À Joué-sur-Erdre

Connaissance de la Chasse - - Actus & Nouveautés -

(Loire-At­lan­tique) 2 août 2015 1er sa­lon de la chasse et de la pêche or­ga­ni­sé par la Fdc et la Fdp de Loi­reAt­lan­tique. Dans chaque vil­lage des deux dis­ci­plines, de très nom­breuses ani­ma­tions, dé­mons­tra­tions et ex­po­si­tions. Un es­pace « pro­duits du ter­roir », des ba­lades en ca­lèches, des dé­mons­tra­tions de dé­bar­dage sont par ailleurs au pro­gramme. Res­tau­ra­tion sur place. Bois de la Vente, étang de Vio­reau. En­trée libre de 9h à 20h. Rens. : www.fe­te­chas­se­peche.si­tew.fr Charles X à nos jours et en car­to­gra­phiant les par­cours em­prun­tés par les cerfs, au cours de chasses, que la So­cié­té de Vé­ne­rie a dé­mon­tré le cô­té im­muable des voies em­prun­tées. Ce qui a per­mis de dé­fi­nir la meilleure lo­ca­li­sa­tion de cor­ri­dors éco­lo­giques de­vant être pro­té­gés ou ré­ha­bi­li­tés, per­met­tant ain­si l’in­dis­pen­sable bras­sage gé­né­tique des es­pèces (une ana­lyse des dé­pla­ce­ments de la faune, sur ces pas­sages, confir­mée d’ailleurs par des bio­lo­gistes et des scien­ti­fiques). Car si le cerf, ani­mal im­po­sant force et res­pect, reste l’un des ani­maux phares de la vè­ne­rie et de la chasse fran­çaise, il est éga­le­ment un in­di­ca­teur éco­lo­gique pour une grande par­tie de la faune et de la flore. Pro­té­ger le cerf et ses par­cours, c’est donc pro­té­ger tout un éco­sys­tème. Gui­dée par cet ob­jec­tif, la So­cié­té de Vé­ne­rie a donc, en par­te­na­riat avec l’Onf, l’Oncfs, les fé­dé­ra­tions dé­par­te­men­tales des chas­seurs de l’Oise, de l’Aisne et de Seine-et-Marne, ini­tié des études et a créé des col­lec­tifs lo­caux pour sen­si­bi­li­ser les dé­ci­deurs, les ges­tion­naires et les ri­ve­rains afin de lut­ter contre le mor­cel­le­ment éco­lo­gique des mas­sifs fo­res­tiers par les en­grilla­ge­ments et les axes de com­mu­ni­ca­tion. Cette mo­bi­li­sa­tion a alors per­mis de pré­ser­ver plu­sieurs conti­nuums fo­res­tiers sur les mas­sifs de­Vil­lers-Cot­te­rêts, Ha­latte, Er­me­non­ville, Chan­tilly ou Fontainebleau, no­tam­ment par la créa­tion de bio-ponts. En outre, en Pi­car­die et sur le mas­sif bel­li­fon­tain, des col­lec­tifs ré­gio­naux com­po­sés de na­tu­ra­listes bio­lo­gistes, fo­res­tiers, chas­seurs, pro­prié­taires ter­riens, non­chas­seurs… ont su se réunir et se com­prendre pour fi­na­le­ment oeu­vrer en­semble à la sau­ve­garde des bio­topes fo­res­tiers en ap­por­tant leurs connais­sances aux au­to­ri­tés ad­mi­nis­tra­tives et po­li­tiques des ré­gions concer­nées. À no­ter que ces ac­tions s’ins­crivent dans une ré­flexion plus large, d’en­ver­gure na­tio­nale, vi­sant à lut­ter contre la frag­men­ta­tion des es­paces pour y fa­vo­ri­ser la pré­ser­va­tion de la bio­di­ver­si­té, no­tam­ment par la conser­va­tion, la res­tau­ra­tion et la créa­tion de conti­nui­tés éco­lo­giques.

Men­tion spé­ciale

La Men­tion Spé­ciale a été at­tri­buée au Gic de Grandvilliers (Oise) qui a re­çu à ce titre un chèque de 10 000 € pour la réus­site ex­cep­tion­nelle de son projet de ré­im­plan­ta­tion du fai­san com­mun. En ef­fet, avec une réelle vo­lon­té de mettre en place une po­pu­la­tion de fai­sans 100 % na­tu­relle, les chas­seurs lo­caux du Gic ont in­tro­duit 2 000 fai­san­deaux par an pen­dant trois ans, sans pos­si­bi­li­té de chas­ser l’es­pèce, per­met­tant ain­si de pas­ser d’à peine 50 co­qs chan­teurs en 2003 à plus de 3 500 au­jourd’hui. Ils ont ac­com­pa­gné cette ini­tia­tive par de nom­breuses

Men­tion Spé­ciale 2015 : Gic de Grandvilliers. De g. à d. : N. Bes­tel (tech­ni­cien Fdc 60), G. Hou­pin (ad­mi­nis­tra­teur Gic de Grandvilliers), D. Coët (pré­sident Gic de Grandvilliers), A. Pe­reyre de No­nan­court, J. Des­brosse, G. Har­lé d’Ophove (pré­sident Fdc 60), J.-P. Po­ly, A. Cor­nut-Chau­vinc.

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