Pé­da­ler, un mo­ment consa­cré à soi-même !

Tré­so­rier de l’as­so­cia­tion Place au Vé­lo à An­gers, Pa­trick Gan­non a tou­jours ai­mé le vé­lo. Mais ce­la ne fait que quelques mois qu’il a adop­té la bi­cy­clette comme moyen de trans­port à part en­tière.

City Ride - - Vie Quotidienne -

«J’ai bien­tôt 48 ans et je suis tré­so­rier de l’as­so­cia­tion Place au Vé­lo à An­gers. J’ai tou­jours ai­mé me dé­pla­cer à vé­lo en ville ou à la cam­pagne, mais pour des rai­sons d’or­ga­ni­sa­tion fa­mi­liale je me dé­pla­çais en­core ré­cem­ment à scoo­ter. Un soir, alors que j’as­sis­tais au Con­seil mu­ni­ci­pal, mon en­gin a été dé­gra­dé sur la voie pu­blique. Le ga­ra­giste l’a ju­gé ir­ré­pa­rable fi­nan­ciè­re­ment et l’as­su­rance m’a rem­bour­sé 600€ que j’ai im­mé­dia­te­ment ré­in­jec­tés dans un bon vé­lo. Je par­cours en moyenne 8 à 10 km par jour, prin­ci­pa­le­ment en ville. Je porte un casque et un gi­let jaune in­di­quant dans le dos que les au­to­mo­bi­listes doivent lais­ser un mètre quand ils dé­passent un cy­cliste. Par­fois je porte des gants et des lu­nettes. J’ai un équi­pe­ment an­ti-pluie as­sez com­plet : veste de cou­leur vive étanche et res­pi­rante, pan­ta­lon de pluie avec sur-chaus­sures in­té­grées. Les jours où je dois m’ha­biller plus chic, j’ai une cape de pluie type pon­cho dans mon sac. Pé­da­ler sous la pluie ne me dé­range pas, même s’il faut re­dou­bler de vi­gi­lance. Par temps froid, pen­dant long­temps, j’ai eu ten­dance à trop me cou­vrir, ar­ri­vant par­fois en nage au tra­vail. Main­te­nant je mets une ou deux épais­seurs fines sous la veste et c’est à l’ar­ri­vée que je mets la po­laire ou le pull em­por­té. Ce­la vaut pour le bou­lot, mais éga­le­ment pour la ran­do. Ré­cem­ment l’ag­glo­mé­ra­tion an­ge­vine a mis en place une sub­ven­tion de 250 € pour l’achat d’un VAe. J’en ai pro­fi­té pour ache­ter un Lapierre à mon épouse aux alen­tours de 2 000 €. Un in­ves­tis­se­ment qui de­vrait être amor­ti par un usage moindre de notre unique voi­ture. Mon épouse uti­lise le VAe sur­tout quand elle est cer­taine qu’elle n’au­ra pas trop de dé­pla­ce­ments à ef­fec­tuer dans la jour­née avec des dos­siers à trans­por­ter. Je suis se­rein de ce cô­té-là, sa­chant qu’elle va s’en ser­vir de plus en plus tant pro­fes­sion­nel­le­ment que per­son­nel­le­ment. Pé­da­ler per­met de lut­ter contre le stress et c’est par­fois le seul mo­ment de la jour­née consa­cré à soi-même ex­clu­si­ve­ment. Au prin­temps nous sommes par­tis à Royan en voi­ture avec deux VtC à l’ar­rière. Nous avons pris le bac avec les vé­los jus­qu’à Sou­lac sur Mer et de là nous avons pé­da­lé jus­qu’à Ar­ca­chon, lon­geant une par­tie de la Vé­lo­dy­sée. Après une nuit à Bor­deaux, nous avons re­pris le train di­rec­tion Sou­lac puis le bac où nous at­ten­dait sa­ge­ment la voi­ture. tout s’est très bien pas­sé sauf le tra­jet en teR Bor­deaux-Le Ver­don car la SNCF a dû af­fré­ter à la der­nière mi­nute une rame an­té­di­lu­vienne qui n’était pas du tout conçue pour ac­cueillir deux vé­los, deux pas­sa­gers et leurs ba­gages. il reste d’énormes pro­grès à ac­com­plir concer­nant le trans­port mul­ti­mo­dal. Ce que nous avons vé­cu sur un temps de va­cances, beau­coup le su­bissent mal­heu­reu­se­ment au quo­ti­dien.

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