Vé­ro­nique Ber­trand Créa­trice de Jart’elle, so­cié­té Les filles à vé­lo

City Ride - - Dossier -

Les jupes à vé­lo, ce n’est pas tou­jours la pa­na­cée. Ça se coince dans les rayons, entre le frein et le pneu ar­rière (c’est le trou as­su­ré), et ça s’en­vole au pé­da­lage. Vé­ro­nique Ber­trand es­pé­rait alors « qu’ils » trou­ve­raient un truc pour ré­gler le pro­blème. Mais il a fal­lu se rendre à l’évi­dence : « ils » n’ont rien fait. Alors, « une idée m’est ap­pa­rue, évi­dente : puis­qu’ils ne le font pas, je vais le faire. » C’est ain­si que la Jart’elle est née. Pour Vé­ro­nique Ber­trand, créa­trice de la so­cié­té Les filles à vé­lo en fé­vrier 2016, les femmes sont à même d’ap­por­ter un plus dans l’uni­vers du vé­lo. « Je suis al­lée à Eu­ro­bike (ndlr : le plus grand sa­lon au monde du vé­lo qui se tient en Al­le­magne) et j'ai consta­té qu'en de­hors des quelques gad­gets de dé­co­ra­tion pour vé­lo, les fabricants ri­va­lisent de tech­ni­ci­té pour leurs pro­duits. Mettre en avant la tech­ni­ci­té des ac­ces­soires et des vê­te­ments vé­lo est utile, pour vendre un pro­duit à une cy­cliste spor­tive ça peut être bien, mais ça peut être aus­si contre-pro­duc­tif dans "l'oeuvre de conver­sion" des femmes au vé­lo. Pour conver­tir un maxi­mum de femmes au vé­lo, il faut leur prou­ver que ce­la n'oblige pas à adap­ter sa te­nue et ne re­lève pas de l'ex­ploit phy­sique, ni d'une sur­en­chère tech­nique. Et là, je suis sûre que les femmes ont un rôle à jouer en créant un pont entre le monde de la mode et ce­lui du vé­lo en

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