Le bon­heur à bi­cy­clette

Ori­gi­naire des Pays-Bas, Hie­ro­ny­mus s’est ins­tal­lé en France en 1999. A 49 ans, ce cy­cliste in­vé­té­ré n’a ja­mais son­gé à pas­ser son per­mis de conduire. Et d’ailleurs, il ne lui vien­drait même pas à l’idée de se dé­pla­cer en voi­ture. Portrait d’un cy­cliste q

City Ride - - Vie Quotidienne -

La Hol­lande n’est pas sim­ple­ment l’autre pays du fro­mage. C’est sur­tout le pays du vé­lo. C’est donc tout na­tu­rel­le­ment que Hie­ro­ny­mus, ori­gi­naire des PaysBas, a ap­pris à mon­ter sur un vé­lo dès son plus jeune âge. « De­puis tout pe­tit, la bi­cy­clette est mon moyen de trans­port prin­ci­pal. Mes pre­miers iti­né­raires à vé­lo furent mes al­lers-re­tours de la mai­son à l’école pri­maire, soit 4 km al­ler et au­tant au re­tour. En­suite, de 1980 à 1986, c’est au col­lège que je me suis ren­du à vé­lo, soit 16 km par jour. » A la fin de ses études, il a beau­coup bour­lin­gué en eu­rope. A cette époque, il uti­lise sur­tout la bonne vieille mé­thode du stop pour se rendre d’un point A à un point B. Lors­qu’il se po­sait quelque temps à un en­droit, le vé­lo re­pre­nait alors ses droits sur la pé­riode de sa mis­sion. en 1995, la bi­cy­clette re­vient pour de bon dans la vie de Hie­ro­ny­mus en tant que moyen de lo­co­mo­tion au quo­ti­dien. « Ce­la m’a re­pris en Suisse où je me suis ins­tal­lé pen­dant trois ans, par­ta­geant mon temps entre le Gri­son et le Tes­sin. J’ai conser­vé ce mode de dé­pla­ce­ment en m’ins­tal­lant à Tou­louse en 1998. Là, j’ai tra­vaillé en tant qu’in­té­ri­maire et j’ai ef­fec­tué toutes mes mis­sions à vé­lo, par­cou­ru jus­qu’à 800 km par mois juste pour des rai­sons pros ! » Par la suite, notre Hol­lan­dais rou­lant a tra­vaillé pen­dant douze ans dans l’évé­ne­men­tiel en tant que mon­teur tech­ni­cien en mon­tage de cha­pi­teaux et struc­tures. « Du­rant cette pé­riode, j’ai conti­nué à ef­fec­tuer tous mes dé­pla­ce­ments à vé­lo. » en 2011, Hie­ro­ny­mus a dé­cou­vert une autre fa­çon de rou­ler en ef­fec­tuant son pre­mier cy­clo-voyage, un al­ler­re­tour tou­louse-Co­lom­bey-Les-deux-eglises en Hau­teMarne, soit près de 750 km. « De­puis cette date, je suis à tout ja­mais conta­mi­né par le vi­rus du cy­clo-voyage. » en 2013, il quitte dé­fi­ni­ti­ve­ment tou­louse, met­tant un terme à quinze ans de sé­den­ta­ri­sa­tion pour se conver­tir en cy­clo-no­made. Pen­dant trois ans, il a par­cou­ru toute la France, une par­tie de l’ita­lie et de l’es­pagne. « Du­rant cette pé­riode, je sub­ve­nais à mes be­soins en tra­vaillant dans des cam­pings en tant qu’ac­com­pa­gna­teur tou­ris­tique et en oeu­vrant comme ou­vrier agri­cole au mo­ment du ra­mas­sage des abri­cots, du rai­sin ou des olives. » du­rant ces an­nées de voyage, Hie­ro­ny­mus a par­cou­ru entre 35 000 et 45 000 km. « Je ne peux pas être plus pré­cis car je n’uti­lise ni comp­teur, ni GPS. J’ef­fec­tue tous mes voyages à l’aide de simples cartes IGN, ces der­nières pré­sen­tant l’avan­tage de ne ja­mais tom­ber en panne… » de­puis quelques mois, Hie­ro­ny­mus s’est de nou­veau sé­den­ta­ri­sé en Ariège. Mais nul doute qu’il re­par­ti­ra pro­chai­ne­ment sur son vé­lo… car pour lui, la bi­cy­clette par­ti­cipe au bon­heur et amé­liore la san­té phy­sique et men­tale.

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