Des roches ou des saules ?

Connaissance de la Chasse - - Émotions Arctiques -

En mars, seule la chasse du la­go­pède est au­to­ri­sée dans les mon­tagnes de Suède. Le chas­seur pour­ra tou­te­fois s’es­sayer à pré­le­ver lors de son sé­jour les deux sous-es­pèces exis­tantes dans ces val­lées. L’une que nous avons lar­ge­ment dé­ve­lop­pée dans ces lignes (la­go­pède des roches) et l’autre tout aus­si nom­breuse qui est le la­go­pède des saules ( La­go­pus la­go­pus). « Cette es­pèce vit gé­né­ra­le­ment jus­qu’au ni­veau de la cein­ture fo­res­tière (entre 700 et 800 mètres d’al­ti­tude), ex­plique le guide Emil. Gé­né­ra­le­ment, ces oi­seaux plus iso­lés ne dé­passent que ra­re­ment la li­mite des sa­pins. Ils sont presque deux fois plus gros que le la­go­pède des roches ( La­go­pus mu­ta), 800 g contre 500 g, mais pré­sentent une si­mi­la­ri­té mor­pho­lo­gique éton­nante avec leur cou­sin ro­cheux. Seule la taille per­met vé­ri­ta­ble­ment de bien les dif­fé­ren­cier, ain­si que leur lieu de pré­sence. Par temps clair, seul le la­go­pède des roches fré­quen­te­ra les som­mets dont la neige au­ra été ba­layée par les vents, alors qu’au plus haut le “willow” se li­mi­te­ra aux bour­geons des bou­leaux (les arbres les plus hauts si­tués) par pe­tits groupes ou iso­lé. »

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