A la ré­dac­tion de Ci­ty Ride, notre pas­sion c’est le vé­lo. Mais nous sommes bien conscients que la bi­cy­clette n’a pas tou­jours que des avan­tages : pro­blèmes de ran­ge­ment, risque de dé­gra­da­tion, dif­fi­cul­té à l’in­ter­mo­bi­li­té, pe­tits tra­jets… C’est pour cette

City Ride - - Bouger Autrement -

Sur des tra­jets de 5 à 15 km, l’uti­li­sa­tion de la bi­cy­clette pré­sente de très nom­breux avan­tages pour les tra­jets du quo­ti­dien en mi­lieu ur­bain : c’est ra­pide, c'est bon pour la san­té et c'est dé­stres­sant. Et avec 20 à 40 mi­nutes de vé­lo pour se rendre au bu­reau, des études scien­ti­fiques ont dé­mon­tré que l’on était plus pro­duc­tif. De plus au­jourd’hui, avec le dé­ve­lop­pe­ment du vé­lo comme mode de dé­pla­ce­ment, les concep­teurs de mode et les fa­bri­cants de ma­té­riaux tech­niques rivalisent d’idées pour pro­po­ser des ac­ces­soires et vê­te­ments élé­gants et idéaux pour se pro­té­ger des in­tem­pé­ries. Pas de doute, à nos yeux, le vé­lo consti­tue le mode de dé­pla­ce­ment idéal. Néan­moins, en ville pour des tra­jets plus courts, de 1 à 5 km, ou au contraire plus longs, né­ces­si­tant un mixe des dif­fé­rents moyens de trans­port, le vé­lo peut pré­sen­ter quelques dé­fauts. Dif­fi­ci­le­ment trans­por­table dans le mé­tro ou les trains aux heures de pointe, il im­pose éga­le­ment de trou­ver une place pour l’ac­cro­cher en ar­ri­vant sur son lieu de tra­vail ou en ren­trant à son do­mi­cile. Car le vol consti­tue en­core un frein à l’achat d’un vé­lo ! Par ailleurs, cer­taines per­sonnes hé­sitent tout sim­ple­ment à se mettre au vé­lo au quo­ti­dien par peur du tra­fic, car à bi­cy­clette, il est obli­ga­toire de rou­ler sur la chaus­sée. Est-ce à dire que ces ci­ta­dins sont contraints de se dé­pla­cer en trans­port en com­mun ou à pied ? Pas si on consi­dère qu’il existe des moyens de trans­port al­ter­na­tifs avec les trot­ti­nettes, ska­te­boards, rol­lers et autres mo­no­roues très pra­tiques pour les pe­tits dé­pla­ce­ments. En ma­tière de lé­gis­la­tion, les uti­li­sa­teurs de ces modes de dé­pla­ce­ment sont consi­dé­rés comme des pié­tons. Ils ont donc libre ac­cès aux trot­toirs, en res­pec­tant les mar­cheurs na­tu­rel­le­ment. Car, quel que soit le mode de trans­port al­ter­na­tif uti­li­sé, le dif­fé­ren­tiel entre la vi­tesse du pié­ton et des uti­li­sa­teurs de ces en­gins est tou­jours as­sez im­por­tant. Et comme pour le vé­lo, ces moyens de dé­pla­ce­ment né­ces­sitent un cer­tain temps d’ap­pren­tis­sage.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.