Pour­quoi la Fiat 600 est un ex­cellent achat

Pour Mal­colm McKay, la com­pacte mais très pra­tique Fiat 600 est une vraie clas­sique ita­lienne.

Classic & Sports Car - - CE MOIS-CI - PHO­TOS TO­NY BA­KER

Rare en France mais très lar­ge­ment dif­fu­sée pen­dant plus de 30 ans, la Fiat 600 est pour de nom­breuses rai­sons su­pé­rieure à la pe­tite 500. Dante Gia­co­sa s’est mon­tré brillant pour sa concep­tion : il y avait quelque chose de dé­ter­mi­nant à choi­sir un em­pat­te­ment d’exac­te­ment 2 mètres, pour une voi­ture plus courte que la To­po­li­no mais lar­ge­ment plus spa­cieuse.

Mal­gré sa taille ré­duite, la Fiat 600 était une “vraie voi­ture” : mo­no­coque, quatre places et quatre-cy­lindres re­froi­di par eau. Elle avait en sé­rie un cir­cuit élec­trique 12 volts, des cli­gno­tants lu­mi­neux, des es­suie-glace élec­triques, un chauf­fage, des com­mandes au vo­lant pour les cli­gno­tants et l’éclai­rage (à par­tir de 1957), un pla­fon­nier et un éclai­rage du com­par­ti­ment mo­teur — élé­ments rares sur un mo­dèle éco­no­mique, au mi­lieu des an­nées 1950. Of­frant un ha­bi­tacle très spa­cieux pour sa taille, elle était dis­po­nible en Conver­tible avec toit ou­vrant sur toute la lon­gueur et com­por­tait une sus­pen­sion à quatre roues in­dé­pen­dante, avec bras se­mi-ti­rés à l’ar­rière.

La qua­li­té de la pla­te­forme de la 600 était telle qu’elle a ins­pi­ré plu­sieurs dé­ri­vées, dont la fa­meuse Abarth 750 “double bosse”, la re­dou­table 1000 TC et les cou­pés Bial­be­ro et Mo­no­mille. Gia­co­sa l’a uti­li­sée pour la Mul­ti­pla, un mi­ni­van pou­vant trans­por­ter jus­qu’à six per­sonnes, Ghia pour ses 600 Jol­ly et Mul­ti­pla, et Au­to­bian­chi pour la Stel­li­na, un ca­brio­let deux places qui a sans doute ins­pi­ré le Spi­der Fiat 850.

A cô­té des Fiat 600, il est pos­sible de trou­ver des Zas­ta­va fa­bri­quée en ex-You­go­sla­vie ou des Seat pro­duites en Espagne. Les dif­fé­rences sont mi­neures, mais les Seat ont été fa­bri­quées jus­qu’en 1973, quatre ans après l’ar­rêt des chaînes ita­liennes (sans par­ler de la Seat 800 ral­lon­gée à quatre portes, de 1964 à 1967), et les Zas­ta­va jus­qu’en 1985, avec une mo­teur de 843 cm3 à par­tir de 1979. Les deux mo­dèles uti­li­saient cer­tains com­po­sants spé­ci­fiques, et sont moins chers que les 600 de fa­bri­ca­tion la­tine.

Les Fiat 600 rouillent abon­dam­ment, et il vaut mieux évi­ter les mo­dèles dont les bras de châs­sis sont at­ta­qués. Vous pou­vez fa­ci­le­ment dé­pen­ser plus que la va­leur de la voi­ture en res­tau­ra­tion. Les pièces sont dis­po­nibles (moins fa­cile sur les pre­mières ver­sions) et il existe de nom­breuses pos­si­bi­li­tés d’amé­lio­ra­tions avec des pièces d’époque ou mo­dernes. En 1958, la 750 Abarth at­tei­gnait 100 km/h en 22,7 sec pour 130 km/h en pointe, mais elle coû­tait plus cher qu’une Ford Ze­phyr en An­gle­terre.

L’as­tu­cieuse Mul­ti­pla peut trans­por­ter 6 per­sonnes.

Une 600 de­vant un pe­lo­ton d’Aus­tin A35, en 1958.

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