Avant d’ache­ter er une As­ton on DB4 à 6, , inspectez-là ez-là soi­gneu­se­ment se­ment !

Mal­colm McKay

Classic & Sports Car - - CE MOIS-CI - TO­NY BA­KER

Pour de nom­breux pas­sion­nés, les DB4 à 6 sont les As­ton les plus dé­si­rables : des ma­chines ex­clu­sives of­frant la com­bi­nai­son par­faite d’un élé­gant style ita­lien et d’un puis­sant six-cy­lindres double arbre. Au­jourd’hui, elles ont at­teint des prix qui cor­res­pondent à leur sta­tut. L’aug­men­ta­tion des der­nières an­nées a don­né aux pro­prié­taires “an­ciens” un bo­nus per­met­tant de com­pen­ser leurs dé­penses sou­vent im­por­tantes.

Si le mot “in­ves­tis­se­ment” est une ex­cuse pour jus­ti­fier l’achat de la voi­ture de vos rêves, n’ou­bliez pas que ces au­to­mo­biles étaient faites pour rou­ler : elles s’abî­me­ront si ce n’est pas le cas, et se­ront chères à faire mar­cher si ça l’est. Et ache­ter une As­ton DB “sor­tie de grange” n’est pas la voie vers un pro­fit ra­pide, car ce genre de voi­ture dé­clenche des prix qui semblent ou­blier les coûts énormes en­traî­nés par la res­tau­ra­tion de ces ma­chines so­phis­ti­quées.

L’équipe de Da­vid Brown, pro­prié­taire d’As­ton, re­con­nais­sait que le lourd châs­sis de la DB2/4 était dé­pas­sé par les mo­no­coques mo­dernes en tôle em­bou­tie, mais n’était pas en me­sure de fi­nan­cer l’ou­tillage né­ces­saire. Elle a donc adop­té la construc­tion Su­per­leg­ge­ra bre­ve­tée par Tou- ring : une sous-struc­ture en pan­neaux d’acier, sur­mon­tée par une su­per­struc­ture en tubes d’acier fins, le tout sou­dé pour for­mer une uni­té ri­gide, ha­billée de pan­neaux en alu­mi­nium. Et Tou­ring a des­si­né pour la DB4 un cou­pé bien pro­por­tion­né, pra­tique, mo­derne et élé­gant.

Ces As­ton Mar­tin étaient conçues comme les meilleures voi­tures de Grand Tou­risme (“Un re­mar­quable ex­press pour ceux qui ont les moyens de voya­ger en Pre­mière Classe”, se­lon The Mo­tor), si bien que, en­core au­jourd’hui, la voi­ture doit être douce, ci­vi­li­sée, ra­pide et très bien équi­li­brée. Si celle que vous inspectez ne l’est pas, chif­frez les tra­vaux ou pas­sez votre che­min.

Même la DB6 ré­cla­mait tous les 4 000 km une vi­dange, un grais­sage de sus­pen­sion et autres opé­ra­tions, donc pré­voyez un bud­get d’en­tre­tien ré­gu­lier. Les pneus étaient des 6.00x16 pour la DB4 et 6.70x16 pour la DB6, tous dia­go­naux : des ra­diaux amé­liorent l’adhé­rence, mais tout pneu plus large que 185 pouces ren­dra les ma­noeuvres beau­coup plus lourdes à basse vi­tesse, im­po­sant une conver­sion en di­rec­tion as­sis­tée. Une ins­pec­tion dé­taillée est fon­da­men­tale, idéa­le­ment avec un spé­cia­liste de la marque et sui­vie d’un long es­sai. Vous de­vez im­pé­ra­ti­ve­ment iden­ti­fier les dé­fauts de la voi­ture, et payer le prix cor­res­pon­dant.

Les DB5 de Bond, qui ont ren­du cé­lèbre cette As­ton.

Lyn­don Sims en DB4 au Monte Car­lo 1962 (3e de ca­té­go­rie).

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