Lo­zère, ra­ton la­veur du Gé­vau­dan

Connaissance de la Chasse - - Actus & Nouveautés -

Seule­ment ré­per­to­rié de­puis l’au­tomne 2014 dans la val­lée de la Truyère (Can­tal), le ra­ton la­veur semble se mul­ti­plier en Gé­vau­dan. Les preuves de sa pré­sence s’ac­cu­mulent et les ins­tances cy­né­gé­tiques portent une at­ten­tion très par­ti­cu­lière à cette es­pèce exo­gène en­va­his­sante. En cas d’ob­ser­va­tion, pré­ve­nir la Fdc de Lo­zère : fdc48@chas­seur­de­france.com

La vio­lence in­ouïe des at­ten­tats com­mis le 13 no­vembre der­nier à Pa­ris a je­té la plu­part des pays eu­ro­péens dans l’hor­reur et la stu­pé­fac­tion. Le choc pas­sé, face à une opi­nion pu­blique bou­le­ver­sée, une ré­ac­tion po­li­tique s’im­po­sait. En France, l’état d’ur­gence fut dé­cré­té, tan­dis qu’en Eu­rope dès le 18 no­vembre, soit cinq jours seule­ment après ce drame, la Com­mis­sion eu­ro­péenne pre­nait des me­sures « à chaud » pour « rendre plus dif­fi­cile l’ac­qui­si­tion d’armes à feu dans l’Union eu­ro­péenne », comme le sti­pule son com­mu­ni­qué de presse. Un texte dont on ap­pren­dra en­suite qu’il avait été pré­pa­ré de­puis plu­sieurs mois et en ré­ponse à l’at­ten­tat contre Char­lie Heb­do. Dès l’énon­cé de ces nou­velles règles, le ton est don­né, le but n’est pas d’em­pê­cher les tra­fics ou d’in­ter­dire toute cir­cu­la­tion d’armes de guerre d’un État à l’autre, ce que pré­voit dé­jà la directive Armes, mais bien de rendre plus dif­fi­cile l’ac­qui­si­tion d’armes à feu pour les ci­toyens. Mal­gré les af­fir­ma­tions de JeanC­laude Jun­cker, le pré­sident de la Com­mis­sion, qui se veut ras­su­rant. « Nous pro­po­sons des contrôles plus stricts de la vente et de l’en­re­gis­tre­ment des armes à feu et un ren­for­ce­ment des règles vi­sant la neu­tra­li­sa­tion de cer­taines armes, ex­plique-t-il. Nous ne to­lé­re­rons pas plus long­temps que des groupes cri­mi­nels or­ga­ni­sés aient ac­cès à des armes à usage mi­li­taire et en fassent le com­merce en Eu­rope. » Mais du cô­té des pré­pa­ra­teurs de ce texte, Elz­bie­ta Bien­kows­ka et Di­mi­tris Avra­mo­pou­los, les pro­pos dif­fèrent quelque peu. « Nous de­vons faire dis­pa­raître les di­ver­gences ré­gle­men­taires exis­tant dans l’UE en im­po­sant des normes com­munes plus strictes concer­nant les armes à feu. » Ces me­sures des­ti­nées sur le pa­pier à lut­ter contre le ter­ro­risme visent certes le tra­fic des armes de guerre mais aus­si des armes comme les se­miau­to­ma­tiques ayant l’ap­pa­rence d’armes au­to­ma­tiques ou l’achat en ligne. Les fonc­tion­naires eu­ro­péens ins­taurent donc un dé­lit de fa­ciès des armes, source de com­bien d’abus… Dès l’an­nonce de ces me­sures (lire en­ca­dré ci-contre), une pé­ti­tion d’op­po­sants eu­ro­péens, chas­seurs et ti­reurs, a cir­cu­lé sur in­ter­net. En France, le co­mi­té Guillaume Tell a ren­con­tré Mi­chel La­lande, di­rec­teur de ca­bi­net de Ber­nard Ca­ze­neuve, au mi­nis­tère de l’In­té­rieur, le 10 dé­cembre der­nier. Les re­pré­sen­tants des chas­seurs et des ti­reurs ont fait part aux membres du mi­nistre de l’In­té­rieur de leurs in­quié­tudes quant aux « me­sures li­ber­ti­cides pro­po­sées par la Com­mis­sion eu­ro­péenne sous cou­vert de lutte contre le ter­ro­risme, la dé­lin­quance et le tra­fic d’armes ». Le co­mi­té Guillaume Tell ju­geant en ef­fet que « au lieu de s’in­ter­ro­ger sur la mau­vaise ap­pli­ca­tion de la directive Armes de 2008 dans cer­tains États membres, no­tam­ment en ma­tière de neu­tra­li­sa­tion, du res­pect

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.