Quand le che­min ru­ral sert la faune

Connaissance de la Chasse - - On En Parle -

Éric Dion est ges­tion­naire des do­maines de l’Onfcs. Il nous livre son avis sur l’in­té­rêt des che­mins ru­raux pour la faune en­vi­ron­nante. « Dans un pre­mier temps, il fau­drait in­ter­dire la pul­vé­ri­sa­tion des trai­te­ments no­tam­ment her­bi­cides, lar­ge­ment pra­ti­qués par les ex­ploi­tants agri­coles ri­ve­rains, qui voient d’un mau­vais oeil le broyage que leur im­posent les che­mins aux abords lais­sés plus na­tu­rels. Dans un se­cond temps, il fau­drait re­plan­ter de ma­nière à créer des zones d’abris pour la faune qui fe­rait éga­le­ment of­fice de re­paires (pour les per­drix grises no­tam­ment). L’idéal se­rait d’im­plan­ter des es­sences non in­va­sives qui se forment à par­tir d’un pied unique et qui créent une zone sèche à sa base (mis­can­thus). Si le che­min est de­ve­nu exi­gu, il faut re­te­nir que la faune, elle, n’au­ra be­soin que d’une ran­gée d’un cô­té du che­min. Mais il est bien évident que tout ef­fort de ré­amé­na­ge­ment réa­li­sé sur ce genre de che­min de­vra être ac­com­pa­gné de res­tric­tions. Un ar­rê­té com­mu­nal de­vrait y être pla­car­dé en ses ex­tré­mi­tés, pour y in­ter­dire la cir­cu­la­tion d’en­gins mo­to­ri­sés ain­si que d’ani­maux non te­nus en laisse », conclut l’ex­pert. Prag­ma­tique et ri­gou­reux.

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