Vé­lo sous au­to-sur­veillance

Che­vau­cher son vé­lo pour se rendre au bou­lot at­tire chaque an­née de plus en plus d’usa­gers. Et gé­né­ra­le­ment, lorsque l’on at­trape le vi­rus de la pe­tite reine, on fi­nit par l’uti­li­ser même les week-ends, pour une ba­lade ou pour faire les com­mis­sions. Mais

City Ride - - Sante -

Même sans adop­ter un rythme sou­te­nu, la pra­tique du vé­lo fait tra­vailler le coeur. Une très bonne chose en soi. Mais à par­tir d’un cer­tain âge, il convient de contrô­ler plus ré­gu­liè­re­ment sa fré­quence car­diaque, voire sa pres­sion ar­té­rielle. Une re­com­man­da­tion qui s’adresse plus par­ti­cu­liè­re­ment aux per­sonnes souf­frant de pa­tho­lo­gies telles que le dia­bète ou l’hy­per­ten­sion. il est donc bon, de temps à autres, d’ef­fec­tuer le point sur sa condi­tion phy­sique. Ce­la per­met d’évi­ter les ac­ci­dents en tout genre. Si une vi­site ré­gu­lière chez le mé­de­cin s’avère tou­jours utile, il est néan­moins pos­sible d’éva­luer soi-même sa condi­tion phy­sique. Mais avant toute chose, no­tons qu’il existe plu­sieurs in­di­ca­teurs na­tu­rels pour dé­fi­nir son état de forme du mo­ment. La qua­li­té du som­meil et ses cycles, l’ap­pé­tit et les dou­leurs mus­cu­laires consti­tuent de très bonnes in­for­ma­tions. Par ailleurs, prendre l’ha­bi­tude de no­ter chaque se­maine sa fré­quence car­diaque au re­pos dès le ré­veil, per­met d’éva­luer sa condi­tion phy­sique : un nombre de pul­sa­tions plus bas que la moyenne ha­bi­tuelle peut être consi­dé­ré comme un bon signe, alors que le contraire in­di­que­ra une ré­cu­pé­ra­tion dif­fi­cile.

L’au­to-sur­veillance est es­sen­tielle lors­qu’on souffre de dia­bète…

Pour contrô­ler son état phy­sique, il est donc pos­sible de se li­vrer à une au­to-sur­veillance en re­cou­rant à des pe­tits tests ou en uti­li­sant des ins­tru­ments tels que le ten­sio­mètre ou le car­dio-fré­quen­ce­mètre. Pour le cy­cliste ur­bain, son uti­li­sa­tion peut pa­raître un peu ex­ces­sive car il n’est pas ques­tion ici d’amé­lio­ra­tion de la per­for­mance. Néan­moins ce­la va per­mettre à son uti­li­sa­teur de mieux ap­pré­hen­der les ef­forts de son muscle car­diaque tout au long du tra­jet et éven­tuel­le­ment d’adap­ter son rythme de dé­pla­ce­ment. il est éga­le­ment pos­sible de tes­ter son état de forme à do­mi­cile en ap­pli­quant le fa­meux test Ruf­fier. il se base sur les va­ria­tions de fré­quence car­diaque à la suite d'un exer­cice, et plus pré­ci­sé­ment sur la ca­pa­ci­té du coeur à re­trou­ver un rythme de pul­sa­tion nor­mal dans la mi­nute sui­vant un ef­fort phy­sique. il se réa­lise en trois étapes : après un re­pos cou­ché de 5 mi­nutes en­vi­ron, prendre son pouls (P1). Puis on réa­lise une sé­rie de 30 flexions com­plètes de jambe, bras ten­dus, en 45 se­condes. Prendre son pouls juste après (P2). en­suite, le su­jet

Il est bon, de temps à autres, d’ef­fec­tuer le point sur sa condi­tion phy­sique.

doit s’al­lon­ger et re­prendre son pouls une mi­nute pré­ci­sé­ment après l’ar­rêt de l’ef­fort (P3). L’in­dice de Ruf­fier s’ob­tient alors en ef­fec­tuant l’opé­ra­tion sui­vante : (P1+P2+P3) – 200/10. Plus le ré­sul­tat s’ap­proche de zé­ro, plus l’adap­ta­tion à l’ef­fort est bonne. Les per­sonnes souf­frant d’hy­per­ten­sion peuvent éga­le­ment uti­li­ser un ten­sio­mètre. On trouve dans le com­merce de nom­breux ap­pa­reils d’au­to-me­sure de la pres­sion ar­té­rielle. Mais at­ten­tion : la me­sure doit s’ef­fec­tuer dans des condi­tions très pré­cises. Il faut être au re­pos, en po­si­tion as­sise ou al­lon­gée, et réa­li­ser trois me­sures de suite le ma­tin et trois me­sures de suite le soir du­rant trois jours d’af­fi­lée. On ob­tient alors une va­leur au re­pos maxi­male et mi­ni­male. Re­nou­ve­lez l’opé­ra­tion tous les 8 ou 15 ou 30 jours se­lon les ré­sul­tats. Pour éva­luer l’évo­lu­tion de la pres­sion ar­té­rielle, il est re­com­man­dé de te­nir un ta­bleau. No­tons que ce n’est pas parce que l’on a de la ten­sion ar­té­rielle que l’on doit se pri­ver d’ac­ti­vi­té phy­sique. Bien au contraire ! Ce n’est qu’au-des­sus de 180/105 que l’on re­non­ce­ra à s’adon­ner à une ac­ti­vi­té phy­sique sans avis mé­di­cal.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.