Un ar­tiste heu­reux

Lio­nel Abe­lans­ki ne fré­quente pas que les scènes de théâtre et les pla­teaux de tour­nage. Il est aus­si adepte du vé­lo élec­trique de­puis plus de deux. Avant qu’un réa­li­sa­teur ne lui pro­pose d’in­car­ner Ed­dy Mer­ckx ou Ber­nard Hi­nault, l'équipe de Ci­ty Ride, e

City Ride - - Vie Quotidienne - Lio­nel Abe­lans­ki Lio­nel Abe­lans­ki est à l’af­fiche dans « Ou­vert la nuit », le der­nier film d'Édouard Baer avec Au­drey tau­tou, Sa­bri­na Oua­za­ni et Mi­chel Ga­la­bru. il est éga­le­ment en tour­née avec la pièce « Un dî­ner d'adieu » mise en scène par Ber­nard Mu­rat

On peut être « Cé­sar du meilleur es­poir mas­cu­lin » et faire du vé­lo de­puis tou­jours. Lorsque Lio­nel Abe­lans­ki a dé­bu­té comme ac­teur, ha­bi­tant près de Jour­dain, il al­lait dé­jà au théâtre à vé­lo. À cette époque, il au­rait mé­ri­té le maillot à poids pour avoir fran­chi aus­si souvent « le col » du parc de Bel­le­ville. Mal­heu­reu­se­ment, un vol a eu rai­son de son en­thou­siasme pen­dant un mo­ment. il a fal­lu quelques an­nées à Lio­nel pour ache­ter un nou­veau vé­lo. Mais, n’ha­bi­tant plus au coeur de Pa­ris, le vé­lo flam­bant neuf était moins uti­li­sé que le pré­cé­dent. Jus­qu’à ce que, il y a deux ans en­vi­ron, un ami lui fasse es­sayer un vé­lo élec­trique. Quelques jours plus tard, Lio­nel en ache­tait un pour ne plus s’en sé­pa­rer… « J’ai tout de suite été conquis, sur­tout quand j'ai com­pris que l’agré­ment du vé­lo élec­trique, c’était de pé­da­ler avec plus de fa­ci­li­té quand on le sou­hai­tait. Pour moi, c’est le choix idéal pour évi­ter d’ar­ri­ver au théâtre en nage tout en conti­nuant à pra­ti­quer une ac­ti­vi­té phy­sique. Et ce­la ré­duit la du­rée de mes dé­pla­ce­ments. De plus, je peux flâ­ner, pro­fi­ter du mo­ment et ac­cé­der à des en­droits in­ter­dits aux deux-roues mo­to­ri­sés tra­di­tion­nels. En­fin, il n’y a au­cune nui­sance pour les autres, j’adore ! » Pour Lio­nel, le vé­lo élec­trique est un ou­til de mo­bi­li­té à part en­tière. « J’ai un usage pra­tique du vé­lo élec­trique. Je n'ai ja­mais été un cy­cliste du di­manche, je ne vais pas faire une ba­lade ou du cy­clo­tou­risme. Par contre, comme mode de dé­pla­ce­ment, c'est ab­so­lu­ment gé­nial. » C'est un tel bon­heur que le co­mé­dien n'hé­site pas à jouer les am­bas­sa­deurs pour le dé­ve­lop­pe­ment de ce type de trans­port. « Quand je le prête, les gens adorent tout de suite. J'ai souvent droit à une pa­no­plie d’ono­ma­to­pées, de té­moi­gnages d'éton­ne­ment, de stu­pé­fac­tion. Con­sé­quence, j’ai plein d’amis qui s'y sont mis. » Pour Lio­nel Abe­lans­ki, le VAe n'a que des avan­tages. « C'est un bé­né­fice énorme en terme de san­té. J'ai par­cou­ru 4 000 km en deux ans, je me sens moins stres­sé et j'ar­rive à mes ren­dez-vous avec le sou­rire. Mais sur­tout, je me sens in­dis­cu­ta­ble­ment plus en forme de­puis que j'ai ce vé­lo. Même si j'ai tou­jours fait un peu de sport, la dif­fé­rence, c'est que main­te­nant, j'en fais quo­ti­dien­ne­ment, sans for­cer. Même en pre­nant en compte l’aide de l’as­sis­tance, je fais au to­tal bien plus d’exer­cice que si je n'avais pas de vé­lo élec­trique. » d'ailleurs, de­puis qu'il roule à vé­lo, Lio­nel l'a re­mar­qué, il fré­quente moins la phar­ma­cie du coin. il faut dire qu'avant de pos­sé­der un VAe, il n'en­vi­sa­geait même pas de prendre le vé­lo pour les ren­dez-vous de tra­vail, les courses, ou pour se rendre chez des amis. Mais tout ça, main­te­nant, il le fait à vé­lo, parce qu'il est élec­trique. Ce qui étonne le plus Lio­nel, c'est le sen­ti­ment de sé­cu­ri­té qu'il res­sent au gui­don de son Mous­tache. « L’as­sis­tance per­met de se sor­tir de si­tua­tions dé­li­cates beau­coup plus fa­ci­le­ment que sur un vé­lo tra­di­tion­nel, no­tam­ment à un car­re­four. » Fi­na­le­ment, Lio­nel ne peut plus se pas­ser de son VAe. il a même élar­gi son champ d'ac­tion en réa­li­sant l'as­cen­sion du col de l'ise­ran (17 km à 12% de moyenne) à vé­lo élec­trique avec un ami.

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