vé­lo comme le mode de dé­pla­ce­ment le plus pra­tique. Il fau­drait être fou

City Ride - - Vie Quotidienne -

Le vé­lo, Paul est tom­bé de­dans tout pe­tit ! « Je me

rap­pelle, mon pre­mier vé­lo était rouge, à pi­gnon

fixe, avec des pneus bal­lons et le mor­ceau de pot de

yaourt at­ta­ché avec une pince à linge pour le bruit, ren­dait

ja­loux bien des bike crui­sers en cu­lotte courte. A 7 ans,

j'ha­bi­tais la campagne, et mon rêve était de rou­ler en

ville, de res­pec­ter le code de la route, de mettre mon

bras pour tour­ner à droite, de faire tout comme les grands

dans leur voi­ture. J'étais déses­pé­ré quand, au temps des

va­cances, faute de place, je n'avais pas mon vé­lo… »

Main­te­nant, à cin­quante ans pas­sés, Paul n'a pas re­non­cé

à ce qui était son jouet pré­fé­ré. « J'en ai pas­sé des heures

sur mes nom­breuses bi­cy­clettes. Pour re­joindre mon lieu

de tra­vail, à Or­léans puis à di­jon et main­te­nant à Paris, le

vé­lo a tou­jours été mon moyen de trans­port pri­vi­lé­gié, et

mes trois gar­çons main­te­nant au­to­nomes, sont eux aus­si

des adeptes de la pe­tite reine. »

Au­jourd'hui, al­ter­na­ti­ve­ment, Paul uti­lise pour ses tra­jets

quo­ti­diens un VtC Peu­geot ou un tan­dem Gi­tane. Le VtC

a été ache­té d'oc­ca­sion sur Le­bon­coin pour rem­pla­cer

une ran­don­neuse Mus­tang dé­ro­bée en bas de chez lui à

Cla­mart. Le tan­dem ne sort que par beau temps et

« quand ma­dame et moi avons dé­ci­dé d'une es­ca­pade

noc­turne après le bou­lot. et l'été, c'est plu­sieurs fois par

se­maine ! Pe­tite pré­ci­sion : de­puis que mes vé­los sont

équi­pés d'an­ti­vol U et qu'ils sont at­ta­chés par le cadre et

la roue avant aux mo­bi­liers ur­bains, je n'ai plus eu de vol

à dé­plo­rer. Je mi­lite donc pour ce type d’an­ti­vol et j'en ai

équi­pé le vé­lo de mes en­fants. »

Son tra­jet do­mi­cile/tra­vail lui prend à peine 15 minutes,

et il lui en fau­drait le double en trans­port, le double aus­si,

mi­ni­mum, en voi­ture, ce­la sans intégrer l'in­cer­ti­tude des

bou­chons… « Alors non mer­ci ! en fait, je ne suis ja­mais

al­lé au tra­vail au­tre­ment qu'à vé­lo, sauf quand j'ai,

pen­dant quelques an­nées, dis­po­sé d'une voi­ture de

fonc­tion… et en­core, le lun­di ma­tin et le ven­dre­di soir je

cir­cu­lais à vé­lo, le vé­hi­cule res­tant à la so­cié­té. Per­son-

nel­le­ment je n'ai pas vrai­ment ai­mé ! »

Paul thi­bault uti­lise son vé­lo tous les jours, quelle que

soit la météo : « j'ai une "cape tem­pête" ran­gée dans

mon sac, chaus­settes et chaus­sures de re­change au

bu­reau au cas où. » Pour tous ses autres dé­place-

ments sur Paris, il en­fourche à nou­veau une de ses

mon­tures. « Je dois re­con­naître que de­puis 2007

(mon ar­ri­vée dans la ca­pi­tale), la si­tua­tion des cy-

clistes s'est beau­coup amé­lio­rée. L'im­plan­ta­tion des

Ve­libs, le re­gain d'in­té­rêt pour cette pra­tique, font

que nous sommes plus nom­breux à oc­cu­per l'es­pace,

et donc à être consi­dé­rés. Je suis op­ti­miste pour les

an­nées à ve­nir, sans pour au­tant re­lâ­cher mon at-

ten­tion. » d'ailleurs, dès que son em­ploi du temps

lui laisse un peu de ré­pit, il par­ti­cipe aux ac­tions de

sou­tien des dé­pla­ce­ments à vé­lo et al­ter­na­tifs,

or­ga­ni­sées par les as­so­cia­tions, no­tam­ment dans le

cadre de la pres­sion à exer­cer sur nos élus par­ti­ci-

pants de la pro­chaine COP 21.

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