Le géant ja­po­nais Shi­ma­no nous a ou­vert ses portes dans sa mai­son­mère au Ja­pon et dans ses usines.

Shi­ma­no est un ac­teur in­con­tour­nable du vé­lo, on pour­rait même dire que le vé­lo ne se­rait pas ce qu'il est au­jourd'hui sans Shi­ma­no. Alors quand le géant ja­po­nais nous offre l'op­por­tu­ni­té de vi­si­ter sa mai­son-mère à Osa­ka au Ja­pon, et quelques-unes de ses

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Shi­ma­no, tout le monde connaît : il y a plus de 95% de chance que la trans­mis­sion de votre vé­lo pro­vienne de ses usines, de même pour vos freins et peut-être même vos roues. Le Nexus, ce fa­meux moyeu à vi­tesses in­té­grées, c'est aus­si lui ! La pre­mière vraie trans­mis­sion élec­trique, le Di2, c'est éga­le­ment lui. alors for­cé­ment quand Shi­ma­no vous pro­pose de vi­si­ter ses usines en asie, dif­fi­cile de faire fine mouche, sur­tout que c'est ex­trê- me­ment rare que le géant ja­po­nais ouvre ses portes à des jour­na­listes. Une oc­ca­sion unique d'être au coeur de la phi­lo­so­phie de la marque : pro­mou­voir le bien-être et la san­té au coeur de la na­ture et du monde qui nous en­toure. Mais avec toute la ré­serve ja­po­naise.

Maître-mot : le se­cret

« pas de pho­tos ! » Voi­là le maître-mot lorsque l'on ar­rive dans l'une des plus vieilles usines de Shi­ma­no du cô­té de Shi­mo­no­se­ki, à quelques heures de Shin­kan­sen (le train grande vi­tesse lo­cal) d'Osa­ka où nous avons dé­bar­qué. Un peu frus­trant, mais très ré­vé­la­teur du com­por­te­ment très in­su­laire du Ja­po­nais. Le pays vit tel­le­ment en au­tar­cie que sa ma­nière de pen­ser, sa cul­ture, sa pro­duc­tion s'en res­sentent. pre­nez les com­po­sants du géant ja­po­nais : acier comme alu­mi­nium qui servent à les pro­duire, ne peuvent avoir qu'une source d’ap­pro­vi­sion­ne­ment : le Ja­pon. et même si cet in­dus­triel a des usines par­tout dans le monde, et no­tam­ment en Chine, la ma­tière pre­mière vien­dra de l'ile au So­leil Le­vant. Heu­reu­se­ment, il n'y a pas que la fier­té ja­po­naise, il y a aus­si une réa­li­té éco­no­mique : Shi­mo­no­se­ki est un site in­dus­triel, do­té d'un port où tran­sitent de nom­breuses mar­chan­dises, dans le­quel on y trouve énor­mé­ment de res­sources pour pro­duire les com­po­sants de la marque. a Shi­mo­no­se­ki, on pro­duit de aà Z les com­po­sants. Com­pre­nez que la ma­tière pre­mière y ar­rive et y res­sort en pro­duit fi­ni en car­ton prêt pour l'ex­pé­di­tion. Notre vi­site au pas de course nous a tout de même per­mis de voir une usine à mi-che­min entre

tra­di­tion et mo­der­ni­té. Tra­di­tion parce que les tra­vaux y sont en­core faits avec l'aide de l'hu­main, et mo­der­ni­té car les ma­chines ici sont loin des vieilles ma­chines d'an­tan comme pour les presses et autres ma­chines CNC de pre­mières gé­né­ra­tions. Ici on parle de for­geage à froid, on parle d'usi­nage, on parle de trai­te­ment sur les den­tures, mais aus­si as­sem­blage. L'usine est propre et peu d'hommes sont pré­sents sur le gros oeuvre (emboutissage, CNC ou trai­te­ment ther­mique). Le bruit et la cha­leur y sont om­ni­pré­sents. Puis on entre dans un es­pace plus confi­né : c'est là que l'on ser­tit les ma­ni­velles à l'axe de pé­da­lier. Le tra­vail y est plus ma­nuel. Au dé­tour d'une al­lée, on dé­couvre une pièce fer­mée et vi­trée, une salle blanche comme on aime à le dire dans l'in­dus­trie (com­prendre sans pous­sière), où s’af­fairent trois per­sonnes. D'un geste sûr et pré­cis, elles montent l'in­té­gra­li­té des moyeux à vi­tesse in­terne. Oui, l'Al­fine est mon­té ici ! In­ter­dic­tion de vous mon­trer l'opé­ra­tion, mais croyez-moi, ce­la s'ap­pa­rente à un ar­tiste qui pein­drait un chef d'oeuvre. De l'art ! L'usine de Shi­mo­no­se­ki, qui est la se­conde créée après celle d'Osa­ka, siège de l'em­pire Shi­ma­no, est spé­cia­li­sée dans les pro­duits haut de gamme. C'est ici que sont fa­bri­qués par exemple, les pé­da­liers pour la route, mais aus­si les pro­duits pour le VTT comme le XT, le SLX, mais nous l'avons vu, aus­si les fa­meux moyeux Al­fine et Nexus. Les lignes de pro­duc­tion sont ici par­ti­cu­liè­re­ment flexibles afin de s'adap­ter à la de­mande. Elle peut ain­si dou­bler sa ca­pa­ci­té de pro­duc­tion au be­soin. Il est im­por­tant de no­ter que la plu­part des ma­chines que nous avons vues et que nous al­lons voir no­tam­ment à Osa­ka, sont créées par Shi­ma­no. Ce qui ex­plique d'ailleurs en par­tie le fait que nous ne puis­sions pas faire de pho­tos des vi­sites. C'est d'ailleurs à Osa­ka que Shi­ma­no ex­pé­ri­mente ce que se­ront ses usines de de­main.

A Osa­ka, les ro­bots ont pris le pou­voir, mais c’est sur­tout pour sou­la­ger les em­ployés des tâches la­bo­rieuses.

C’est à Osa­ka, dans sa mai­son-mère, que Shi­ma­no concentre tout son sa­voir-faire.

Voi­ci un écla­té du moyeu Al­fine.

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