Il court, il court le ca­pu­cin

Connaissance de la Chasse - - Photos Choc -

Gé­rald So­li­gny, pho­to­graphe ani­ma­lier par­ti­cu­liè­re­ment doué, a réa­li­sé cette su­perbe image lors d’un comp­tage de lièvres or­ga­ni­sé par la Fdc du Cher, pré­ci­sé­ment dans les plaines de la Cham­pagne ber­ri­chonne. Il nous ra­conte : « Pous­sés par une traque pa­ci­fique, les lièvres sont comp­ta­bi­li­sés lors du pas­sage des lignes sur cha­cun des quatre cô­tés de la traque. Chaque an­née, les comp­tages ont lieu sur les mêmes par­celles afin d’ob­ser­ver l’évo­lu­tion des po­pu­la­tions de lièvres et de per­drix. En ce dé­but mars, la pé­riode du bou­qui­nage a com­men­cé, aus­si les mâles ta­lonnent-ils les hases. Bref, c’est le mois bé­ni pour mul­ti­plier les prises de vue de ca­pu­cin. Tech­ni­que­ment, le sou­ci ma­jeur est la lu­mière qui per­met ou non d’avoir suf­fi­sam­ment de vi­tesse pour fi­ger le lièvre à la course. » Grâce à ce do­cu­ment d’ex­cep­tion, nous in­sis­te­rons sur la terre qui colle aux pattes de notre oreillard. On la dit alors amou­reuse. Certes, elle alour­dit le la­go­morphe en fuite, lors­qu’il est chas­sé, mais elle masque par la même oc­ca­sion son odeur, ce qui rend dé­li­cat le tra­vail des chiens cou­rants.

Al­bert Le­biat

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