Noor, la lu­mière des en­fants

Connaissance de la Chasse - - Capitaine… De Chasse -

Fon­dée en 2003 par Ab­de­la­tif Be­naz­zi, l’as­so­cia­tion hu­ma­ni­taire Noor, ce qui si­gni­fie « Lu­mière », s’est fixé pour ob­jec­tif de ré­no­ver, construire et équi­per de A à Z des écoles à l’at­ten­tion des en­fants ré­si­dant dans les sec­teurs ru­raux iso­lés où la sco­la­ri­té est in­exis­tante ou pro­di­guée dans des condi­tions pré­caires. De­puis la nais­sance de Noor, sept éta­blis­se­ments ont vu le jour entre Ma­roc, Sé­né­gal et Ma­li. Sou­te­nu par des per­son­na­li­tés et des mé­cènes de re­nom­mée in­ter­na­tio­nale, Ab­del

de Je­ra­da pour cou­rir les per­drix gam­bras avec mon frère et mes amis.

Si votre em­ploi du temps vous au­to­ri­sait à pos­sé­der un chien de chasse, quel se­rait-il ?

Pos­sé­der un chien de chasse en France fait par­tie de mes rêves les plus chers. J’ai au Ma­roc un lé­vrier Slou­ghi. Cette race ty­pique d’Afrique du Nord était uti­li­sée au­tre­fois pour chas­ser dans le dé­sert et les mon­tagnes de l’At­las. Quand mon em­ploi du temps me le per­met­tra, je pren­drai cer­tai­ne­ment un set­ter an­glais, race que j’ai beau­coup vu tra­vailler lorsque j’ha­bi­tais dans le SudOuest. J’adore sa ligne et son ca­rac­tère. Avec ce chien, je chas­se­rai per­drix, fai­sans et bien évi­dem­ment la bé­casse.

Quel est votre pe­tit gi­bier de pré­di­lec­tion ?

J’aime nombre de pe­tits gi­biers, mais ce­lui qui me vient im­mé­dia­te­ment à l’es­prit reste la per­drix gam­bra. Cet oi­seau est ce­lui de mes pre­miers pas de chas­seur, ce­lui que j’ai dé­cou­vert en fa­mille, aux cô­tés de mon père no­tam­ment. Il oc­cupe une place par­ti­cu­lière dans mon coeur. De plus, sa chasse est mer­veilleuse. J’ai aus­si une at­ti­rance par­ti­cu­lière pour le gan­ga que je trouve d’une beau­té rare. En­fin, je met­trais sur la troi­sième marche de mon po­dium l’ou­tarde, que j’ai eu la chance de tra­quer au Bur­ki­na Fa­so sans pou­voir ce­pen­dant en dé­cro­cher une.

Et cô­té grand gi­bier ?

Si je ne de­vais plus en chas­ser qu’un seul, ce se­rait sans doute le san­glier. J’adore cet ani­mal, c’est le fait éga­le­ment en­trer le sport et ses va­leurs à l’école. « J’ai créé Noor pour que chaque en­fant puisse avoir une chance d’éclai­rer son des­tin et de réa­li­ser ses rêves… » Amis chas­seurs, sou­te­nez Noor : www.as­so­cia­tion­noor.org

plus ma­lin. J’adore l’ob­ser­ver. Je l’ai vu à maintes re­prises de­puis des postes de tir mais aus­si de­puis le coeur de la traque. Voir ses ré­ac­tions est ex­tra­or­di­naire. Une belle bat­tue de san­glier, quel bon­heur !

Con­trai­re­ment à la ma­jo­ri­té des per­son­na­li­tés « chas­seurs », vous par­lez sans re­te­nue de votre pas­sion… Je le dis, et je le re­dis, je suis un chas­seur équi­table, je suis un chas­seur res­pon­sable et je ne ces­se­rai ja­mais de par­ler ou­ver­te­ment de cette pas­sion. Je suis res­pec­tueu­se­ment les lois, les rè­gle­ments ou les consignes des di­rec­teurs de chasse. Je ne suis pas un ti­reur à tout prix. La chasse est pour moi une fa­çon de me rap­pro­cher de la na­ture et des tra­di­tions. Je ne suis pas contre les an­ti­chasse, mais qu’ils ne viennent pas m’em­bê­ter sur ce su­jet.

Quelles ré­flexions vous ins­pire la chasse d’au­jourd’hui ?

J’ai eu la chance de chas­ser dans beau­coup d’en­droits, ce qui me donne des élé­ments de com­pa­rai­son. Je m’aper­çois ain­si que la France est tou­jours, pour un cer­tain nombre d’es­pèces au moins, un très beau pays de chasse. A contra­rio, je suis triste de voir, par exemple, l’état de san­té des po­pu­la­tions de per­drix grises. Je sais que de mul­tiples tra­vaux sont en cours pour sa sau­ve­garde. Je pense que la chasse de de­main passe iné­vi­ta­ble­ment par l’ac­cu­mu­la­tion des don­nées scien­ti­fiques et par des pré­lè­ve­ments rai­son­nés et adap­tés. Chas­ser ne si­gni­fie pas tout dé­truire. Je ne cesse de le ré­pé­ter. pro­pos re­cueillis par Phi­lippe Aille­ry

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