Le vé­lo pour ar­rê­ter la clope !

An­dré Sch­wartz a long­temps consi­dé­ré le vé­lo comme une ac­ti­vi­té de va­cances. Et puis un jour, dans une ul­time ten­ta­tive pour ar­rê­ter de fu­mer, il a dé­cou­vert que le vé­lo pou­vait être source de bon­heur au quo­ti­dien.

City Ride - - Vie Quotidienne -

An­dré a dé­cou­vert le plai­sir du vé­lo lors de son ado­les­cence. A cette époque, il s’agis­sait avant tout d’un loi­sir de va­cances. « Et lorsque j’ai com­men­cé à tra­vailler, j’ai ces­sé toute ac­ti­vi­té spor­tive et je suis tom­bé dans le piège de la ci­ga­rette. » C’est au cours d’une énième ten­ta­tive pour ar­rê­ter de fu­mer qu’en 2012, à 44ans, il a dé­ci­dé d’en­ta­mer une «pu­ri­fi­ca­tion pul­mo­naire». il a cher­ché une ac­ti­vi­té spor­tive qui ne com­pro­mette pas trop son plan­ning quo­ti­dien et ne soit pas trop vio­lente sur le plan mus­cu­laire, ni pour ses pou­mons. Le vé­lo était la so­lu­tion! il a alors res­sor­ti un vieux vé­lo qui ap­par­te­nait à sa femme. « Ce MBK en acier (en­vi­ron 20 kg), était trop pe­tit, mais c’était une belle ma­chine pour dé­bu­ter. » il al­lait per­mettre à An­dré de se ré­gé­né­rer. L’idée était simple : rem­pla­cer les 12 km quo­ti­diens (al­ler-re­tour) de bus né­ces­saires pour se rendre au bou­lot, par 12km de vé­lo. « Et tout ce­la sans perte de temps puisque je met­tais alors à peine cinq mi­nutes de plus qu’en bus ! J’ai com­men­cé un lun­di et j’ai consta­té, dès la pre­mière se­maine, qu’en me le­vant le ma­tin, je me sen­tais épa­noui. Je me ré­jouis­sais d’avance du bien-être dont j’al­lais bé­né­fi­cier en pé­da­lant pen­dant 30 mi­nutes. Et ce­la per­du­rait toute la jour­née à la seule idée d’en­four­cher mon vé­lo le soir pour me vi­der la tête et ar­ri­ver dé­ten­du chez moi. » Na­tu­rel­le­ment, on ne par­court pas 12 km par jour à vé­lo, après plu­sieurs an­nées d’in­ac­ti­vi­té, sans quelques cour­ba­tures et avoir le souffle court. Mais « ces désa­gré­ments ont ra­pi­de­ment dis­pa­ru. » et de­puis, il n’a plus ja­mais chan­gé de moyen de lo­co­mo­tion, non seule­ment pour se rendre à son tra­vail, mais éga­le­ment pour ses tra­jets, loi­sirs ou autres, dans la ca­pi­tale. Au fil du temps, il a in­ves­ti dans l’équipement du par­fait cy­cliste tant en vê­te­ments tech­niques qu’en ac­ces­soires. « J’ai ins­tal­lé une sa­coche de gui­don (pa­piers, clés, pa­quet de mou­choir…), une sa­coche la­té­rale ar­rière pour les jours où il faut em­me­ner les bou­teilles en verre au contai­ner ou ra­me­ner le pain… J’ai même ache­té une car­riole en cas de be­soin. » Au bout d’un an, il a ache­té un nou­veau vé­lo plus adap­té à sa mor­pho­lo­gie, un Se­rious town­ra­cer. C’est à cette époque qu’il a dé­cou­vert les ba­lades vé­los or­ga­ni­sées les week-ends par une an­tenne de l’as­so­cia­tion pa­ri­sienne Mieux se dé­pla­cer à Bi­cy­clette. il a adhé­ré et pro­fite de­puis de leurs ba­lades. il a éga­le­ment pris part aux ba­lades d’une ving­taine de ki­lo­mètres or­ga­ni­sées les ven­dre­dis soirs par l’as­so­cia­tion Pa­ris Ran­do Vé­lo. en­fin, il y a deux ans, il a ache­té sur un site d’oc­ca­sions, un vé­lo taillé pour la course : un MBK Chro­no 7005. Cette mon­ture lui a per­mis de com­bler un autre sou­hait : ce­lui de s’es­sayer à la pra­tique pu­re­ment spor­tive. Cette ac­ti­vi­té res­te­ra fi­na­le­ment as­sez mar­gi­nale.

« J’ai consta­té, dès la pre­mière se­maine, qu’en me le­vant le ma­tin, je me sen­tais épa­noui ! »

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